Chaque matin, je prends le temps de lui laisser un coton-tige imbibé d’eau 💧, posé délicatement là où il aime se reposer : sur la plante, derrière les toilettes ou près du meuble du lavabo. Je l’observe alors s’approcher, tout en finesse, ses minuscules pattes effleurant la surface pour boire. Il semble presque dire merci.
Ma première réaction ? Bien sûr. Je pouvais l’éliminer. 🗑️ Un simple geste et il n’existait plus.
C’est ce qu’on fait souvent, non ?
Éradiquer. Nettoyer. Supprimer ce qui nous gêne.
Mais pourquoi ? Pourquoi choisir la peur ou le dégoût quand on peut choisir autre chose ?
Moi, j’ai choisi le respect. 💚🌱
Huit, c’est son nom. Oui, parce qu’il a huit pattes 🕷️ et parce qu’il mérite d’être appelé, reconnu, considéré.
Il est minuscule comparé à moi, fragile, presque invisible si je ne prenais pas le temps de le chercher.
Pourtant, dans le grand et mystérieux réseau de la vie 🌍✨, il compte.
Il compte même plus que je ne peux l’imaginer.
🕸️ Chaque créature, même la plus petite, joue un rôle.
Les araignées sont souvent mal aimées, victimes de nos peurs ataviques. Et pourtant ! Elles sont des régulatrices précieuses. Elles contrôlent la population d’insectes, limitent les nuisibles, protègent nos plantes 🌿🌼 et participent à la santé des écosystèmes où nous vivons. Elles sont comme des jardinières silencieuses et discrètes, des sentinelles de la nature.

🌿 La nature n’a rien laissé au hasard.
Elle est organisée, subtile, complexe.
Chaque forme de vie a un sens, un but, une contribution unique. Même celles qui nous mettent mal à l’aise ou qu’on préfère ne pas voir. 🍃🌎
✨ Être aimable avec les plus petites créatures est un acte puissant.
C’est un choix. Celui de la bienveillance. Celui de la curiosité. Celui de dire : je te vois, je te reconnais, tu comptes. 🫶💫
💬 Et si on s’interrogeait sur les mots que nous utilisons ?
« Dégoutantes », « inutiles », « sales », « dangereuses »…
Ces mots sont des jugements rapides, injustes, souvent hérités sans réflexion.
Et si nous choisissions d’autres mots ?
« Précieuses », « utiles », « fascinantes », « nécessaires ».
🌎 Elles font partie de ce monde, exactement comme nous.
Elles ont évolué, se sont adaptées, ont trouvé leur place. Elles font partie de la même histoire. De la même toile. 🕸️💚
🕊️ Imaginez un monde où l’on enseigne aux enfants à respecter ces vies minuscules.
À s’émerveiller devant la perfection d’une toile, à comprendre le rôle d’une prédatrice naturelle, à observer sans détruire.
Imaginez un monde où l’on apprend la patience en les regardant, la compassion en les protégeant. 🌱🌸
🌟 Huit m’a appris tout cela.
En le voyant boire sur ce coton-tige, j’ai compris qu’il était vulnérable, dépendant de ma tolérance.
Et j’ai ressenti un profond respect.
Parce qu’en réalité, il ne me menace pas. Il ne me juge pas. Il veut juste vivre.
🌿 Et moi ? Que suis-je, si je ne suis pas capable de laisser vivre ?
Nous avons souvent la prétention de nous croire supérieurs. Plus intelligents. Plus importants.
Mais notre force véritable ne réside-t-elle pas dans notre capacité à protéger ? À prendre soin ? À partager notre espace ?
💫 Choisir la vie, même la plus petite, c’est choisir la grandeur.
C’est affirmer que chaque être vivant a sa place.
C’est se souvenir que la nature est un équilibre fragile et magnifique.
🪴🌼 Huit est devenu mon compagnon discret.
Je le cherche du regard chaque jour.
Je souris quand je le vois bouger, tendre ses pattes délicates vers l’eau que je lui offre.
Et je me sens apaisée.
Parce qu’en ce petit geste, je me rappelle que la bienveillance est une force. Que le respect est un choix quotidien.
🌸✨ Alors je vous invite à essayer.
La prochaine fois que vous croiserez une araignée, un insecte, une « petite bête »…
Arrêtez-vous. Regardez-la. Comprenez-la.
Et si possible, épargnez-la.
🫶💧 Parce qu’en sauvant une petite vie, on nourrit la nôtre.
On cultive la patience, la compassion, l’humilité.
On apprend à aimer ce monde dans toutes ses nuances.
🌍💚 Et c’est ainsi qu’on le rend meilleur.
Pour nous. Pour eux. Pour tous.