Petite silhouette grise, museau très allongé, déplacements rapides dans les feuilles mortes : une musaraigne aperçue dans un jardin est souvent prise pour une souris.
Pourtant, les deux animaux sont très différents.
Les souris appartiennent aux rongeurs. Les musaraignes appartiennent aux Eulipotyphles, un groupe de mammifères comprenant notamment les musaraignes, les taupes et les hérissons. Elles sont avant tout prédatrices de petits invertébrés et possèdent une physiologie adaptée à une vie particulièrement intense.
Chez certaines espèces, notamment la Musaraigne carrelet (Sorex araneus) et la Musaraigne pygmée (Sorex minutus), le métabolisme est si élevé que l’animal doit rechercher de la nourriture à intervalles très rapprochés, de jour comme de nuit. La Mammal Society indique par exemple que la Musaraigne carrelet doit généralement manger toutes les deux à trois heures et peut consommer quotidiennement l’équivalent de 80 à 90 % de son poids corporel.
Cette activité permanente fait de la musaraigne un minuscule prédateur particulièrement important dans les réseaux alimentaires du jardin.
Elle chasse insectes, larves, araignées, cloportes, petits mollusques et vers selon les espèces et les ressources disponibles.
Elle ne ronge pas vos légumes comme un campagnol, ne stocke pas les graines comme une souris et ne mérite certainement pas d’être éliminée simplement parce qu’elle ressemble à un petit rongeur.
Sommaire
- Une musaraigne n’est pas une souris
- Pourquoi son métabolisme est-il si élevé ?
- Pourquoi doit-elle manger aussi souvent ?
- Que mange réellement une musaraigne ?
- Comment chasse-t-elle ?
- Est-elle active toute la journée ?
- Quel rôle joue-t-elle dans le jardin ?
- Les musaraignes sont-elles utiles contre les ravageurs ?
- Quels habitats leur sont favorables ?
- Comment éviter de les mettre en danger ?
- Pourquoi les chats tuent-ils parfois les musaraignes sans les manger ?
- Idées reçues
- FAQ
- Conclusion
Une musaraigne n’est pas une souris
La confusion est extrêmement fréquente.
Les deux animaux sont petits, possèdent une fourrure grise ou brune et se déplacent rapidement près du sol.
Mais quelques secondes d’observation suffisent souvent à voir la différence.
Un museau beaucoup plus allongé
La caractéristique la plus évidente de la musaraigne est son museau très pointu.
Il forme une sorte de petite trompe mobile utilisée pour explorer les feuilles, la terre et les interstices.
Ses yeux sont généralement beaucoup plus petits que ceux d’une souris.
Les oreilles sont également souvent moins apparentes.
Des dents différentes
Une souris possède les grandes incisives caractéristiques des rongeurs.
Elles poussent continuellement et servent à ronger.
La musaraigne possède au contraire une dentition de petit prédateur adaptée à la capture et au broyage d’animaux.
Elle ne doit donc pas être classée parmi les rongeurs.
La Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères place les différentes musaraignes françaises parmi les petits mammifères insectivores étudiés séparément des rongeurs.
Pourquoi le métabolisme des musaraignes est-il si élevé ?
La petite taille possède un coût physiologique important.
Un animal minuscule présente une très grande surface corporelle par rapport à son volume.
Il perd donc proportionnellement beaucoup de chaleur vers son environnement.
Pour maintenir une température corporelle compatible avec la vie d’un mammifère actif, il doit produire continuellement de l’énergie.
Cette énergie vient principalement de la nourriture.
La Mammal Society explique que la Musaraigne carrelet présente un métabolisme exceptionnellement élevé en raison notamment de cette difficulté à conserver la chaleur. Elle peut rester active jour et nuit, interrompant son activité par de courtes périodes de repos avant de repartir chercher de la nourriture.
Un cœur extrêmement rapide
Cette physiologie s’accompagne d’un système cardiovasculaire particulièrement actif.
