Verte au milieu d’une végétation encore fraîche, beige ou brunâtre parmi les herbes desséchées, la Mante religieuse (Mantis religiosa) possède une coloration étonnamment variable. L’INPN décrit chez cette espèce des individus allant du beige clair au brun foncé en passant par différentes nuances de vert. Cette diversité n’est donc pas une anomalie : elle fait partie de la biologie de l’espèce. (INPN)
L’idée d’une mante capable de changer instantanément de couleur pour reproduire exactement celle de la plante sur laquelle elle vient de se poser est toutefois trompeuse. Les recherches consacrées à Mantis religiosa indiquent un phénomène plus subtil, associant variation individuelle, évolution de la coloration au cours du développement, conditions environnementales et probablement sélection des individus les mieux camouflés. Une étude de terrain menée en Italie a notamment constaté une évolution saisonnière des proportions de mantes vertes et brunes et des modifications partielles de coloration chez certains adultes. (Open Pub)
Ce camouflage sert une double fonction particulièrement adaptée à son mode de vie : réduire sa visibilité face aux prédateurs et permettre à cette chasseuse à l’affût d’attendre ses proies au cœur de la végétation.
Sommaire
- Une mante verte ou brune appartient à la même espèce
- Ce que signifie réellement le polymorphisme de couleur
- L’environnement influence-t-il directement sa coloration
- Température, humidité et végétation : les nuances scientifiques
- La mante peut-elle changer de couleur une fois adulte
- Pourquoi le camouflage est essentiel à sa chasse
- Les pattes ravisseuses, une arme spécialisée
- Une prédatrice des milieux ouverts et chauds
- La Mante religieuse en France
- Son cycle annuel dans nos campagnes
- Les idées reçues sur sa coloration
- Favoriser sa présence sans la manipuler
- FAQ
- Conclusion
Verte, beige ou brune : toujours la même Mante religieuse
La coloration est l’un des caractères les plus variables de Mantis religiosa.
L’INPN décrit explicitement des individus allant du beige clair au brun foncé en passant par le vert. Cette variation peut être suffisamment importante pour donner l’impression, à un observateur peu habitué, d’avoir affaire à plusieurs espèces différentes. (INPN)
Ce polymorphisme s’intègre bien au mode de vie de la mante.
Un individu vert peut devenir difficile à distinguer parmi des feuilles et tiges fraîches. Un individu brun ou beige peut au contraire se fondre dans une végétation sèche, des tiges mortes ou un environnement jauni par l’été.
Le camouflage par ressemblance avec l’arrière-plan est appelé homochromie ou background matching dans la littérature scientifique.
Il ne faut cependant pas conclure que chaque mante choisit volontairement sa couleur.
Le camouflage n’est pas un changement instantané
Certains animaux, comme plusieurs céphalopodes, peuvent modifier très rapidement leur apparence.
La Mante religieuse ne fonctionne pas ainsi.
Chez les mantes, les modifications de coloration peuvent être liées au développement et aux conditions rencontrées sur une durée beaucoup plus longue. Les mécanismes exacts diffèrent également entre espèces, ce qui impose de ne pas transposer automatiquement à Mantis religiosa les résultats obtenus sur une autre mante.
Une étude de 2025 sur Stagmomantis limbata, une espèce nord-américaine, a par exemple montré expérimentalement que les jeunes élevés sur des arrière-plans verts ou bruns pouvaient modifier leur coloration au cours du développement, mais avec un effet variable et relativement modeste. (PubMed Central (PMC))
Une autre expérience publiée en 2024 sur une mante sud-africaine a trouvé un effet beaucoup plus net de la couleur de l’environnement, ainsi qu’une influence de l’humidité et une interaction avec la température. (besjournals)
Ces expériences montrent que la plasticité de coloration existe chez les Mantodea, mais elles ne doivent pas être présentées comme des expériences réalisées sur la Mante religieuse européenne.
Pour Mantis religiosa, nous disposons de données spécifiques, mais elles sont moins simples.
