Guêpes au jardin : pourquoi elles sont plus utiles qu’on ne le pense

À la fin de l’été, une guêpe qui tourne autour d’un verre de jus ou d’un fruit mûr devient vite indésirable. Pourtant, pendant une grande partie de la saison, ces insectes jouent un rôle écologique que l’on remarque beaucoup moins : ils chassent d’autres insectes, nourrissent leurs larves avec des proies et participent ainsi à la régulation naturelle de nombreuses populations d’arthropodes.

INRAE rappelle que plusieurs guêpes prédatrices, notamment les Polistes et d’autres Vespidés, capturent chenilles et larves et peuvent être considérées comme des auxiliaires.

Toutes les guêpes ne vivent cependant pas de la même façon. Certaines forment des colonies sociales organisées autour d’une reine et d’ouvrières. D’autres sont solitaires : chaque femelle construit son propre nid et chasse des proies pour ses larves. D’autres encore sont parasitoïdes et pondent dans ou sur d’autres insectes.

Comprendre ces différences permet de mieux apprécier les guêpes utiles jardin, mais aussi d’adopter les bons gestes lorsqu’un nid se trouve trop près d’un lieu de passage ou lorsque les ouvrières deviennent très présentes autour des repas en fin d’été.

Sommaire

  1. Une guêpe n’est pas seulement un insecte qui pique
  2. Pourquoi les guêpes sont utiles au jardin
  3. Quelles proies capturent-elles ?
  4. Guêpes sociales et guêpes solitaires : quelles différences ?
  5. Le rôle particulier des guêpes parasitoïdes
  6. Pourquoi voit-on davantage de guêpes à la fin de l’été ?
  7. Pourquoi recherchent-elles les aliments sucrés ?
  8. Les guêpes sont-elles importantes pour la pollinisation ?
  9. Comment cohabiter avec elles au jardin ?
  10. Que faire face à un nid ?
  11. Les erreurs à éviter
  12. Idées reçues
  13. FAQ
  14. Conclusion

Une guêpe n’est pas seulement un insecte qui pique

Le mot « guêpe » regroupe une diversité considérable d’Hyménoptères.

Dans la vie quotidienne, il désigne surtout les guêpes sociales jaunes et noires du genre Vespula, les Polistes et quelques espèces apparentées.

Mais la majorité des espèces d’Hyménoptères ne vivent pas dans de grandes colonies. L’Opie rappelle que beaucoup sont solitaires ou parasitoïdes, les formes véritablement sociales ne représentant qu’une partie de cette diversité.

Cette distinction est essentielle.

Une petite guêpe solitaire observée sur une fleur n’a pas le même comportement qu’une ouvrière de Vespula germanica défendant l’entrée d’un nid souterrain.

De nombreuses guêpes solitaires sont même très peu susceptibles de piquer une personne si elles ne sont pas manipulées. Des guides entomologiques consacrés aux espaces verts insistent sur le caractère discret de ces espèces et sur leurs petits nids individuels.

Pourquoi les guêpes sont-elles utiles au jardin ?

Leur rôle de prédateurs est l’un des plus importants.

Les adultes de nombreuses guêpes sociales recherchent des proies riches en protéines pour nourrir leurs larves.

Ces proies peuvent être :

  • chenilles ;
  • larves de différents insectes ;
  • mouches ;
  • petits arthropodes ;
  • insectes rencontrés dans la végétation.

INRAE cite précisément les Polistes parmi les guêpes prédatrices capables de capturer des chenilles et d’autres larves, ce qui leur confère un rôle d’auxiliaires des cultures.

D’autres Vespidés ont également une fonction prédatrice importante. Dans les ressources INRAE consacrées à la vigne, les guêpes et frelons sont présentés comme des auxiliaires du fait de leur prédation.

Une régulation, pas une extermination

Il ne faut toutefois pas présenter les guêpes comme une solution miraculeuse contre les ravageurs.

Elles ne ciblent pas uniquement les insectes considérés comme nuisibles par le jardinier.

Elles chassent ce qui est disponible.

Leur intérêt écologique réside plutôt dans le fait qu’elles ajoutent une pression prédatrice supplémentaire au sein du réseau alimentaire.

