Retournez délicatement une motte de terre humide au printemps. Si plusieurs vers apparaissent entre les racines et les agrégats, vous observez bien davantage que de simples habitants du potager.
Les lombrics participent activement à la transformation du sol.
En creusant leurs galeries, en ingérant de la terre et des matières organiques puis en produisant leurs déjections, ils modifient physiquement et biologiquement leur environnement. Ils contribuent à la porosité, au mélange de la matière organique et au fonctionnement des communautés microbiennes.
INRAE rappelle que les organismes du sol, dont les vers de terre, façonnent directement les sols et contribuent à leurs fonctions.
C’est ce rôle qui vaut aux lombrics le qualificatif d’« ingénieurs de l’écosystème ».
Pour le jardinier, leur présence constitue aussi un indice particulièrement intéressant. Un sol riche en matière organique, suffisamment humide, peu perturbé et bien couvert offre généralement un environnement plus favorable aux lombrics qu’un sol compacté, régulièrement retourné en profondeur et pauvre en nourriture.
Mais compter quelques vers ne suffit pas à diagnostiquer toute la fertilité d’un terrain. Il faut apprendre à observer leur diversité, leurs galeries, la structure du sol et l’évolution de leurs populations au fil du temps.
Sommaire
- Pourquoi les lombrics sont-ils si importants ?
- Tous les vers de terre font-ils le même travail ?
- Comment les lombrics aèrent-ils le sol ?
- Quel est leur rôle dans la matière organique ?
- Améliorent-ils réellement la fertilité ?
- Lombrics et infiltration de l’eau
- Quelles pratiques favorisent leurs populations ?
- Qu’est-ce qui fait disparaître les lombrics ?
- Comment observer les vers de terre dans son jardin ?
- Peut-on évaluer la santé du sol grâce à eux ?
- Idées reçues
- FAQ
- Conclusion
Pourquoi les lombrics sont-ils importants pour un sol ?
Un sol n’est pas un simple mélange de sable, d’argile et de matière organique.
C’est un système vivant.
Il abrite bactéries, champignons, nématodes, arthropodes, racines et une multitude d’autres organismes qui interagissent avec les propriétés physiques et chimiques du milieu.
Les lombrics figurent parmi les organismes les plus visibles de cet écosystème.
La Chambre d’agriculture les classe parmi les « ingénieurs physiques » du sol en raison notamment de leur capacité à créer de la porosité, fragmenter les résidus organiques et faciliter les échanges d’eau et d’air.
Leur action ne remplace cependant pas les racines, les champignons ou les bactéries.
La fertilité biologique résulte du fonctionnement de toute cette communauté.
Tous les lombrics ne vivent pas de la même manière
Parler du « ver de terre » au singulier masque une diversité importante.
En agronomie, les lombrics sont souvent répartis en trois grandes catégories écologiques : épigés, endogés et anéciques. Cette classification simplifie une diversité biologique plus complexe, mais elle aide à comprendre leurs fonctions.
Les épigés : spécialistes de la surface
Les épigés vivent principalement dans les matières organiques présentes au-dessus ou très près de la surface.
On peut les rencontrer dans :
- feuilles mortes ;
- paillis ;
- résidus végétaux ;
- compost.
Ils participent fortement à la fragmentation des matières végétales.
Ils ouvrent ainsi la voie à d’autres organismes capables de poursuivre leur décomposition.
Les endogés : habitants du sol
Les endogés vivent davantage dans les horizons minéraux.
Ils ingèrent de la terre contenant de la matière organique et creusent principalement des galeries au sein du sol.
Leur activité participe à la formation et à la transformation des agrégats.
Les anéciques : constructeurs de galeries profondes
Les anéciques réalisent des galeries plus verticales reliant la surface aux horizons plus profonds.
Ils peuvent venir chercher des résidus organiques en surface et les entraîner vers leurs galeries.
Cette activité contribue à mettre en relation la litière superficielle et le sol minéral.