Ce que les expériences montrent chez Mantis religiosa
Une étude de Battiston et Fontana publiée en 2010 dans le Bulletin of Insectology constitue une référence particulièrement intéressante.
Les chercheurs ont suivi 63 Mantes religieuses dans un habitat submontagnard du nord de l’Italie. Ils ont constaté une distribution saisonnière régulière des différentes colorations. Ils ont également maintenu des individus dans des conditions contrôlées afin d’étudier leurs éventuelles modifications de couleur. (Open Pub)
Chez quatre femelles adultes initialement brunes ayant survécu suffisamment longtemps en captivité, les chercheurs ont observé l’apparition progressive de tonalités vertes sur certaines parties du corps.
Cette transformation était lente, partielle et ne nécessitait pas de mue.
Surtout, les cages ne contenaient pas d’éléments végétaux verts.
Cette observation constitue une mise en garde importante contre une explication trop simple : la mante ne devient pas nécessairement verte uniquement parce qu’elle « voit » ou touche une plante verte. (ResearchGate)
Température, humidité, lumière et végétation
L’étude de Battiston et Fontana a observé davantage de mantes brunes pendant les périodes associées à une végétation estivale plus sèche, tandis que des conditions plus modérées et humides correspondaient davantage à des individus verts. (Open Pub)
Les auteurs ont proposé plusieurs mécanismes susceptibles de participer à cette distribution.
Les conditions environnementales — notamment température, humidité et lumière — pourraient intervenir dans les changements physiologiques de coloration. Parallèlement, ces mêmes conditions modifient la végétation : un été chaud et sec transforme progressivement une prairie verte en environnement jaune ou brun.
Enfin, la sélection naturelle peut intervenir. Un individu contrastant fortement avec son environnement peut être davantage visible pour ses prédateurs.
Il est donc préférable de parler d’une interaction complexe plutôt que d’affirmer qu’une variable unique « commande » la couleur.
La couleur du support n’est probablement pas le seul déclencheur
Cette nuance est essentielle.
Dans leur publication sur Mantis religiosa, Battiston et Fontana considèrent la couleur du substrat comme un facteur pouvant contribuer à l’efficacité du camouflage, mais pas comme la cause directe unique de la coloration observée. (ResearchGate)
D’autres mécanismes peuvent intervenir : conditions microclimatiques, développement, physiologie individuelle, survie différentielle des morphes et éventuellement choix de microhabitats.
Les recherches expérimentales sur d’autres espèces de mantes renforcent cette prudence. Certaines montrent un effet de l’arrière-plan, d’autres révèlent également des effets de l’humidité, de la température ou du sexe. (besjournals)
La formule « la mante prend la couleur de son environnement » est donc pratique pour vulgariser, mais scientifiquement trop catégorique.
La mante adulte peut-elle encore changer de couleur
Oui, au moins partiellement dans certaines circonstances.
C’est justement l’un des résultats intéressants de l’étude de 2010. Des femelles adultes brunes ont développé progressivement des tonalités vertes sans nouvelle mue. Les changements concernaient principalement certaines zones contenant davantage de tissus vivants, tandis que d’autres parties conservaient leur coloration brune. (ResearchGate)
Ce phénomène était lent et incomplet.
Il n’est donc pas comparable à un caméléon changeant rapidement d’apparence.
Pendant le développement larvaire, les mues offrent également des occasions de modification plus importante de l’aspect général. Une synthèse scientifique récente consacrée à une autre mante cite d’ailleurs Mantis religiosa parmi les espèces chez lesquelles des changements du brun vers le vert ont été décrits au cours du développement. (PubMed Central (PMC))
Le camouflage accompagne une chasse à l’affût
La coloration de la Mante religieuse prend tout son sens lorsqu’on observe sa stratégie de chasse.
La mante ne poursuit généralement pas ses petites proies sur de longues distances. Elle pratique surtout une chasse d’attente.
Elle reste immobile ou se déplace lentement dans la végétation, les deux pattes antérieures repliées devant elle. Cette posture caractéristique a contribué à son nom de « religieuse ».