Chez la Musaraigne carrelet, la fréquence cardiaque peut devenir extraordinairement élevée. Mais plutôt que d’utiliser un chiffre spectaculaire comme caractéristique générale de toutes les musaraignes françaises, il vaut mieux retenir le principe : leur organisme fonctionne à un rythme très rapide par rapport à celui de mammifères beaucoup plus grands.
Pourquoi doit-elle manger aussi souvent ?
Chez certaines petites espèces, les réserves énergétiques disponibles sont limitées.
Elles ne peuvent donc pas simplement prendre un gros repas le matin puis rester inactives pendant toute la journée.
La Musaraigne carrelet doit chercher de la nourriture à intervalles de quelques heures. La Mammal Society indique qu’elle doit généralement manger toutes les deux à trois heures.
La Musaraigne pygmée présente une contrainte encore plus spectaculaire : son métabolisme rapide impose lui aussi des prises alimentaires très fréquentes et elle peut consommer quotidiennement une masse de nourriture supérieure à son propre poids corporel.
Pas une règle identique pour toutes les espèces
Le mot « musaraigne » rassemble de nombreuses espèces.
La France possède notamment plusieurs espèces de Sorex, de Crocidura et de Neomys.
Leur taille, leur habitat et leur régime alimentaire diffèrent.
Il faut donc éviter de transformer les chiffres mesurés chez une espèce en loi universelle applicable à chaque musaraigne rencontrée dans un jardin.
Le principe commun reste cependant clair : leur petite taille et leur activité prédatrice entraînent des besoins énergétiques élevés.
Un organisme qui stocke peu d’énergie
Les travaux consacrés à Sorex araneus ont également montré que cette espèce stocke relativement peu de graisse utilisable sur une longue période.
La Mammal Society rapporte que les réserves lipidiques de la Musaraigne carrelet peuvent être métabolisées en quelques heures.
Cette particularité explique pourquoi l’animal dépend autant d’une recherche alimentaire régulière.
Il fonctionne davantage comme un moteur alimenté presque continuellement que comme un mammifère capable de constituer de grandes réserves.
Une adaptation étonnante pour passer l’hiver
Le froid pose un problème particulier.
Plus la température descend, plus maintenir un petit corps chaud devient énergétiquement coûteux.
Chez certaines musaraignes à dents rouges, dont la Musaraigne carrelet, les chercheurs ont documenté un phénomène remarquable appelé phénomène de Dehnel.
Pendant l’hiver, certains organes et même la taille globale du corps diminuent, puis augmentent de nouveau à l’approche de la saison de reproduction.
Cette réduction permet probablement de diminuer une partie des besoins énergétiques pendant la période la plus difficile. La Mammal Society cite cette adaptation comme l’une des caractéristiques les plus étonnantes des musaraignes du genre Sorex.
Que mange une musaraigne ?
On la qualifie traditionnellement d’insectivore.
Le terme reste utile, mais le régime réel est généralement plus varié que les seuls insectes.
La Musaraigne carrelet peut notamment consommer :
- insectes ;
- larves ;
- vers de terre ;
- petites limaces ;
- petits escargots ;
- autres invertébrés.
La Musaraigne pygmée consomme notamment coléoptères, cloportes et divers petits invertébrés.
Les musaraignes à dents blanches du genre Crocidura possèdent également un régime dominé par les invertébrés. La Crocidure musette peut consommer cloportes, escargots, limaces, araignées, vers et chenilles.
Certaines proies sont étonnamment grandes
Une musaraigne n’est pas simplement un ramasseur de minuscules insectes morts.
C’est un prédateur.
La Musaraigne carrelet peut s’attaquer à des vers de terre dont la longueur dépasse largement celle de son propre corps.
Elle mord, immobilise puis consomme progressivement sa proie.
Comment trouve-t-elle ses proies ?
La vue ne constitue pas son sens principal.
Les petits yeux de nombreuses espèces sont relativement peu adaptés à une exploration uniquement visuelle.
La musaraigne utilise surtout :
- odorat ;
- vibrisses ;
- toucher ;
- audition.