Un sol contenant plusieurs groupes fonctionnels offre donc une diversité d’activités supérieure à un sol où une seule catégorie domine.
Comment les lombrics aèrent-ils le sol ?
En se déplaçant, ils creusent.
Ce processus paraît banal, mais les conséquences sont considérables à l’échelle du sol.
INRAE a même enregistré acoustiquement l’activité de lombrics et montré que les sons produits étaient principalement associés au creusement de nouvelles galeries pendant l’expérience.
Ces galeries créent des macropores.
Elles peuvent favoriser :
- la circulation de l’air ;
- l’infiltration de l’eau ;
- la pénétration de certaines racines ;
- les déplacements d’autres organismes.
Il serait toutefois incorrect d’affirmer que les lombrics « décompactent » automatiquement n’importe quel sol.
Un terrain soumis à des passages répétés d’engins lourds peut devenir tellement compacté que l’activité biologique elle-même est pénalisée.
Les lombrics contribuent à la structure. Ils ne compensent pas indéfiniment une mauvaise gestion physique du terrain.
Leur rôle dans la matière organique
Une feuille morte déposée sur le sol ne devient pas directement un nutriment utilisable par une plante.
Elle doit être fragmentée puis transformée par de nombreux organismes.
Les lombrics participent à cette chaîne.
Ils ingèrent des mélanges de matières organiques et minérales, puis rejettent des déjections appelées turricules.
Le passage dans leur tube digestif transforme physiquement la matière et interagit avec les communautés microbiennes.
Des recherches INRAE récentes soulignent que différentes espèces de vers peuvent modifier de manière distincte la transformation de la matière organique et les fonctions du sol.
C’est une raison supplémentaire pour ne pas résumer leur rôle à une simple phrase du type « les vers fabriquent de l’engrais ».
Ils participent à un processus collectif de décomposition et de recyclage.
Le lombric rend-il le sol plus fertile ?
Il peut contribuer à la fertilité, mais ce mot doit être correctement compris.
La fertilité ne correspond pas uniquement à la quantité d’azote disponible à un instant donné.
Elle comprend également :
- structure ;
- porosité ;
- disponibilité en eau ;
- matière organique ;
- activité microbienne ;
- disponibilité des nutriments ;
- capacité des racines à explorer le terrain.
En agissant sur plusieurs de ces éléments, les lombrics participent au fonctionnement général du sol.
INRAE indique que leur utilisation comme indicateurs de fertilité et de perturbations liées aux activités humaines est relativement bien documentée.
Cela ne signifie pas qu’ajouter artificiellement des vers dans une terre dégradée suffira à restaurer sa fertilité.
Il faut améliorer leur habitat.
Lombrics et infiltration de l’eau
Les galeries peuvent constituer des voies préférentielles pour l’eau.
Les anéciques, avec leurs conduits relativement verticaux, sont particulièrement intéressants dans ce fonctionnement.
Les Chambres d’agriculture associent les galeries de lombrics à la porosité et aux échanges d’eau et d’air dans le sol.
Mais là encore, le résultat dépend du contexte.
Texture, structure, couverture végétale, pente, compaction et quantité de matière organique influencent également fortement l’infiltration.
Un jardinier doit donc observer les lombrics comme un élément parmi plusieurs autres.
Quelles pratiques favorisent les lombrics ?
Pour avoir davantage de vers, il faut d’abord leur fournir nourriture et habitat.
1. Conserver de la matière organique à la surface
Feuilles mortes, résidus végétaux et paillis constituent des ressources alimentaires importantes pour plusieurs espèces.
Un sol continuellement nu offre beaucoup moins de nourriture.
Vous pouvez utiliser :
- feuilles mortes ;
- compost mûr ;
- résidus végétaux sains ;
- paillage adapté ;
- couverts végétaux.
Les Chambres d’agriculture associent les apports organiques et les couverts permanents à des effets favorables sur la vie du sol.