Lorsqu’un insecte passe à portée, le changement est spectaculaire.
Les pattes antérieures sont projetées vers l’avant et capturent la proie. Les structures épineuses présentes sur ces pattes permettent de la maintenir fermement. Les observatoires naturalistes français décrivent précisément cette stratégie de prédatrice à l’affût utilisant ses pattes ravisseuses pour saisir rapidement ses proies. (Odin)
L’immobilité et le camouflage fonctionnent alors ensemble.
Être peu visible présente deux avantages
Une mante difficile à détecter augmente ses chances de laisser une proie s’approcher suffisamment près.
Mais le camouflage peut également réduire sa propre exposition.
Malgré son apparence de prédatrice imposante, la mante appartient elle aussi à une chaîne alimentaire. Sa coloration cryptique peut donc contribuer à la protéger contre ses prédateurs.
Les recherches modernes sur le camouflage des mantes distinguent plusieurs stratégies possibles : ressemblance avec l’arrière-plan, coloration généraliste efficace dans plusieurs contextes ou, chez certaines espèces, sélection comportementale d’un support correspondant mieux à leur couleur. (PubMed Central (PMC))
Il faut là encore éviter d’attribuer automatiquement toutes ces stratégies à Mantis religiosa. Pour cette dernière, la correspondance saisonnière entre morphes et végétation est documentée, mais l’importance respective des différents mécanismes reste plus difficile à séparer. (Open Pub)

Une prédatrice généraliste plutôt qu’un insecticide naturel ciblé
La Mante religieuse consomme divers arthropodes qu’elle parvient à capturer.
Il serait cependant incorrect de la présenter comme un auxiliaire spécialisé destiné à éliminer un ravageur précis.
C’est une prédatrice opportuniste.
Elle ne distingue pas les insectes selon leur intérêt pour le jardinier. Une proie accessible peut être un insecte considéré comme ravageur, mais également un autre prédateur ou un pollinisateur.
Sa valeur écologique réside donc dans sa participation aux réseaux trophiques naturels, et non dans une fonction de « traitement biologique » dirigé contre une espèce particulière.
Des prairies chaudes aux petits arbustes
L’habitat correspond parfaitement à sa stratégie.
L’étude italienne de Battiston et Fontana décrit comme habitat typique une mosaïque de prairie et de buissons épineux, notamment des Rosacées. (Open Pub)
En France, l’INPN indique que Mantis religiosa se rencontre du sol aux herbes et jusqu’aux petits arbustes, principalement dans des milieux chauds. Les jeunes sont plus fréquemment observés dans la strate herbacée, tandis que les adultes peuvent davantage utiliser la strate arbustive. (INPN)
Friches, pelouses sèches, prairies, lisières ensoleillées, talus et autres espaces ouverts riches en végétation peuvent donc lui convenir.
La présence d’une structure végétale diversifiée lui fournit à la fois supports d’affût, proies et emplacements pour les oothèques.
Sa distribution française dépasse largement le Midi
La Mante religieuse est souvent considérée comme un insecte exclusivement méditerranéen.
Cette image est aujourd’hui trop restrictive.
L’INPN la qualifie bien d’espèce méditerranéenne, mais précise que sa répartition française ne se limite pas au Midi : elle est observable jusqu’au nord de la Normandie et de l’Île-de-France. Les observations concernent principalement les milieux chauds et se situent surtout à basse et moyenne altitude. (INPN)
Elle reste particulièrement emblématique des milieux ouverts et chauds du sud et d’une partie du centre de la France, mais sa présence actuelle s’étend donc nettement au-delà.
Les cartes de répartition doivent cependant être interprétées avec prudence : elles reflètent aussi l’effort d’observation et l’état des connaissances naturalistes.
L’hiver se passe dans une oothèque
Les adultes ne traversent normalement pas l’hiver comme le ferait un mammifère en hibernation.
La femelle produit une oothèque, structure protectrice contenant les œufs et fixée sur un support.