Un jardin riche en prédateurs est souvent plus stable qu’un espace où l’on cherche à supprimer tous les insectes dès leur apparition.

Quelles proies capturent les guêpes sociales ?

La réponse dépend de l’espèce.

Les Polistes sont bien connus pour chasser différentes chenilles et larves.

Les guêpes du genre Vespula capturent elles aussi de nombreux insectes.

Une ouvrière saisit la proie, peut la découper ou la mâcher, puis rapporte une portion riche en protéines au nid.

Cette nourriture est destinée principalement aux larves.

Les adultes, quant à eux, consomment surtout des liquides riches en glucides.

Cette différence de régime entre larves et adultes explique en grande partie le changement de comportement observé à la fin de l’été.

Les guêpes solitaires : de petites chasseuses discrètes

Beaucoup de guêpes solitaires ne construisent pas de nid collectif.

Chaque femelle prépare elle-même une ou plusieurs cellules.

Elle capture ensuite des proies qu’elle immobilise et place dans le nid comme réserve alimentaire pour sa descendance.

L’Opie décrit par exemple les Sphécoïdes comme des guêpes solitaires ou fouisseuses qui chassent des proies pour nourrir leurs larves.

Selon les groupes, les proies peuvent être très spécialisées :

  • pucerons ;
  • chenilles ;
  • araignées ;
  • criquets ;
  • mouches ;
  • autres insectes.

Ces guêpes passent souvent totalement inaperçues.

Une petite zone de terre nue, un vieux mur comportant des cavités ou certaines tiges creuses peuvent accueillir des espèces solitaires sans provoquer les nuisances associées à une grande colonie sociale.

Les guêpes parasitoïdes : des auxiliaires encore plus discrets

Il existe une autre catégorie très importante : les guêpes parasitoïdes.

Elles ne capturent pas forcément une proie pour la transporter.

La femelle pond directement dans ou sur un autre insecte.

La larve du parasitoïde se développe ensuite aux dépens de l’hôte, qu’elle finit généralement par tuer.

INRAE souligne que plusieurs de ces guêpes sont utilisées comme auxiliaires en lutte biologique.

Certaines sont minuscules.

Les parasitoïdes de pucerons, par exemple, peuvent être très spécialisés. Les Aphidiinae se développent précisément aux dépens de pucerons.

Des guêpes déjà utilisées en agriculture

Les trichogrammes constituent un exemple bien connu.

Ces micro-guêpes pondent dans les œufs de certains Lépidoptères et sont utilisées en biocontrôle pour empêcher le développement de chenilles ravageuses. INRAE documente depuis longtemps cette utilisation.

Le mot « guêpe » désigne donc aussi des auxiliaires mesurant parfois moins d’un millimètre, très loin de l’image de la guêpe jaune autour de la table.

Guêpes sociales : comment fonctionne une colonie ?

Chez de nombreuses espèces sociales tempérées, la colonie est annuelle.

Une femelle fécondée passe l’hiver seule.

Au printemps, elle cherche un site favorable et commence la construction d’un nid.

Elle produit les premières ouvrières.

Lorsque celles-ci deviennent actives, elles prennent progressivement en charge :

  • agrandissement du nid ;
  • recherche de nourriture ;
  • défense ;
  • alimentation des larves.

La reine peut alors consacrer davantage de ressources à la ponte.

INRAE rappelle que chez les Vespidés sociaux des régions tempérées, les colonies sont généralement annuelles et que seule la femelle fécondée destinée à devenir reine passe l’hiver.

Cette organisation explique pourquoi les nids prennent progressivement de l’importance au fil de l’été.

Pourquoi les guêpes semblent-elles envahir le jardin en fin d’été ?

C’est l’un des comportements les plus mal compris.

Au printemps et au début de l’été, les ouvrières passent beaucoup de temps à rechercher des protéines pour les larves.

Les larves produisent également des sécrétions riches en sucres consommées par les adultes.

La colonie fonctionne alors comme un échange :

les ouvrières apportent des protéines aux larves, et les larves fournissent en retour une source énergétique aux ouvrières.

À mesure que la fin de saison approche, la production de nouvelles larves diminue.

