Bouturer ses géraniums avant l’hiver pour ne jamais les perdre

Lorsque les nuits commencent à fraîchir, les géraniums de balcon sont souvent encore couverts de fleurs. Pourtant, c’est précisément à cette période qu’il est intéressant de penser à la saison suivante.

Une simple bouture prélevée en fin d’été peut devenir un nouveau plant capable de passer l’hiver à l’abri et de repartir au printemps.

Il faut toutefois commencer par une précision botanique. Les plantes vendues couramment sous le nom de « géraniums » pour les balconnières sont généralement des Pélargoniums, notamment des géraniums zonales et des géraniums-lierres. Ils ne doivent pas être confondus avec les véritables Geranium vivaces et rustiques du jardin.

Les Pélargoniums sont des plantes vivaces dans les climats suffisamment doux, mais ils supportent mal le gel. La Royal Horticultural Society recommande justement de prélever des boutures tendres en fin d’été pour produire de jeunes plants plus faciles à conserver pendant l’hiver.

Cette technique présente plusieurs avantages : elle permet de conserver une variété que l’on apprécie, prend beaucoup moins de place que l’hivernage de grosses jardinières et donne au printemps de jeunes plants déjà bien établis.

Sommaire

  1. Géranium ou Pélargonium : de quelle plante parle-t-on ?
  2. Pourquoi bouturer avant l’hiver ?
  3. Quelle est la meilleure période ?
  4. Comment choisir une bonne tige ?
  5. Guide pas à pas du bouturage
  6. Quel substrat utiliser ?
  7. Faut-il utiliser une hormone de bouturage ?
  8. Comment favoriser l’enracinement ?
  9. Comment hiverner les jeunes boutures ?
  10. Lumière, température et arrosage en hiver
  11. Comment préparer la reprise au printemps ?
  12. Les erreurs les plus courantes
  13. FAQ
  14. Conclusion

Géranium ou Pélargonium : une différence importante

Le nom « géranium » est utilisé depuis longtemps pour désigner les Pélargoniums cultivés sur les balcons.

Botaniquement, il s’agit pourtant de deux genres différents.

Les Geranium comprennent de nombreuses vivaces rustiques capables de passer l’hiver dehors dans les climats tempérés.

Les Pelargonium, eux, regroupent les plantes de balcon bien connues aux grandes inflorescences rouges, roses, blanches ou violettes.

Le Missouri Botanical Garden classe notamment Pelargonium × hortorum, le géranium zonal classique, comme une vivace tendre qui doit être protégée du froid dans les régions où l’hiver est marqué.

Dans cet article, le terme « géranium » sera donc utilisé au sens horticole courant, mais il s’agit bien du Pélargonium.

Pourquoi bouturer ses géraniums avant l’hiver ?

On pourrait simplement rentrer le pied mère.

C’est possible.

Mais une grosse jardinière demande beaucoup de place et peut être difficile à conserver correctement pendant plusieurs mois.

Le bouturage permet de remplacer un gros plant par plusieurs petites plantes compactes.

La RHS conseille précisément cette méthode : prélever des boutures en fin d’été, les laisser s’enraciner puis hiverner ces jeunes plants en intérieur dans un emplacement lumineux.

C’est également une forme de sécurité.

Si le vieux plant ne survit pas à l’hiver, les boutures permettent de conserver la variété.

L’Université du Minnesota recommande elle aussi de faire des boutures lorsqu’on souhaite hiverner des géraniums, notamment comme assurance contre la perte du pied d’origine.

Quelle est la meilleure période pour bouturer ?

La fin de l’été est particulièrement pratique.

À cette période :

  • les plantes sont encore en croissance ;
  • les pousses sont bien développées ;
  • les températures restent favorables à l’enracinement ;
  • il reste suffisamment de temps avant les premiers froids.

La RHS recommande explicitement de prendre des boutures de Pélargonium en fin d’été pour les hiverner ensuite sous protection.

Selon le climat, cela correspond généralement à la fin de l’été ou au tout début de l’automne.

Il vaut mieux raisonner en fonction de la météo que suivre une date fixe.

L’objectif est que les boutures aient commencé à produire des racines avant que la lumière et les températures ne diminuent fortement.

Comment choisir la bonne tige ?

Choisissez une pousse saine et vigoureuse.