Son long museau est constamment en mouvement.
Les vibrisses situées autour de la face permettent de détecter des objets et probablement des proies dans des espaces où la lumière est faible.
La Mammal Society indique également que certaines musaraignes sont capables de produire des ultrasons utilisés pour explorer leur environnement, même si ce système reste beaucoup moins spécialisé que l’écholocation des chauves-souris.
Une chasse entre les feuilles et sous le sol
Une couche de feuilles mortes peut paraître vide.
Pour une musaraigne, elle constitue un véritable terrain de chasse.
Sous les feuilles vivent :
- coléoptères ;
- larves ;
- araignées ;
- cloportes ;
- vers ;
- petits mollusques.
L’animal avance rapidement dans cette structure et inspecte les interstices avec son museau.
Certaines espèces peuvent également localiser des proies légèrement enfouies dans le sol.

La musaraigne dort-elle vraiment si peu ?
Elle dort, mais son rythme ne correspond pas forcément à une longue période continue comme chez l’être humain.
Chez les espèces ayant les besoins énergétiques les plus élevés, activité, chasse, alimentation et courtes périodes de repos alternent tout au long du jour et de la nuit.
La Musaraigne carrelet est active aussi bien le jour que la nuit.
Certaines espèces de Crocidura peuvent être davantage actives pendant la nuit. La Petite Crocidure, par exemple, est décrite comme plutôt nocturne.
Une musaraigne aperçue en plein jour n’est donc pas automatiquement malade.
Quel rôle joue la musaraigne dans un jardin ?
La première fonction est celle de prédateur.
En consommant de nombreux invertébrés, elle participe aux relations alimentaires du sol et de la végétation basse.
Elle chasse aussi bien des espèces que le jardinier considère parfois comme indésirables que d’autres organismes parfaitement neutres ou utiles.
Il est donc préférable d’éviter de la présenter comme une « exterminatrice naturelle des ravageurs ».
Elle ne travaille pas pour le potager.
Elle recherche simplement ce qu’elle peut manger.
Un maillon du réseau alimentaire
La musaraigne est elle-même une proie.
Parmi ses prédateurs figurent notamment :
- chouettes ;
- hiboux ;
- certains rapaces diurnes ;
- renards ;
- mustélidés ;
- chats domestiques.
La Musaraigne carrelet fait notamment partie du régime de la Chouette hulotte et de l’Effraie des clochers.
Elle transfère donc l’énergie des petits invertébrés vers des prédateurs plus grands.
C’est un rôle écologique aussi important que sa propre prédation.
La musaraigne est-elle utile contre les limaces ?
Elle peut consommer de petites limaces.
Certaines espèces mangent aussi escargots, chenilles et différents arthropodes.
Mais promettre qu’une musaraigne débarrassera un potager des limaces serait trompeur.
Son régime dépend de ce qu’elle rencontre.
Une population de limaces ne sera pas nécessairement contrôlée par la simple présence de quelques musaraignes.
Le meilleur moyen de comprendre son utilité consiste à la considérer comme un prédateur naturel contribuant à la diversité fonctionnelle du jardin.
Un jardin accueillant pour les musaraignes
Les musaraignes recherchent avant tout des zones où elles peuvent trouver des proies et rester protégées des conditions extrêmes.
Selon les espèces, les milieux favorables comprennent :
- haies ;
- herbes ;
- boisements ;
- lisières ;
- végétation dense ;
- bois mort ;
- amas de branchages ;
- feuilles mortes.
La Petite Crocidure peut notamment utiliser des terriers d’autres petits mammifères et circuler sous les troncs tombés ou les tas de branchages.
Conserver des feuilles sous les haies
Il n’est pas nécessaire de laisser toutes les feuilles sur une pelouse.
Mais sous une haie ou dans un coin tranquille, une couche de litière crée un habitat pour de nombreux invertébrés.
En préservant les proies, vous préservez indirectement leurs prédateurs.