Les ouvrières adultes ont toujours besoin de glucides, mais une partie de la nourriture sucrée disponible dans le nid devient moins abondante.

Elles se tournent davantage vers les ressources extérieures.

C’est pourquoi fruits mûrs, boissons sucrées, confitures et desserts deviennent particulièrement attractifs.

INRAE signale justement que les guêpes deviennent très présentes dans les cultures fruitières lorsque fruits et baies arrivent à maturité.

Les fruits mûrs changent aussi la disponibilité alimentaire

La fin de l’été correspond également à une période où de nombreuses sources de sucre deviennent accessibles :

  • raisins ;
  • poires ;
  • prunes ;
  • pommes abîmées ;
  • fruits tombés ;
  • jus issus de fruits blessés ;
  • miellat produit par certains insectes.

INRAE note que le miellat produit par certains pucerons attire lui aussi les guêpes, en plus des fourmis, abeilles et mouches.

À cette période, la rencontre entre activités humaines et recherche alimentaire des guêpes devient donc beaucoup plus fréquente.

Cela ne signifie pas nécessairement que les guêpes sont devenues « agressives ».

Elles sont simplement plus nombreuses autour de ressources que nous consommons également.

Pourquoi une guêpe insiste-t-elle autour d’une table ?

Elle cherche généralement une ressource alimentaire.

Boissons sucrées, viande, poisson, fruits ou aliments riches en protéines peuvent attirer certaines espèces selon la période.

Une guêpe qui inspecte une assiette n’est pas automatiquement en train de préparer une attaque.

Le risque augmente surtout lorsque l’on tente de la frapper, de l’écraser ou de la coincer.

Les mouvements brusques à proximité du nid sont encore plus problématiques, car les guêpes sociales défendent leur colonie.

Les guêpes participent-elles à la pollinisation ?

Oui, mais leur rôle est souvent moins médiatisé que celui des abeilles.

De nombreuses guêpes adultes visitent les fleurs pour consommer du nectar.

Lors de ces déplacements, elles peuvent transporter du pollen.

INRAE mène d’ailleurs des inventaires de pollinisateurs incluant les guêpes aux côtés des abeilles solitaires et des papillons.

Toutes les espèces n’ont cependant pas la même efficacité pollinisatrice.

Il vaut mieux considérer la pollinisation comme l’un de leurs rôles possibles, en complément de leur fonction de prédateurs et parasitoïdes.

Comment favoriser les guêpes utiles sans créer de problème ?

Il n’est pas nécessaire d’attirer volontairement une grande colonie de Vespula près d’une terrasse.

L’objectif est plutôt de conserver un jardin capable d’accueillir naturellement une diversité de guêpes solitaires, parasitoïdes et prédatrices.

Laisser des fleurs accessibles

Les adultes de nombreuses espèces ont besoin de nectar.

Les fleurs simples et facilement accessibles sont particulièrement utiles aux petits Hyménoptères.

Un jardin comportant plusieurs périodes de floraison offre des ressources plus longtemps.

Évitez donc les massifs constitués uniquement de fleurs très doubles dont les nectaires sont difficiles à atteindre.

Conserver quelques zones naturelles

De nombreuses espèces solitaires nichent :

  • dans le sol ;
  • dans des cavités ;
  • dans des tiges ;
  • dans le bois ;
  • dans des murs.

Un jardin totalement bétonné ou couvert de géotextile offre beaucoup moins de possibilités.

Les guides consacrés aux insectes des espaces verts soulignent notamment l’importance des zones de sol nu pour plusieurs guêpes et abeilles solitaires.

Éviter les insecticides inutiles

Un insecticide destiné à éliminer une chenille peut également toucher ses prédateurs ou parasitoïdes.

INRAE considère justement ces ennemis naturels comme des auxiliaires essentiels en protection intégrée des cultures.

Préserver les guêpes signifie donc éviter de traiter systématiquement dès qu’un insecte apparaît.

Comment cohabiter avec les guêpes en sécurité ?

La première règle consiste à distinguer une guêpe en recherche de nourriture d’un nid installé dans un endroit sensible.

Une guêpe isolée sur une fleur ne nécessite généralement aucune intervention.

