L’occultation : désherber une zone entière sans produit ni bêchage

Transformer une parcelle envahie d’herbes en future planche de culture ne signifie pas forcément sortir le motoculteur, retourner toute la terre ou utiliser un désherbant.

L’occultation propose une approche beaucoup plus passive : couvrir complètement le sol avec une bâche opaque pendant suffisamment longtemps pour priver les végétaux de lumière.

Les parties aériennes cessent alors de photosynthétiser. Les jeunes adventices s’épuisent progressivement et une grande partie de la végétation finit par mourir sous la couverture. Le CTIFL cite d’ailleurs l’occultation parmi les techniques préventives utilisées en maraîchage biologique pour maîtriser l’enherbement.

La méthode possède un autre intérêt lorsqu’on souhaite limiter le travail du sol. Une fois la bâche retirée, il est souvent possible d’implanter la culture avec très peu de perturbation mécanique, ce qui évite de faire remonter en surface une nouvelle réserve de graines d’adventices. Le Bulletin de santé du végétal d’Auvergne-Rhône-Alpes recommande précisément de travailler le moins possible le sol après occultation.

Mais l’occultation n’est pas instantanée.

Un mois peut être suffisant dans certaines conditions estivales, alors qu’une couverture hivernale peut demander plusieurs mois. Les vivaces à organes souterrains puissants exigent souvent encore davantage de patience.

Sommaire

  1. Qu’est-ce que l’occultation ?
  2. Occultation et solarisation : deux techniques différentes
  3. Pourquoi les adventices meurent-elles sous une bâche ?
  4. Quelle bâche utiliser ?
  5. Combien de temps faut-il couvrir ?
  6. Pourquoi les vivaces sont-elles plus difficiles ?
  7. Guide pas à pas
  8. Faut-il couper les herbes avant de bâcher ?
  9. Faut-il arroser avant la pose ?
  10. Que devient la végétation sous la bâche ?
  11. Comment intégrer l’occultation au jardin sur sol vivant ?
  12. Que faire après avoir retiré la bâche ?
  13. Les précautions importantes
  14. Les erreurs fréquentes
  15. FAQ
  16. Conclusion

Qu’est-ce que l’occultation au jardin ?

Le principe est très simple.

On recouvre totalement une zone avec un matériau suffisamment opaque pour empêcher la lumière d’atteindre la végétation.

Sans lumière, les plantes présentes sous la couverture ne peuvent plus assurer normalement leur photosynthèse.

Elles utilisent alors leurs réserves.

Les jeunes annuelles meurent relativement rapidement.

Les plantes plus robustes peuvent essayer de produire de nouvelles pousses, mais celles-ci restent sous la bâche et s’épuisent à leur tour.

Le BSV légumes d’Auvergne-Rhône-Alpes décrit l’occultation comme une méthode visant précisément à réduire le désherbage et les intrants grâce à l’absence de lumière.

Occultation et solarisation ne sont pas la même chose

La confusion est fréquente.

Dans les deux cas, le sol est couvert.

Mais le mécanisme recherché diffère.

Occultation

La bâche est opaque.

L’objectif principal est de bloquer la lumière.

Solarisation

Une couverture transparente est généralement utilisée afin de provoquer une forte augmentation de température dans les couches superficielles du sol.

Le BSV précise explicitement que l’occultation se distingue de la solarisation parce qu’elle ne repose pas principalement sur l’élévation de la température, mais sur l’absence de lumière.

Cette distinction est importante, car une bâche noire chauffée par le soleil peut évidemment modifier la température du sol, mais ce n’est pas le mécanisme fondamental recherché.

Pourquoi la technique fonctionne-t-elle ?

Une plante a besoin de lumière pour fabriquer les composés énergétiques nécessaires à son développement.

Lorsqu’une adventice déjà installée se retrouve complètement couverte, sa partie aérienne ne peut plus fonctionner normalement.

La plante tente parfois de produire de nouvelles pousses.

Celles-ci sont pâles et fragiles.