Elle doit être :

  • sans tache suspecte ;
  • non desséchée ;
  • exempte de pourriture ;
  • suffisamment jeune ;
  • idéalement non fleurie.

Si la tige porte une fleur ou un bouton, retirez-les.

Une bouture possède peu de réserves et pas encore de système racinaire fonctionnel. Maintenir une floraison utilise de l’énergie alors que la priorité doit être la production de racines.

La technique générale recommandée pour les boutures tendres consiste à sélectionner une extrémité saine et non florifère.

Utiliser des outils propres

Un sécateur ou un couteau propre réduit les risques de transmettre des maladies d’une plante à une autre.

L’Université du Minnesota rappelle que les agents pathogènes microscopiques peuvent rester présents sur des outils apparemment propres et recommande leur nettoyage et leur désinfection.

Une lame affûtée produit également une coupe plus nette.

Évitez d’écraser la tige avec un outil émoussé.

Guide pas à pas pour bouturer un géranium

Étape 1 : préparer les pots

Utilisez de petits pots ou des alvéoles comportant des trous de drainage.

Remplissez-les d’un substrat léger et propre destiné au semis ou au bouturage.

Humidifiez légèrement avant de planter.

Le mélange doit être humide mais jamais saturé d’eau.

Étape 2 : prélever une extrémité saine

Coupez une pousse terminale vigoureuse.

Une bouture de quelques nœuds suffit.

Vous n’avez pas besoin d’une longue branche.

L’objectif est d’obtenir un petit plant compact qui perdra relativement peu d’eau pendant l’enracinement.

Étape 3 : effectuer une coupe nette

Recoupez proprement la base à proximité d’un nœud.

Le nœud correspond à la zone où une feuille s’insère sur la tige.

Retirez toute partie écrasée ou abîmée.

Travaillez rapidement afin d’éviter que la bouture se dessèche.

Étape 4 : enlever les feuilles inférieures

Supprimez les feuilles qui seraient enterrées dans le substrat.

Conservez quelques feuilles saines au sommet.

Une bouture couverte de nombreuses grandes feuilles perd davantage d’eau par transpiration.

À l’inverse, retirer toutes les feuilles empêche une partie de l’activité photosynthétique.

Il faut donc conserver un petit feuillage équilibré.

Étape 5 : retirer fleurs et boutons

Coupez toutes les inflorescences.

Même un bouton encore fermé doit être retiré.

Pendant les premières semaines, la priorité est l’enracinement, pas la floraison.

Étape 6 : créer un trou dans le substrat

Utilisez un crayon, un petit bâton ou votre doigt.

Cela permet d’insérer la tige sans endommager sa base.

Placez ensuite la partie inférieure dans le substrat.

Étape 7 : raffermir doucement

Rapprochez légèrement le mélange autour de la tige.

La bouture doit tenir debout.

Ne compactez pas fortement le substrat : les nouvelles racines ont également besoin d’air.

Étape 8 : arroser avec modération

Arrosez doucement pour assurer le contact entre la tige et le substrat.

Laissez ensuite l’excès d’eau s’écouler.

Ne laissez pas le petit pot constamment tremper dans une soucoupe remplie d’eau.

Quel substrat utiliser ?

Le principal objectif est d’obtenir un mélange suffisamment drainant.

Une terre de jardin lourde, surtout argileuse, est peu adaptée au bouturage en petit pot.

Elle peut devenir compacte et retenir trop d’eau.

Un terreau propre et léger destiné aux semis ou boutures est plus simple.

La RHS recommande des composts de multiplication adaptés pour les boutures tendres, avec maintien d’une humidité suffisante jusqu’à l’enracinement.

Le Pélargonium est particulièrement sensible aux excès d’eau pendant la mauvaise saison.

Le drainage doit donc rester une priorité.

Faut-il utiliser une hormone de bouturage ?

Ce n’est pas indispensable.

Les Pélargoniums sont relativement faciles à multiplier par bouture. L’Université du Minnesota les décrit également comme des plantes faciles à propager.

Une hormone peut éventuellement être utilisée conformément aux instructions du produit, mais elle ne compensera jamais :

  • une tige malade ;
  • un substrat détrempé ;
  • un manque de lumière ;
  • une température inadaptée.

Pour quelques boutures domestiques, une bonne technique suffit généralement.

Faut-il couvrir les boutures avec un sac plastique ?