Garder un peu de bois mort
Un petit tas de branches ou quelques morceaux de bois posés au sol créent :
- refuges ;
- humidité ;
- abris pour les invertébrés ;
- passages protégés.
Ils peuvent ainsi être exploités par différentes espèces de petits mammifères.
Préserver les haies
Une haie dense offre une couverture végétale continue et une grande quantité de microhabitats.
La Musaraigne musette, par exemple, fréquente notamment haies, prairies, boisements et terres cultivées.
Éviter les pesticides inutiles
Un insecticide n’élimine pas uniquement des insectes que le jardinier juge problématiques.
Il réduit également les ressources alimentaires des insectivores.
Une forte diminution des invertébrés signifie moins de nourriture pour :
- musaraignes ;
- hérissons ;
- oiseaux insectivores ;
- lézards ;
- amphibiens.
Favoriser les prédateurs naturels tout en supprimant leur nourriture est contradictoire.
Attention aux pièges destinés aux souris
La ressemblance entre les deux groupes peut devenir dangereuse.
Un piège mécanique ou collant installé contre des souris peut capturer une musaraigne.
Avant d’engager une lutte contre un petit mammifère, identifiez donc correctement le problème.
Une musaraigne observée dans un garage ou près d’un abri n’implique pas automatiquement une infestation de rongeurs.
Pourquoi les chats tuent-ils parfois des musaraignes sans les manger ?
C’est une observation fréquente.
Un chat peut attraper une musaraigne puis l’abandonner.
La Mammal Society explique que la Musaraigne carrelet possède des glandes dont les sécrétions rendent sa peau désagréable au goût pour certains prédateurs. Elle peut donc être tuée puis délaissée.
Cela explique pourquoi on retrouve parfois une musaraigne morte presque intacte dans un jardin fréquenté par un chat.
Ce n’est pas nécessairement la preuve d’un empoisonnement.
Toutes les musaraignes possèdent-elles du venin ?
Non.
C’est une autre généralisation à éviter.
Certaines espèces de musaraignes possèdent une salive contenant des substances permettant d’immobiliser certaines proies.
La Musaraigne aquatique fait partie des espèces européennes connues pour cette particularité et peut capturer des proies relativement grandes, notamment de petits vertébrés.
Mais toutes les musaraignes ne doivent pas être présentées comme des mammifères venimeux.
Et celles que l’on rencontre couramment au jardin ne représentent pas un danger important pour l’être humain lorsqu’on les laisse tranquilles.
Idées reçues sur la musaraigne
« C’est une souris avec un museau pointu »
Faux.
Les souris sont des rongeurs.
Les musaraignes appartiennent à un groupe complètement différent de mammifères insectivores.
Leur dentition, leur alimentation et leur physiologie diffèrent fortement.
« Elle mange les légumes du potager »
Ce n’est pas son régime principal.
Les musaraignes recherchent surtout des invertébrés.
Une racine ou un légume grignoté est beaucoup plus susceptible d’avoir été attaqué par un rongeur, un mollusque ou un autre organisme qu’une musaraigne insectivore.
« Elle doit manger exactement toutes les deux heures sinon elle meurt »
C’est trop catégorique.
Certaines espèces très petites ont effectivement besoin de s’alimenter à intervalles de quelques heures. Pour la Musaraigne carrelet, la Mammal Society donne environ deux à trois heures. Mais il ne faut pas transformer cette valeur en règle absolue pour toutes les espèces et toutes les conditions.
« Elle ne dort jamais »
Faux.
Elle se repose, mais les espèces à métabolisme élevé alternent courtes périodes de sommeil et épisodes de recherche alimentaire durant le jour et la nuit.
« Une musaraigne dans la maison signifie qu’il faut poser du poison à souris »
Non.
Il faut d’abord identifier l’animal et comprendre comment il est entré.
Les traitements contre les rongeurs ne doivent jamais être utilisés automatiquement contre un animal insectivore qui s’est simplement égaré.
Comment distinguer rapidement souris et musaraigne ?
Observez d’abord la tête.