Si la couverture reste en place suffisamment longtemps, les réserves diminuent progressivement.

Les annuelles sont généralement les plus faciles à éliminer de cette manière.

Les vivaces possédant rhizomes, racines profondes ou autres organes de réserve sont plus résistantes.

L’occultation détruit-elle toutes les graines présentes dans le sol ?

Non.

C’est une limite essentielle.

La bâche peut empêcher certaines graines déjà proches de la surface de donner des adventices durables pendant la période de couverture.

Mais elle ne supprime pas entièrement la banque de graines présente dans le sol.

C’est précisément pourquoi le BSV conseille de travailler le moins possible le terrain une fois l’occultation terminée : retourner la terre peut ramener en surface de nouvelles graines capables de germer.

L’occultation ne « stérilise » donc pas la parcelle.

Elle permet surtout d’obtenir une surface propre pour démarrer la culture suivante.

Quelle bâche utiliser ?

Le critère numéro un est l’opacité.

Le BSV recommande notamment une bâche plastique opaque de type bâche d’ensilage et rappelle que la perméabilité, la thermicité et l’opacité du matériau influencent le comportement du système.

Une bâche robuste peut être réutilisée plusieurs saisons, ce qui réduit son coût et la quantité de déchets produite.

Dans une logique écologique, réutiliser longtemps un matériau déjà disponible est préférable à l’achat régulier de films jetables.

Toile tissée ou bâche totalement opaque ?

Ce n’est pas exactement la même chose.

Le BSV souligne qu’une toile hors-sol tissée peut laisser passer un peu de lumière et qu’elle n’est pas imperméable.

Elle peut parfaitement limiter les adventices dans de nombreuses situations, mais pour une véritable occultation destinée à épuiser une végétation existante, une couverture très opaque est généralement plus efficace.

Le choix dépend aussi du sol.

Une bâche imperméable posée longtemps sur une terre déjà saturée d’eau peut créer de mauvaises conditions d’aération.

Combien de temps faut-il laisser la bâche ?

Il n’existe pas une durée universelle.

Le BSV fournit cependant un repère pratique particulièrement utile :

  • environ un mois en été dans certaines situations ;
  • environ quatre à cinq mois en hiver ;
  • davantage en présence d’adventices vivaces.

Ces valeurs sont des ordres de grandeur professionnels, pas une minuterie exacte.

La durée dépend notamment de la température, de l’humidité, du type de sol, de la densité végétale et surtout des espèces présentes.

Pourquoi l’été est-il plus rapide ?

Pendant la belle saison, les plantes sont physiologiquement actives.

Sous une bâche, elles continuent donc d’utiliser rapidement leurs réserves sans pouvoir les reconstituer grâce à la lumière.

Les températures plus élevées accélèrent également de nombreux processus biologiques.

En plein hiver, la végétation consomme beaucoup moins d’énergie.

L’épuisement prend donc davantage de temps.

C’est pourquoi une planche que l’on souhaite cultiver au printemps peut être bâchée plusieurs mois auparavant.

Les vivaces demandent davantage de patience

Chiendent, liseron, potentille, orties et autres vivaces disposant d’importantes réserves souterraines peuvent produire de nouvelles pousses après une première période de couverture.

Des retours d’expérience du réseau Maraîchage Sol Vivant montrent justement l’utilisation de bâches d’ensilage sur des zones comportant des vivaces et la capacité du liseron à ressortir par certains trous de plantation.

Cela ne signifie pas que l’occultation est inutile.

Cela signifie qu’il faut adapter les attentes.

Une vivace installée depuis des années possède parfois suffisamment de réserves pour survivre à une occultation courte.

Guide pas à pas pour désherber par occultation

Étape 1 : observer la zone

Avant de couvrir, identifiez grossièrement ce qui pousse.

Une végétation composée principalement d’annuelles tendres sera beaucoup plus simple à gérer qu’un massif de liseron ou de chiendent établi.

Repérez également :

  • pierres ;
  • branches pointues ;
  • tuyaux ;
  • jeunes arbres à conserver ;
  • plantes vivaces souhaitées.