2. Composter et restituer de la matière organique
Le compost ne sert pas uniquement à fournir des nutriments aux plantes.
Il constitue également une source de matière organique pour le système biologique.
Les Chambres d’agriculture rappellent que la matière organique labile alimente directement une partie de la chaîne trophique du sol.
Il ne faut cependant pas surcharger le terrain.
Les apports doivent être adaptés aux cultures et à l’état du sol.
3. Réduire les perturbations profondes inutiles
Le travail du sol affecte les lombrics de plusieurs façons.
Il peut :
- détruire directement certains individus ;
- couper des galeries ;
- enfouir brutalement leurs ressources ;
- modifier température et humidité ;
- perturber leurs habitats.
Les travaux rassemblés par INRAE montrent que les groupes fonctionnels ne répondent pas tous de la même manière, mais le travail intensif et profond du sol peut avoir un effet négatif important sur les populations.
Dans un petit potager, cela ne signifie pas qu’il faut interdire toute intervention.
Une fourche-bêche utilisée sans retournement complet peut par exemple ameublir localement un terrain tout en perturbant moins ses horizons qu’un retournement profond systématique.
4. Maintenir une couverture végétale
Les racines vivantes modifient le sol et fournissent des ressources au réseau biologique.
Couverts végétaux, engrais verts et cultures diversifiées permettent de réduire les longues périodes de sol nu.
Les Chambres d’agriculture classent les couverts permanents, rotations diversifiées et restitutions organiques parmi les pratiques favorables à la vie du sol.
5. Éviter le tassement
Marcher continuellement sur les planches cultivées ou travailler avec un engin lourd lorsque le sol est humide réduit la porosité.
Au potager, la solution est simple :
créez des allées permanentes et évitez de marcher sur les zones cultivées.
Les racines et les organismes disposent ainsi d’une structure moins perturbée.
6. Maintenir une humidité raisonnable
Les lombrics ont besoin d’humidité.
Lorsque le sol devient très sec, leur activité diminue fortement et certaines espèces descendent vers des horizons plus protégés ou entrent dans des phases de moindre activité.
À l’inverse, un sol saturé en eau pendant longtemps manque d’oxygène.
L’objectif reste donc un terrain structuré capable de conserver de l’humidité tout en drainant les excès.
Quelles pratiques peuvent faire diminuer les populations ?
Le travail du sol intensif
Le labour ou retournement profond répété est l’une des perturbations les mieux documentées.
Les études INRAE indiquent notamment que les réponses dépendent des groupes écologiques, mais que les lombrics peuvent être touchés directement ou par la destruction de leur habitat.
Le sol constamment nu
Retirer systématiquement tous les résidus signifie retirer une partie de leur nourriture.
Une surface nue subit aussi davantage les variations de température et le dessèchement.
Les pesticides
Les effets dépendent évidemment de la substance, de la dose et de l’exposition.
Il est donc incorrect de dire que tous les produits ont exactement le même impact.
Mais les Chambres d’agriculture placent globalement l’usage de produits phytosanitaires parmi les pressions susceptibles d’avoir un effet négatif sur la vie du sol.
Au jardin, utilisez donc les traitements seulement lorsqu’ils sont réellement justifiés et conformément aux usages autorisés.
Le tassement
Une terre compacte comporte moins d’espace pour circuler et moins d’oxygène.
Cela peut simultanément gêner les lombrics, les racines et de nombreux autres organismes.
Comment observer les lombrics dans son jardin ?
Vous n’avez pas besoin d’un laboratoire.
Un simple test à la bêche peut déjà fournir une information intéressante.
Choisissez une période où le sol est humide mais non saturé et où les températures ne sont pas extrêmes.
Prélevez une motte de dimensions similaires à chaque observation.
Déposez-la sur une bâche et séparez-la délicatement.