Musaraigne
Museau très long et pointu.
Petits yeux.
Oreilles souvent peu visibles.
Corps relativement fuselé.
Mouvements rapides d’exploration du sol.
Souris
Museau plus court.
Grands yeux.
Oreilles nettement visibles.
Incisives de rongeur.
Intérêt marqué pour graines et autres aliments végétaux.
Cette distinction évite beaucoup d’erreurs.
FAQ sur la musaraigne au jardin
Pourquoi la musaraigne doit-elle manger aussi souvent ?
Sa petite taille entraîne des pertes de chaleur importantes par rapport à son volume et son métabolisme est très élevé. Chez certaines espèces comme la Musaraigne carrelet, cela impose des prises alimentaires toutes les deux à trois heures.
Combien mange une musaraigne chaque jour ?
Cela dépend fortement de l’espèce. La Musaraigne carrelet peut consommer environ 80 à 90 % de son poids corporel quotidiennement, tandis que la Musaraigne pygmée peut dépasser son propre poids en nourriture. Ces chiffres ne doivent pas être généralisés à toutes les musaraignes.
Que mange une musaraigne dans le jardin ?
Principalement des invertébrés : insectes, larves, vers de terre, araignées, cloportes et petits mollusques selon l’espèce.
Est-elle dangereuse pour les plantes ?
Elle ne se comporte pas comme un campagnol ou une souris granivore. Son alimentation est principalement animale. Elle ne doit donc pas être considérée comme un ravageur classique du potager.
Comment favoriser les musaraignes ?
Conservez des haies, de la végétation basse, quelques feuilles mortes, du bois et des tas de branches dans les zones tranquilles. Limitez les pesticides qui réduisent leurs proies.
Une musaraigne peut-elle vivre dans un compost ?
Elle peut fréquenter les environs d’un compost riche en invertébrés ou utiliser certains refuges proches, mais il ne faut pas confondre cela avec les vers spécialisés du lombricompostage. La musaraigne recherche principalement des proies animales.
Conclusion
La musaraigne jardin est un animal que l’on remarque rarement, mais dont la physiologie est parmi les plus extraordinaires de nos petits mammifères.
Sa petite taille constitue à la fois son avantage et sa contrainte.
Elle peut se glisser entre les herbes, sous les feuilles et dans les minuscules passages où vivent ses proies.
Mais ce petit corps perd rapidement de la chaleur.
Pour maintenir son activité, certaines espèces doivent donc consommer de la nourriture presque continuellement. La Musaraigne carrelet, l’une des espèces européennes les mieux étudiées, doit généralement manger toutes les deux à trois heures et peut consommer quotidiennement une masse correspondant à une grande partie de son poids.
Cette énergie sert à alimenter une existence extrêmement active.
Jour et nuit, elle recherche insectes, larves, araignées, cloportes, vers et petits mollusques.
Ce comportement fait d’elle un véritable prédateur du monde miniature qui se cache au niveau du sol.
Au jardin, elle participe donc aux réseaux alimentaires naturels.
Elle consomme certains animaux considérés comme ravageurs, tout en devenant elle-même une proie pour les chouettes, rapaces et différents carnivores.
Sa présence ne doit pas être interprétée comme celle d’une souris à éliminer.
Une musaraigne n’est pas un rongeur et ne possède pas le même régime alimentaire.
Pour favoriser ces petits mammifères, la méthode la plus efficace consiste simplement à maintenir un peu de complexité dans le jardin : une haie, des feuilles sous les arbustes, quelques branches, du bois mort et suffisamment d’invertébrés.
Éviter les pesticides inutiles est tout aussi important.
Un jardin sans insectes ne peut pas nourrir durablement un mammifère qui doit repartir chasser quelques heures seulement après son dernier repas.
La prochaine fois qu’un petit animal au museau pointu traverse rapidement les feuilles mortes, regardez-le donc avant de conclure qu’une souris vient d’arriver.
Vous observez peut-être l’un des mammifères au rythme de vie le plus intense du jardin.