La bâche ne fait pas la différence entre une adventice et une plante que vous aimez.

Étape 2 : coucher la végétation

Si la zone contient des herbes hautes, couchez-les ou fauchez-les.

Il n’est généralement pas nécessaire d’arracher toutes les racines.

Une végétation aplatie facilite la pose et réduit le risque de perforer la bâche.

Si les plantes sont simplement basses, vous pouvez souvent couvrir directement.

Étape 3 : humidifier si le sol est extrêmement sec

L’humidité favorise l’activité biologique sous la couverture.

Si le terrain est desséché depuis longtemps, un arrosage préalable peut être utile.

En revanche, ne bâchez pas volontairement un sol déjà saturé d’eau avec une couverture totalement imperméable.

Le BSV avertit qu’une bâche imperméable sur un sol excessivement humide peut favoriser une fermentation anaérobie.

Étape 4 : dérouler la bâche

Couvrez toute la surface.

Prévoyez un léger débordement au-delà de la zone envahie.

Une bordure insuffisante permet aux herbes périphériques de recevoir de la lumière et de progresser sous la couverture.

Étape 5 : supprimer tous les passages de lumière

C’est essentiel.

Le BSV recommande de bien tendre et plaquer la bâche afin que les adventices ne voient pas la lumière.

Si plusieurs morceaux sont nécessaires, faites-les largement se chevaucher.

Étape 6 : lester soigneusement

Le vent est l’un des principaux ennemis.

Utilisez par exemple :

  • sacs de lestage ;
  • planches ;
  • matériaux lourds aux bordures.

Le BSV indique que les sacs de lestage évitent notamment les déchirures que peuvent provoquer certaines agrafes.

Évitez toutefois de poser des objets instables susceptibles de rouler ou de blesser quelqu’un.

Étape 7 : attendre

C’est la partie la plus importante.

Ne retirez pas la bâche après dix jours simplement parce que les premières herbes sont devenues jaunes.

Une plante vivace peut repartir.

En cas de doute, une période légèrement trop longue est généralement préférable à une période trop courte ; c’est également la recommandation donnée dans le BSV.

Étape 8 : contrôler

Soulevez un petit coin.

La végétation doit être très affaiblie ou largement décomposée.

Si des vivaces restent vigoureuses, refermez et prolongez.

Étape 9 : retirer sans retourner le sol

Une fois la zone prête, enlevez la bâche.

Retirez manuellement les quelques grosses repousses éventuelles.

Puis préparez seulement ce qui est nécessaire pour semer ou planter.

Que devient l’herbe sous la bâche ?

Une partie jaunit puis meurt.

Les tissus végétaux commencent ensuite à être décomposés.

Vers de terre, microorganismes et autres organismes du sol participent à cette transformation lorsque les conditions leur sont favorables.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la méthode s’intègre bien dans une approche limitant le bouleversement du sol.

Le ministère de l’Agriculture présente d’ailleurs le cas d’une exploitation maraîchère utilisant la bâche d’occultation sous serre afin de contrôler les herbes tout en limitant le retournement du sol.

L’occultation dans une logique de sol vivant

L’idée d’un jardin sur sol vivant n’est pas simplement de ne jamais toucher à la terre.

L’objectif est plutôt de limiter les perturbations inutiles et de conserver autant que possible la structure biologique et physique du sol.

Après une occultation, retourner la parcelle à 25 ou 30 cm de profondeur peut être contre-productif pour deux raisons.

Premièrement, vous perturbez la structure que vous cherchiez justement à préserver.

Deuxièmement, vous pouvez faire remonter un nouveau stock de graines d’adventices.

Le BSV conseille explicitement de travailler le moins possible le sol après cette opération afin d’éviter une nouvelle germination provenant des graines ramenées en surface.

Faut-il utiliser une grelinette ?

Pas automatiquement.

Si le sol est déjà meuble et correctement structuré, il peut être possible de planter directement.