Notez :
- nombre de lombrics ;
- tailles différentes ;
- couleurs et morphologies différentes ;
- présence de gros individus ;
- galeries visibles ;
- turricules en surface.
Les Chambres d’agriculture utilisent justement le comptage de vers par test à la bêche comme indicateur pratique d’activité biologique.
Comment rendre le test réellement utile ?
Le plus important est de standardiser votre méthode.
Comparer :
un prélèvement en février après plusieurs jours de pluie
avec
un prélèvement en août après trois semaines de sécheresse
n’a presque aucun sens.
L’activité et la position des lombrics changent avec l’humidité et la température.
Pour suivre votre jardin, choisissez donc chaque année :
- la même saison ;
- des conditions d’humidité proches ;
- une surface comparable ;
- une profondeur comparable ;
- plusieurs endroits du jardin.
Vous pourrez alors observer une tendance.
Si, après plusieurs années de paillage, réduction du travail du sol et apports organiques raisonnés, vous voyez davantage de galeries, de turricules et de lombrics, cette évolution constitue une information beaucoup plus utile qu’un comptage isolé.
Combien de lombrics faut-il trouver pour avoir un « bon sol » ?
Il n’existe pas un chiffre universel valable pour tous les jardins.
C’est un point essentiel.
Les populations naturelles dépendent fortement :
- du type de sol ;
- du climat ;
- du pH ;
- de l’humidité ;
- de l’usage du terrain ;
- de la quantité de matière organique ;
- des espèces présentes.
INRAE souligne d’ailleurs que l’interprétation des indicateurs biologiques nécessite des référentiels adaptés au contexte. Son expertise récente sur la qualité des sols utilise une cinquantaine d’indicateurs plutôt qu’un seul critère universel.
Un sol sableux sec et un sol limoneux frais ne doivent donc pas être jugés selon le même nombre brut de vers.
Les lombrics peuvent-ils vraiment indiquer la santé du sol ?
Oui, à condition de comprendre ce qu’ils indiquent.
Leur abondance et leur diversité réagissent notamment :
- au travail du sol ;
- à la matière organique ;
- à l’humidité ;
- aux perturbations de leur habitat.
C’est pourquoi ils sont utilisés comme indicateurs biologiques dans différents diagnostics.
Mais la santé du sol englobe aussi des éléments qu’un comptage de lombrics ne mesure pas directement.
Par exemple :
- pH ;
- contamination éventuelle ;
- teneurs en nutriments ;
- structure profonde ;
- salinité ;
- capacité de rétention en eau ;
- biodiversité microbienne.
Le meilleur diagnostic associe donc observation des lombrics, test de structure et analyses physico-chimiques lorsqu’elles sont nécessaires.
Idées reçues sur les lombrics
« Tous les vers de terre font exactement le même travail »
Faux.
Épigés, endogés et anéciques utilisent différentes parties du sol et remplissent des fonctions distinctes.
« Couper un lombric en deux produit deux vers »
Non.
Un lombric coupé ne devient pas deux individus complets.
Selon l’endroit de la blessure et l’espèce, une partie peut éventuellement survivre, mais une section importante du corps provoque généralement la mort.
Ne coupez donc jamais volontairement les vers.
« Il suffit d’acheter des lombrics et de les jeter dans le potager »
Ce n’est pas une bonne stratégie.
Si le sol est trop sec, compacté, fréquemment retourné ou pauvre en matière organique, introduire artificiellement des vers ne corrige pas les causes du problème.
Améliorez l’habitat et laissez les populations adaptées recoloniser naturellement lorsque cela est possible.
« Plus il y a de lombrics, meilleur est forcément le sol »
C’est trop simple.
Une forte activité est généralement encourageante, mais la qualité du sol ne peut être évaluée avec un seul organisme. INRAE recommande une approche multi-indicateurs.
« Les turricules sont mauvais pour la pelouse »
Les petits amas de terre déposés à la surface sont simplement le résultat de l’activité des lombrics.
Ils montrent que de la matière est transportée et transformée.