Un nid situé directement dans une porte, un coffre de volet ou près d’une zone fréquentée par de jeunes enfants demande davantage de prudence.

À table : réduire l’attractivité

Pendant les repas extérieurs :

  • couvrez les boissons ;
  • utilisez de préférence des contenants permettant de voir l’intérieur ;
  • ne laissez pas de fruits très mûrs ouverts pendant des heures ;
  • nettoyez rapidement les coulures sucrées ;
  • ramassez les fruits tombés très abîmés près des zones de passage.

Les canettes sont particulièrement problématiques : une guêpe peut y entrer sans être visible.

Vérifiez toujours avant de boire directement au goulot.

Éviter les gestes brusques

Frapper une guêpe avec la main augmente le risque de piqûre.

Si elle se pose sur la table, laissez-la repartir ou éloignez lentement l’aliment qui l’attire.

Souffler fortement sur l’animal ou essayer de l’écraser n’améliore pas la situation.

Que faire lorsqu’un nid est découvert ?

La réponse dépend de l’emplacement.

Un petit nid de Polistes situé dans une zone peu fréquentée peut parfois rester en place sans poser de problème.

Un nid de guêpes sociales très proche d’une entrée, d’un passage obligatoire ou d’un lieu fréquenté demande une évaluation plus prudente.

N’approchez pas votre visage de l’entrée.

N’obstruez pas brutalement le trou.

Ne versez pas de liquide inflammable ou de produit improvisé dans le nid.

Lorsqu’une intervention est réellement nécessaire, notamment si des personnes allergiques ou vulnérables sont exposées, il est préférable de faire appel à un professionnel compétent.

Piqûres : quand le risque devient sérieux

Pour la plupart des personnes, une piqûre isolée provoque surtout douleur et réaction locale.

Mais certaines situations peuvent être graves, notamment :

  • allergie connue aux venins d’Hyménoptères ;
  • réaction générale ;
  • piqûres multiples ;
  • piqûre à l’intérieur de la bouche ou de la gorge.

Ces situations relèvent d’une prise en charge médicale rapide.

La meilleure stratégie au jardin reste donc la prévention : observer, identifier et éviter de provoquer une colonie.

Les erreurs qui créent plus de problèmes

Détruire toutes les guêpes rencontrées

Vous éliminez également des prédateurs et parasitoïdes utiles.

Solution : intervenez uniquement lorsqu’il existe un risque réel.

Installer systématiquement des pièges à guêpes

Les pièges non sélectifs peuvent capturer différents insectes et n’éliminent pas nécessairement la cause de l’attraction.

Solution : privilégiez la suppression des sources de nourriture près des zones de vie.

Écraser une guêpe près du nid

Les colonies sociales défendent activement leur site.

Solution : éloignez-vous calmement.

Boucher l’entrée d’un nid actif

Des ouvrières peuvent chercher une autre sortie, parfois vers l’intérieur d’un bâtiment.

Solution : ne condamnez jamais un nid actif sans stratégie adaptée.

Confondre guêpe solitaire et grande colonie sociale

Une guêpe fouisseuse isolée dans un carré de terre nue n’a pas le même niveau de risque qu’un nid contenant de nombreuses ouvrières.

Solution : identifiez le comportement avant de décider.

Idées reçues sur les guêpes

« Les guêpes ne servent à rien »

Faux.

INRAE documente clairement leur rôle comme prédateurs de chenilles, larves et autres insectes, ainsi que celui des guêpes parasitoïdes dans la lutte biologique.

« Toutes les guêpes vivent en colonie »

Faux.

Beaucoup sont solitaires et certaines sont parasitoïdes. L’Opie rappelle que la majorité des Hyménoptères ne correspond pas au modèle de la grande colonie sociale.

« Toutes les guêpes sont agressives »

Non.

Le comportement varie fortement selon l’espèce et la situation.

Les guêpes solitaires sont souvent très discrètes et peu susceptibles de piquer.

Les espèces sociales deviennent surtout défensives lorsqu’une personne approche ou perturbe leur nid.

« En fin d’été, elles deviennent méchantes »

C’est une mauvaise interprétation.