Si une compaction réelle est observée, un outil d’aération peut éventuellement être utilisé sans retourner les horizons.

Dans l’exemple de maraîchage présenté par le ministère de l’Agriculture, la productrice utilise une occultation puis une grelinette plutôt qu’un retournement complet du terrain.

Mais il faut adapter l’intervention au sol réel.

Un bon sol n’a pas besoin d’être travaillé simplement parce qu’un outil est disponible.

Que faire juste après la bâche ?

Pour des plants en mottes, l’intervention peut être minimale.

Ouvrez simplement les trous nécessaires et installez les plants.

Pour un semis fin comme la carotte, une préparation superficielle plus précise peut être indispensable.

Le réseau professionnel d’Auvergne-Rhône-Alpes mentionne d’ailleurs la double occultation pré- et post-semis parmi les stratégies particulièrement performantes testées pour la carotte.

Cette technique demande néanmoins davantage d’expérience que l’occultation simple d’une planche avant plantation.

Ajouter du compost avant ou après ?

Cela dépend de la stratégie.

Le BSV précise que la fertilisation doit être anticipée avant l’occultation lorsque la bâche reste en place, sauf systèmes utilisant ensuite une fertilisation via l’irrigation.

Dans un jardin familial, un compost mûr peut donc être apporté avant la couverture lorsqu’il est réellement nécessaire.

Évitez toutefois de transformer l’occultation en excuse pour ajouter systématiquement une grosse épaisseur d’amendement.

Un apport doit correspondre aux besoins du sol et de la future culture.

Les avantages de l’occultation

Le CTIFL rapporte l’intérêt de cette méthode dans différentes expérimentations de gestion de l’enherbement en légumes biologiques.

Le BSV met également en avant plusieurs bénéfices pratiques : peu de matériel, relativement peu de pénibilité et du temps gagné pendant la saison de culture.

Pour un jardinier, cela se traduit par :

  • pas d’herbicide ;
  • pas de bêchage nécessaire dans de nombreuses situations ;
  • réduction du désherbage manuel initial ;
  • possibilité de préparer une grande surface à l’avance ;
  • maintien de la terre couverte pendant une période sans culture.

Les limites à connaître

L’occultation ne résout pas tout.

Elle demande du temps.

Elle nécessite de disposer d’un matériau durable.

Elle peut créer des problèmes sur un sol trop humide si la couverture est imperméable.

Les vivaces peuvent repartir.

Et surtout, une nouvelle infestation peut apparaître après retrait si la planche reste nue pendant longtemps.

L’occultation doit donc s’intégrer dans une stratégie complète :

couvrir,

cultiver rapidement,

pailler lorsque pertinent,

éviter de remettre constamment la banque de graines en surface.

Les erreurs les plus courantes

Retirer la bâche trop rapidement

Une végétation jaune n’est pas nécessairement morte.

Prolongez surtout en hiver et face aux vivaces.

Utiliser une bâche laissant entrer beaucoup de lumière

Une occultation partielle permet aux plantes de survivre.

Choisissez un matériau réellement opaque.

Ne pas lester les bords

Le vent soulève la bâche et laisse entrer la lumière.

Plaquez soigneusement toute la périphérie.

Bâcher un sol complètement détrempé

Sous un matériau imperméable, cela peut favoriser des conditions anaérobies.

Retourner toute la terre après occultation

Vous pouvez faire remonter de nouvelles graines d’adventices.

Travaillez seulement la surface nécessaire.

Croire qu’un mois suffit toujours

Un mois est un ordre de grandeur estival dans certaines situations, pas une durée universelle. En hiver, quatre à cinq mois peuvent être nécessaires, et davantage avec des vivaces.

Percer trop de trous dans une bâche destinée à combattre des vivaces

Chaque ouverture fournit potentiellement un point de lumière.

Des observations du réseau Maraîchage Sol Vivant montrent notamment du liseron ressortant par les trous d’une bâche de culture.

FAQ sur l’occultation désherbage jardin

Combien de temps faut-il bâcher pour désherber ?