Pas nécessairement pour les Pélargoniums.

Certaines boutures tendres apprécient une atmosphère très humide, mais les Pélargoniums supportent mal une humidité stagnante excessive.

Un environnement constamment fermé et couvert de condensation peut favoriser la pourriture.

Il vaut donc mieux maintenir le substrat légèrement humide et placer les boutures à l’abri du soleil brûlant plutôt que créer une mini-serre totalement étanche.

Une bonne circulation de l’air est particulièrement utile lorsque les températures commencent à baisser.

Où placer les boutures pendant l’enracinement ?

Choisissez un emplacement :

  • lumineux ;
  • protégé du soleil brûlant ;
  • à l’abri du vent ;
  • hors gel.

La lumière doit rester abondante.

Une pièce sombre produit des pousses longues et faibles.

L’Université du Minnesota explique que les plantes manquant de lumière deviennent étiolées : les tiges s’allongent, les entre-nœuds augmentent et le feuillage peut pâlir ou tomber.

Pendant l’enracinement, évitez cependant un soleil très intense derrière une vitre.

Comment savoir si la bouture est enracinée ?

Plusieurs signes apparaissent progressivement.

Le premier est souvent le maintien d’un feuillage ferme.

Ensuite, une nouvelle pousse peut commencer à se développer.

Lorsque la bouture est correctement enracinée, elle résiste également légèrement si vous tirez très doucement sur la tige.

Ne faites pas ce test continuellement.

Vous risquez de casser les jeunes racines.

Sur certaines boutures, des racines peuvent finir par apparaître au niveau des trous de drainage.

C’est alors un signe très clair.

Combien de temps faut-il attendre ?

La durée varie selon :

  • température ;
  • lumière ;
  • variété ;
  • état de la tige ;
  • substrat.

Pour les boutures tendres en général, la RHS indique qu’un enracinement peut se produire en quelques semaines lorsque les conditions sont favorables.

Il vaut mieux regarder l’état de la plante que compter un nombre exact de jours.

Comment hiverner les jeunes boutures ?

Une fois enracinées, elles doivent être conservées hors gel.

La RHS recommande un emplacement intérieur bien éclairé et des arrosages parcimonieux pendant l’hiver.

Une véranda hors gel, une serre froide suffisamment protégée ou une pièce claire et fraîche peuvent convenir.

L’objectif est de maintenir le plant vivant sans stimuler une croissance excessive.

La lumière est prioritaire

Un Pélargonium conservé dans une pièce chaude mais sombre s’étiole rapidement.

Les tiges deviennent longues, pâles et fragiles.

Choisissez donc l’endroit le plus lumineux disponible.

Une fenêtre bien exposée est préférable à un garage sombre.

Le Missouri Botanical Garden recommande lui aussi, pour l’hivernage des Pélargoniums en croissance, une fenêtre lumineuse et plutôt fraîche.

Faut-il beaucoup chauffer ?

Non.

Une température élevée encourage la croissance alors que la lumière hivernale est faible.

Le résultat peut être un plant très allongé.

Il est donc généralement préférable de conserver les jeunes Pélargoniums dans une ambiance fraîche mais strictement hors gel.

La priorité est la survie en bon état, pas la production de fleurs en janvier.

Comment arroser en hiver ?

Beaucoup moins qu’en été.

La RHS recommande explicitement des arrosages parcimonieux et conseille de laisser le compost sécher entre les apports pendant l’hivernage des jeunes Pélargoniums.

C’est probablement le point le plus important pour éviter les pertes.

En hiver :

  • croissance plus lente ;
  • température plus basse ;
  • évaporation réduite.

Un pot constamment humide favorise les problèmes racinaires et la pourriture.

Arrosez seulement lorsque le substrat a commencé à sécher.

Ne suivez pas un calendrier fixe du type « tous les trois jours ».

Touchez la terre et observez la plante.

Faut-il fertiliser pendant tout l’hiver ?

Pas fortement.

Un jeune Pélargonium hiverné avec peu de croissance n’a pas besoin d’une fertilisation intensive.

La RHS recommande de reprendre l’alimentation vers la fin de l’hiver lorsque la croissance recommence, avec un engrais équilibré utilisé conformément aux instructions du produit.

Pendant la période la plus sombre, priorité à la lumière et à la maîtrise de l’arrosage.