L’INPN indique que la ponte intervient pendant l’été, notamment de juillet à septembre dans les données présentées, et que l’espèce passe l’hiver au stade d’œuf à l’intérieur de l’oothèque. Les jeunes apparaissent ensuite au printemps. (INPN)
Cette biologie explique pourquoi le maintien d’une certaine végétation sèche peut être utile.
Une gestion trop systématique des friches, talus et bordures peut supprimer des supports portant des oothèques avant l’éclosion.
Conserver quelques zones moins perturbées contribue donc davantage à l’accueil de l’espèce que tenter de déplacer des adultes vers le jardin.
Idées reçues
« Une mante verte devient brune dès qu’on la pose sur une branche sèche »
Non. Les changements de couleur observés chez Mantis religiosa sont beaucoup plus lents. Des modifications partielles ont même été observées chez des adultes sans changement de substrat vert et sans mue. (ResearchGate)
« La couleur dépend uniquement de la plante sur laquelle elle vit »
Les données disponibles ne permettent pas cette conclusion. Le microclimat, le développement, la physiologie, les changements saisonniers de la végétation et la sélection naturelle peuvent tous contribuer au phénomène. (Open Pub)
« Les mantes vertes et brunes sont deux espèces différentes »
Non. Mantis religiosa présente naturellement une forte variabilité, du beige au brun foncé en passant par le vert. (INPN)
« Une mante brune est forcément morte ou desséchée »
Non. Le brun constitue une coloration normale chez des individus parfaitement actifs.
« La Mante religieuse ne vit que dans le sud de la France »
Non. Bien qu’associée aux milieux chauds et d’origine biogéographique méditerranéenne, elle est observée beaucoup plus au nord, notamment jusqu’en Normandie et en Île-de-France. (INPN)
« La mante élimine uniquement les insectes nuisibles »
Non. C’est une prédatrice généraliste qui capture des proies accessibles sans tenir compte des catégories humaines d’« auxiliaire » ou de « ravageur ».
Favoriser la Mante religieuse dans un jardin
La première mesure consiste à conserver une certaine diversité de végétation.
Une bordure herbeuse, une petite prairie, un talus ensoleillé ou une zone laissée moins fréquemment fauchée peuvent fournir des habitats beaucoup plus intéressants qu’une pelouse continuellement rase.
La conservation de végétation sèche pendant une partie de l’hiver peut également protéger des oothèques fixées sur les tiges.
L’usage raisonné des insecticides est tout aussi important. Une mante dépend nécessairement de la présence d’autres arthropodes pour se nourrir.
Enfin, lorsqu’une oothèque est découverte, le meilleur réflexe consiste généralement à la laisser sur son support et à éviter de nettoyer mécaniquement cette petite zone avant l’émergence des jeunes.
FAQ
Pourquoi certaines Mantes religieuses sont-elles vertes et d’autres brunes ?
La coloration de Mantis religiosa est naturellement polymorphe. Les études indiquent des relations avec les conditions environnementales et les changements saisonniers de végétation, mais aucun facteur unique ne suffit à expliquer toutes les variations observées. (Open Pub)
La Mante religieuse peut-elle réellement changer de couleur ?
Oui, des modifications partielles ont été observées expérimentalement chez des adultes, même sans mue. Elles sont cependant lentes et ne correspondent pas à un changement instantané permettant de reproduire exactement un nouveau support. (ResearchGate)
L’humidité influence-t-elle la couleur ?
Une association entre conditions plus humides et formes vertes a été discutée chez Mantis religiosa, mais les mécanismes sont complexes. Chez d’autres espèces de mantes étudiées expérimentalement, un effet direct de l’humidité sur le phénotype coloré a été démontré. Il faut éviter de généraliser ces résultats à toutes les espèces. (besjournals)
Comment la mante capture-t-elle ses proies ?
Elle chasse principalement à l’affût. Elle attend dans la végétation puis projette rapidement ses pattes antérieures ravisseuses lorsqu’une proie arrive à portée. (Odin)
Où observer la Mante religieuse en France ?