Comme repère professionnel, le BSV indique environ un mois en été et quatre à cinq mois en hiver, avec une durée plus longue pour les vivaces. Il faut adapter ces valeurs au climat et aux adventices présentes.

Peut-on poser la bâche directement sur les mauvaises herbes ?

Oui dans de nombreuses situations. Les herbes hautes peuvent simplement être couchées ou fauchées pour faciliter la pose.

Faut-il retourner la terre après l’occultation ?

Non, et c’est même généralement préférable d’éviter. Un travail profond peut faire remonter de nouvelles graines d’adventices à la surface.

L’occultation détruit-elle le liseron ?

Elle peut fortement l’affaiblir, mais les vivaces à réserves importantes demandent des durées plus longues et parfois plusieurs interventions. Des repousses de liseron à travers des ouvertures ont été observées en maraîchage sur sol vivant.

Peut-on utiliser du carton à la place d’une bâche ?

Le carton opaque peut également bloquer la lumière, surtout sous un paillage, mais sa durée de vie et son comportement face à l’eau sont très différents d’une bâche professionnelle réutilisable. Pour une grande zone et un calendrier précis, une bâche robuste offre généralement davantage de contrôle.

L’occultation tue-t-elle toute la vie du sol ?

Non. Son objectif est de supprimer la lumière destinée aux plantes, pas de stériliser le sol. Il faut néanmoins éviter de laisser longtemps une bâche imperméable sur une terre saturée d’eau, situation pouvant favoriser des conditions anaérobies.

Conclusion

L’occultation désherbage jardin est une technique simple à comprendre mais dont l’efficacité repose presque entièrement sur la qualité de son exécution.

Il faut une couverture réellement opaque.

Elle doit rester parfaitement plaquée.

Et surtout, elle doit rester en place suffisamment longtemps.

Le Bulletin de santé du végétal d’Auvergne-Rhône-Alpes fournit un repère particulièrement utile : environ un mois de couverture en été peut suffire dans certaines conditions, contre quatre à cinq mois pendant l’hiver, avec davantage de temps lorsque des vivaces sont présentes.

Ce calendrier montre pourquoi l’occultation doit être planifiée.

Une planche destinée aux légumes du mois de mai peut être couverte pendant l’hiver.

Une zone libérée en juin peut être préparée pour une culture de fin d’été.

Le travail se fait alors en grande partie sans intervention quotidienne.

Sous la bâche, les adventices privées de lumière s’épuisent.

La végétation morte commence à se décomposer.

Lorsque la couverture est retirée, la surface est généralement beaucoup plus facile à cultiver.

C’est là que la logique de sol vivant devient particulièrement intéressante.

Il ne faut pas annuler plusieurs mois d’occultation en retournant immédiatement toute la parcelle.

Le BSV conseille au contraire de perturber le sol le moins possible, notamment afin de ne pas faire remonter de nouvelles graines d’adventices vers la lumière.

Pour un plant en motte, quelques ouvertures peuvent suffire.

Pour un semis, un léger travail superficiel peut être nécessaire.

Le degré d’intervention doit dépendre de la culture et de l’état réel du terrain.

L’occultation possède cependant ses limites.

Elle n’élimine pas définitivement la banque de graines du sol.

Elle n’est pas toujours rapide contre le chiendent, le liseron ou d’autres vivaces puissantes.

Elle demande un matériau durable.

Et une bâche imperméable utilisée sur une terre trop humide peut créer des conditions indésirables.

La meilleure façon de l’utiliser est donc de la considérer comme un outil parmi plusieurs autres.

Pas comme une solution magique.

Combinée à un sol maintenu couvert, à des plantations suffisamment denses, à des paillages appropriés et à un travail mécanique limité, elle peut néanmoins transformer profondément la manière de préparer une parcelle.

Au lieu d’arracher chaque herbe puis de retourner le sol, on intervient surtout avec du temps.

On couvre.

On attend.

On retire la bâche.

Puis on cultive en dérangeant aussi peu que nécessaire la structure qui se trouve dessous.

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