Inspecter régulièrement les plantes

Un plant rentré à l’intérieur peut apporter avec lui différents ravageurs.

Regardez régulièrement :

  • dessous des feuilles ;
  • jeunes pousses ;
  • tiges ;
  • surface du terreau.

Supprimez les feuilles mortes.

Évitez qu’elles restent à se décomposer sur le substrat.

Une surveillance régulière permet de détecter un problème avant qu’il ne se propage à toutes les boutures.

Que faire si les plants deviennent longs pendant l’hiver ?

Un léger allongement est fréquent lorsque la lumière diminue.

Si les pousses deviennent vraiment longues et faibles, la première question à poser est celle de l’éclairage.

Déplacez les pots vers un emplacement plus lumineux.

Une taille légère ou un pincement pourra ensuite aider à restaurer une silhouette plus compacte lorsque la croissance reprendra.

La RHS conseille justement de pincer les nouvelles pousses des jeunes Pélargoniums afin de favoriser une plante plus ramifiée.

La reprise au printemps

À la fin de l’hiver, les jours s’allongent.

Le Pélargonium commence à produire de nouvelles pousses plus vigoureuses.

C’est le moment de modifier progressivement les soins.

Étape 1 : reprendre l’arrosage

Augmentez légèrement les apports lorsque la croissance devient active.

Le substrat ne doit plus rester sec aussi longtemps qu’en plein hiver.

Mais gardez un bon drainage.

Étape 2 : recommencer la fertilisation

Lorsque la plante produit réellement de nouvelles feuilles, commencez une fertilisation légère et régulière selon les recommandations du produit utilisé.

La RHS situe cette reprise vers la fin de l’hiver.

Étape 3 : pincer les pousses

Pincez les extrémités trop longues afin de favoriser les ramifications latérales.

Un plant ramifié donnera généralement une plante plus compacte et davantage de tiges susceptibles de fleurir.

Étape 4 : rempoter si nécessaire

Si les racines remplissent complètement le pot, transférez le jeune Pélargonium dans un contenant légèrement plus grand.

Ne passez pas directement d’un très petit pot à une énorme jardinière humide.

Une augmentation progressive facilite la gestion de l’arrosage.

Étape 5 : acclimater avant de sortir

Un plant ayant passé plusieurs mois derrière une vitre n’est pas immédiatement préparé au soleil direct, au vent et aux variations de température.

Il faut l’endurcir progressivement.

Commencez par quelques heures dehors dans un emplacement abrité pendant les journées douces.

Augmentez progressivement la durée et l’exposition.

La RHS recommande également une acclimatation progressive des boutures élevées sous protection avant leur installation définitive à l’extérieur.

Ne sortez pas définitivement avant la fin du risque de gel

C’est essentiel.

Un beau soleil printanier ne garantit pas l’absence de gel nocturne.

Les Pélargoniums sont des plantes tendres.

Attendez que le risque de gel soit écarté dans votre région avant de les laisser définitivement dehors.

La date peut varier considérablement entre littoral méditerranéen, plaine et région de montagne.

Faut-il conserver aussi le pied mère ?

Oui si vous disposez de suffisamment de place.

Le Missouri Botanical Garden indique que les Pélargoniums peuvent également être hivernés comme plantes en pot dans un endroit intérieur lumineux et frais, avec moins d’arrosage.

Vous pouvez donc combiner les méthodes :

conserver le plus beau pied mère,

et produire plusieurs boutures comme assurance.

Si le pied mère décline, les jeunes plantes prennent le relais.

Les erreurs les plus courantes

Erreur 1 : attendre le premier gel

Une tige endommagée par le froid constitue un mauvais matériel de propagation.

Solution : prélevez vos boutures en fin d’été, bien avant les gelées.

Erreur 2 : choisir une tige malade

Les problèmes peuvent se transmettre au nouveau plant.

Solution : sélectionnez uniquement des pousses parfaitement saines.

Erreur 3 : conserver les fleurs

La bouture dépense inutilement ses réserves.

Solution : retirez fleurs et boutons.

Erreur 4 : laisser trop de feuillage

La perte d’eau devient importante avant la formation des racines.

Solution : retirez les feuilles inférieures et conservez un petit nombre de feuilles supérieures.

Erreur 5 : détremper le terreau

C’est l’une des causes classiques de pourriture.