Elle affectionne les milieux ouverts, chauds et ensoleillés comportant une végétation herbacée et arbustive : prairies, friches, talus, lisières et pelouses sèches. Sa distribution française dépasse aujourd’hui largement le seul pourtour méditerranéen. (INPN)
À quelle période les adultes sont-ils visibles ?
L’INPN indique principalement une période d’observation des adultes allant de juillet à novembre. La phénologie réelle peut varier selon les régions et les conditions annuelles. (INPN)
Comment la Mante religieuse passe-t-elle l’hiver ?
Sous nos latitudes, l’hiver est normalement passé au stade d’œuf dans une oothèque fixée à un support. Les jeunes émergent au printemps. (INPN)
Une mante verte choisit-elle systématiquement une plante verte ?
Ce comportement systématique n’est pas démontré chez Mantis religiosa. Une étude récente sur une autre espèce, Stagmomantis limbata, n’a d’ailleurs pas trouvé chez les adultes de préférence nette pour un arrière-plan correspondant à leur propre coloration. (PubMed Central (PMC))
Conclusion
Le camouflage de la Mante religieuse est plus intéressant que la version simplifiée selon laquelle l’insecte « prendrait la couleur de la plante ».
Mantis religiosa possède naturellement une coloration très variable, allant du vert au brun foncé en passant par le beige. Sur le terrain, cette diversité correspond remarquablement aux teintes rencontrées dans les habitats ouverts qu’elle fréquente. (INPN)
Les travaux spécifiques consacrés à l’espèce ont mis en évidence une évolution saisonnière de la fréquence des morphes colorés et montré que certaines femelles adultes peuvent modifier lentement et partiellement leur coloration, y compris sans mue. Les auteurs soulignent toutefois que la couleur du support ne doit pas être considérée comme l’unique cause directe du phénomène. (ResearchGate)
Les recherches expérimentales réalisées sur d’autres espèces de mantes confirment que le camouflage peut être façonné par plusieurs paramètres. Couleur de l’environnement, humidité, température, développement et différences individuelles peuvent intervenir avec une importance variable selon l’espèce. (PubMed Central (PMC))
Cette discrétion s’accorde parfaitement avec la stratégie de chasse de la Mante religieuse. Cachée dans les herbes ou les petits arbustes, elle reste immobile jusqu’à ce qu’une proie arrive suffisamment près. Ses pattes ravisseuses prennent alors le relais et permettent une capture extrêmement rapide. (Odin)
Dans les paysages français, cette prédatrice affectionne surtout les espaces ouverts, chauds et végétalisés. Si elle reste emblématique du Midi et des secteurs chauds du centre de la France, sa distribution ne s’arrête plus à ces régions : l’INPN rapporte sa présence jusqu’en Normandie et en Île-de-France. (INPN)
Préserver des prairies, friches, talus et lisières riches en insectes permet ainsi de conserver non seulement la Mante religieuse, mais aussi tout le réseau écologique dont dépend cette remarquable chasseuse camouflée.
Sources
INPN — Muséum national d’Histoire naturelle : fiche de référence de Mantis religiosa, variabilité de coloration, écologie, phénologie, habitats et répartition française. (INPN)
Battiston R. & Fontana P., 2010, Bulletin of Insectology, « Colour change and habitat preferences in Mantis religiosa » — étude de terrain et en captivité portant spécifiquement sur les changements de coloration, les variations saisonnières et l’habitat de la Mante religieuse. (Open Pub)
Rosenheim et al., 2025, Ecology and Evolution — expérimentation sur Stagmomantis limbata consacrée à la plasticité de coloration, au camouflage, au choix de l’arrière-plan et aux différences entre sexes. Source comparative, et non étude directe de Mantis religiosa. (PubMed Central (PMC))
Burke et al., 2024, Functional Ecology — étude expérimentale montrant chez une autre espèce de mante les effets de la couleur de l’environnement, de l’humidité et de la température sur le développement des phénotypes verts et bruns. Source comparative utilisée pour nuancer les mécanismes généraux de plasticité. (besjournals)