Dans un jardin, cette activité fait partie du fonctionnement normal d’un sol vivant.
FAQ sur le rôle du lombric dans le sol
Les lombrics aèrent-ils réellement la terre ?
Oui. En creusant des galeries, ils créent de la porosité qui contribue aux échanges d’air et à la circulation de l’eau. L’importance exacte dépend néanmoins des espèces présentes et de la structure initiale du sol.
Pourquoi ai-je très peu de vers dans mon potager ?
Sécheresse, manque de matière organique, travail intensif du sol, tassement ou caractéristiques naturelles du terrain peuvent l’expliquer. Observez le jardin sur plusieurs saisons avant de tirer une conclusion.
Le paillage favorise-t-il les vers de terre ?
Il peut créer des conditions favorables en apportant de la matière organique et en limitant le dessèchement de la surface. Le résultat dépend toutefois du matériau, de l’épaisseur et des conditions du sol. Les apports organiques et la couverture permanente sont globalement associés à une activité biologique favorable.
Faut-il retourner la terre pour aider les lombrics ?
Non. Un travail profond et répété peut au contraire perturber leurs galeries et toucher directement certaines populations. Un travail réduit du sol est généralement plus favorable.
Peut-on mesurer la fertilité uniquement en comptant les lombrics ?
Non. Leur abondance et leur diversité constituent des indicateurs biologiques utiles, mais doivent être combinées à d’autres observations ou analyses pour évaluer correctement un sol.
Quelle est la meilleure période pour les observer ?
Une période fraîche à douce, avec un sol humide mais non gelé et non saturé, facilite généralement les observations. L’important pour un suivi personnel est surtout de reproduire des conditions comparables d’une année sur l’autre. Les protocoles utilisés par les Chambres d’agriculture imposent eux aussi des conditions précises pour rendre les comptages comparables.
Conclusion
Le rôle du lombric dans le sol va bien au-delà de la simple décomposition de quelques feuilles mortes.
En creusant leurs galeries, les vers modifient la porosité.
En ingérant terre et matières organiques, ils participent à leur mélange et à leur transformation.
En produisant des turricules et en déplaçant les résidus végétaux, ils interagissent avec les communautés microbiennes qui assurent une grande partie du recyclage des nutriments.
Cette activité explique pourquoi les lombrics sont souvent qualifiés d’ingénieurs de l’écosystème.
Mais pour bénéficier de leurs services, le jardinier ne doit pas chercher à les « utiliser ».
Il doit surtout créer un environnement dans lequel ils peuvent vivre.
Conserver une couverture organique, restituer du compost ou des résidus adaptés, maintenir des racines vivantes, réduire les retournements profonds inutiles et éviter le tassement sont des moyens beaucoup plus efficaces que d’acheter des boîtes de vers. Les recommandations agronomiques convergent vers ces pratiques favorables à la vie du sol.
Les lombrics constituent également un excellent outil d’observation.
Retourner chaque année quelques mottes dans les mêmes conditions, compter les individus, regarder les galeries et observer les turricules permet de suivre l’évolution biologique du jardin sans matériel sophistiqué.
Il faut simplement éviter de transformer ce test en verdict absolu.
Un sol contenant beaucoup de vers peut présenter d’autres déséquilibres. Un terrain naturellement sec peut quant à lui héberger moins de lombrics sans être pour autant biologiquement « mort ».
C’est précisément la conclusion du travail récent d’INRAE sur les indicateurs de qualité des sols : leur état doit être apprécié grâce à plusieurs informations complémentaires.
Considérez donc le lombric comme un messager.
S’il trouve nourriture, humidité, refuges et une structure suffisamment préservée pour creuser, sa présence raconte quelque chose de positif sur le fonctionnement biologique du jardin.
Et pendant que nous observons quelques petits turricules en surface, sous nos pieds, des kilomètres de minuscules galeries continuent silencieusement à transformer le sol.