Solution : substrat drainant et arrosage modéré.

Erreur 6 : hiverner dans une pièce sombre

Les tiges s’allongent et deviennent fragiles.

Solution : choisir l’emplacement le plus lumineux possible.

Erreur 7 : arroser comme en juillet

Les besoins hivernaux sont beaucoup plus faibles.

Solution : laisser le substrat sécher partiellement entre deux arrosages.

Erreur 8 : fertiliser fortement en plein hiver

Vous encouragez une croissance molle dans une période de faible lumière.

Solution : reprendre surtout la fertilisation lorsque les jours rallongent et que la croissance redevient active.

Erreur 9 : sortir brutalement les plants au printemps

Feuilles et pousses peuvent subir un stress important.

Solution : acclimater progressivement avant installation définitive.

FAQ sur le bouturage des géraniums en hiver

Quelle est la meilleure période pour bouturer un géranium avant l’hiver ?

La fin de l’été est particulièrement adaptée. La RHS recommande précisément de prélever des boutures de Pélargoniums à cette période pour les faire raciner puis les hiverner à l’abri.

Peut-on bouturer un géranium en automne ?

Oui tant que les plantes sont encore saines et en croissance et que vous pouvez ensuite fournir suffisamment de lumière et une température hors gel. Plus on attend, plus l’enracinement devient lent avec la baisse de lumière et de température.

Faut-il mettre les boutures dans l’eau ?

Le Pélargonium peut parfois former des racines dans l’eau, mais le bouturage directement dans un substrat léger permet d’obtenir des racines déjà adaptées à un milieu solide. Les références horticoles de la RHS privilégient cette méthode pour l’hivernage.

Faut-il couvrir les boutures avec du plastique ?

Ce n’est généralement pas nécessaire. Les Pélargoniums apprécient un substrat légèrement humide mais peuvent souffrir d’une atmosphère constamment détrempée et mal ventilée.

Où conserver les boutures pendant l’hiver ?

Dans un emplacement clair, frais et hors gel. Une fenêtre lumineuse, une véranda protégée ou une serre hors gel peuvent convenir.

À quelle fréquence arroser en hiver ?

Il n’existe pas une fréquence universelle. La RHS recommande d’arroser parcimonieusement et de laisser le substrat sécher entre les apports.

Conclusion

Bouturer géranium hiver est l’une des méthodes les plus simples pour conserver d’une année sur l’autre une variété de Pélargonium que l’on apprécie.

Au lieu d’essayer de faire entrer plusieurs grandes jardinières dans la maison, il suffit de prélever quelques pousses saines en fin d’été.

La RHS recommande précisément cette stratégie pour l’hivernage des Pélargoniums : bouturer en fin d’été, laisser les jeunes plantes s’enraciner puis les conserver pendant l’hiver dans un emplacement intérieur bien éclairé.

La technique est accessible.

Choisissez une tige saine et non fleurie.

Retirez les feuilles inférieures et les boutons.

Placez la base dans un substrat propre et drainant.

Maintenez une légère humidité pendant l’enracinement sans transformer le pot en milieu détrempé.

Une fois les racines installées, la priorité change.

Pendant l’hiver, donnez le maximum de lumière disponible et réduisez nettement les arrosages. La RHS recommande de laisser le compost sécher entre deux apports.

Évitez également une chaleur excessive associée à un manque de lumière : les plantes deviennent alors longues et fragiles. L’Université du Minnesota confirme que les géraniums manquant de lumière s’étiolent facilement.

À la fin de l’hiver, les jours rallongent.

La croissance reprend.

Augmentez progressivement l’arrosage, recommencez une fertilisation adaptée, pincez les pousses pour favoriser la ramification et rempotez lorsque les racines occupent correctement le contenant.

Puis vient la dernière étape : l’acclimatation.

Une jeune plante ayant passé plusieurs mois à l’abri ne doit pas être placée brutalement en plein soleil et laissée dehors lors d’une nuit froide. Habituez-la progressivement aux conditions extérieures et attendez que le risque de gel soit réellement écarté.

Avec cette méthode, quelques petites boutures prélevées avant l’automne peuvent devenir les nouvelles jardinières de l’année suivante.

Et si vous réalisez plusieurs boutures de chaque variété, vous disposez en plus d’une excellente assurance contre les pertes hivernales.

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