Le cycle de la colonie change, tandis que les adultes recherchent davantage de ressources sucrées à l’extérieur.

La maturation des fruits rend également ces ressources particulièrement abondantes.

« Les guêpes ne pollinisent pas »

Faux.

Elles visitent des fleurs pour consommer du nectar et peuvent contribuer au transport du pollen. INRAE les inclut dans certains inventaires de pollinisateurs.

« Un nid doit toujours être détruit »

Non.

L’emplacement et le niveau de risque doivent guider la décision.

Une colonie située loin des zones fréquentées peut parfois accomplir tout son cycle sans intervention.

FAQ sur les guêpes utiles au jardin

Les guêpes mangent-elles les chenilles du potager ?

Certaines oui. Les Polistes notamment capturent des chenilles et d’autres larves pour nourrir leur descendance. INRAE les classe parmi les insectes prédateurs utiles.

Quelle différence entre une guêpe sociale et une guêpe solitaire ?

Une guêpe sociale vit dans une colonie organisée comportant reine et ouvrières. Une femelle solitaire construit et approvisionne généralement elle-même son propre nid sans colonie comparable.

Pourquoi y a-t-il beaucoup plus de guêpes en août et septembre ?

Les colonies sociales atteignent une taille importante et, à mesure que leur cycle évolue, les ouvrières recherchent davantage de sucres à l’extérieur. Les fruits mûrs deviennent également abondants à cette période.

Les guêpes sont-elles utiles contre les pucerons ?

Certaines guêpes prédatrices peuvent consommer de petits insectes, tandis que de nombreuses micro-guêpes parasitoïdes s’attaquent directement aux pucerons. Les Aphidiinae constituent précisément un groupe spécialisé dans leur parasitisme.

Faut-il retirer un nid de guêpes du jardin ?

Pas systématiquement. Si le nid se trouve loin des passages et ne crée aucun risque particulier, il peut parfois rester en place jusqu’à la fin naturelle de la colonie. Un nid situé dans une zone très fréquentée doit être évalué avec davantage de prudence.

Comment empêcher les guêpes de venir sur la table ?

Couvrez boissons et aliments, nettoyez rapidement les liquides sucrés et évitez de laisser des fruits très mûrs ou des déchets alimentaires à proximité. Une fois présentes, évitez les gestes brusques.

Conclusion

Les guêpes utiles jardin sont beaucoup plus nombreuses et diversifiées que ne le laisse penser l’image classique d’un insecte jaune et noir tournant autour d’une boisson sucrée.

Certaines espèces sociales capturent chenilles et larves pour nourrir leurs jeunes. INRAE reconnaît notamment les Polistes et d’autres Vespidés comme des prédateurs pouvant jouer un rôle d’auxiliaires des cultures.

D’autres espèces sont solitaires.

Elles construisent de petits nids et capturent parfois des proies très spécifiques pour leur descendance.

D’autres encore sont parasitoïdes. Elles se développent aux dépens de pucerons, chenilles, œufs ou larves de nombreux insectes. Certaines de ces micro-guêpes sont même utilisées volontairement en lutte biologique.

La mauvaise réputation des guêpes vient surtout de quelques espèces sociales et d’une période particulière de leur cycle.

À la fin de l’été, les colonies sont importantes et les ouvrières trouvent moins de ressources sucrées issues des larves. Elles recherchent donc davantage fruits mûrs, boissons et autres aliments riches en glucides. La coïncidence avec nos repas extérieurs explique une grande partie des conflits.

La bonne stratégie n’est donc ni de les idéaliser ni de vouloir toutes les éliminer.

Dans les massifs, sur les fleurs et autour du potager, laissez les guêpes solitaires et prédatrices accomplir leur rôle.

Près d’une table, couvrez les aliments et les boissons.

Autour d’un nid, gardez vos distances et évitez les vibrations ou mouvements brusques.

Et lorsqu’un nid se situe réellement dans un emplacement dangereux, privilégiez une intervention adaptée plutôt qu’une méthode improvisée.

Cohabiter avec les guêpes revient finalement à reconnaître une réalité simple : l’insecte qui nous dérange pendant quelques semaines peut avoir passé une grande partie de l’été à capturer d’autres insectes dans le jardin.

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