L’oreillard roux (Plecotus auritus) est une chauve-souris forestière immédiatement remarquable par ses pavillons auriculaires démesurés. Comprendre oreillard roux oreilles chauve-souris permet toutefois d’aller au-delà de cette silhouette spectaculaire : ses oreilles participent à la détection très fine des proies, notamment lorsqu’il glane des insectes directement sur le feuillage, tandis que son écholocation peut être particulièrement discrète.
En France, comme toutes les chauves-souris, l’oreillard roux est protégé. Ses gîtes de reproduction et d’hibernation demandent une attention particulière, car un dérangement au mauvais moment ou des travaux réalisés sans précaution peuvent compromettre leur utilisation.
Table des matières
- Comment reconnaître l’oreillard roux ?
- Pourquoi possède-t-il de si grandes oreilles ?
- Comment utilise-t-il l’écholocation ?
- Qu’est-ce que le glanage ?
- Que mange l’oreillard roux ?
- Quels milieux utilise-t-il pour chasser ?
- Où se trouvent ses gîtes d’été ?
- Pourquoi utilise-t-il certains bâtiments ?
- Où passe-t-il l’hiver ?
- Pourquoi replie-t-il ses oreilles en hibernation ?
- Pourquoi ne faut-il jamais réveiller une chauve-souris en hiver ?
- Toutes les chauves-souris sont-elles protégées ?
- Quels travaux peuvent menacer leurs gîtes ?
- Comment rendre un jardin plus favorable ?
- Que faire lorsqu’une colonie occupe un bâtiment ?
- Comment observer sans déranger ?
Comment reconnaître l’oreillard roux ?
L’oreillard roux appartient à la famille des Vespertilionidés. Son pelage dorsal est généralement brun à brun-roux, tandis que les parties inférieures sont plus claires, dans des tonalités grisâtres à crème.
Mais ce sont évidemment ses oreilles qui attirent immédiatement l’attention.
Elles sont extrêmement longues et souples. Leur dimension est telle qu’elles modifient complètement la silhouette de l’animal lorsqu’il est au repos.
La face est relativement claire et les yeux paraissent assez grands pour une chauve-souris européenne.
L’identification précise demande néanmoins de la prudence. L’oreillard gris (Plecotus austriacus) et d’autres espèces du genre Plecotus peuvent présenter une apparence proche, et certains critères nécessitent l’examen d’un spécialiste.
Il ne faut donc jamais capturer une chauve-souris pour tenter de confirmer soi-même son identification.

Oreillard roux oreilles chauve-souris : à quoi servent ces immenses pavillons ?
Pour comprendre oreillard roux oreilles chauve-souris, il faut considérer ses oreilles comme de véritables outils sensoriels.
Comme les autres chauves-souris insectivores européennes, l’oreillard roux utilise l’écholocation pour s’orienter et détecter son environnement.
Mais ses très grands pavillons lui permettent également d’exploiter efficacement les sons produits directement par ses proies.
Un insecte qui marche sur une feuille, remue dans la végétation ou agite ses ailes peut produire des sons extrêmement faibles.
L’oreillard est capable d’utiliser ces indices.
Cette écoute dite passive complète son système d’écholocation.
L’animal ne dépend donc pas exclusivement des échos de ses propres ultrasons pour localiser une proie.
Une écholocation particulièrement discrète
L’oreillard roux possède un sonar fonctionnel comme les autres chauves-souris européennes.
Il émet des ultrasons dont les échos lui permettent de percevoir son environnement.
Chez cette espèce, les émissions utilisées pendant certaines phases de chasse peuvent cependant être très faibles.
Cette caractéristique lui a valu la réputation de « chauve-souris qui chuchote ».
L’expression est imagée, mais elle décrit bien une difficulté rencontrée lors des inventaires acoustiques : l’oreillard peut être moins facilement détecté à distance que des espèces dont les émissions portent davantage.
Il serait cependant incorrect d’affirmer qu’il n’utilise presque jamais l’écholocation.
Il combine plusieurs informations sensorielles selon la situation.
Écholocation, audition passive et vision peuvent intervenir dans sa recherche de nourriture.
Qu’est-ce que le glanage ?
Le glanage est une technique de chasse dans laquelle la chauve-souris prélève une proie posée sur un support plutôt que de la poursuivre uniquement en plein vol.
L’oreillard roux est particulièrement bien adapté à cette stratégie.
Il peut évoluer lentement près du feuillage et localiser un insecte posé sur une feuille.
Il peut également exploiter des proies sur d’autres surfaces.
Son vol très maniable lui permet de circuler dans des environnements encombrés où une chauve-souris spécialisée dans la chasse rapide en espace ouvert serait moins à l’aise.
L’oreillard peut même pratiquer brièvement un vol stationnaire lorsqu’il inspecte une zone.
Cette technique explique son affinité avec les boisements structurés.
Que mange l’oreillard roux ?
Son régime comprend une diversité d’arthropodes.
Les papillons nocturnes occupent une place importante dans son alimentation.
Coléoptères, diptères, araignées et autres invertébrés peuvent également être consommés.
Le Groupe Mammalogique Breton décrit l’oreillard roux comme une espèce utilisant son sonar, son ouïe et sa vue pour détecter ses proies, principalement des papillons de nuit, qu’il peut glaner sur le feuillage ou poursuivre dans des espaces forestiers encombrés.
Toutes les proies ne sont donc pas capturées de la même manière.
Certaines sont prélevées sur un support.
D’autres sont interceptées en vol.
Cette flexibilité permet à l’oreillard d’exploiter les différentes strates d’un boisement.
Un spécialiste des environnements complexes
L’oreillard roux est fortement associé aux milieux arborés.
Forêts de feuillus ou mixtes, lisières, bosquets, vieux vergers, parcs et jardins arborés peuvent lui fournir des terrains de chasse.
La structure du boisement est importante.
Un sous-bois, des lisières, des branches à différentes hauteurs et une diversité de végétation créent une multitude de surfaces où les invertébrés peuvent vivre.
Les vieux arbres ont également une grande valeur.
Ils peuvent offrir des cavités utilisées comme gîtes tout en hébergeant une importante diversité d’insectes.
Un paysage totalement ouvert et dépourvu d’arbres correspond beaucoup moins bien à la stratégie de chasse de cette espèce.
Les haies servent aussi de voies de déplacement
Les chauves-souris ne perçoivent pas un paysage comme une simple succession de parcelles.
Les structures linéaires peuvent les guider entre gîtes et terrains de chasse.
Une haie connectée à un bosquet, un verger ou une forêt crée une continuité.
À l’inverse, la suppression des haies et l’artificialisation peuvent fragmenter les habitats.
La SFEPM identifie la destruction des haies, l’homogénéisation des boisements et la modification des terrains de chasse parmi les pressions générales affectant les chauves-souris.
Conserver des continuités arborées bénéficie donc à l’oreillard mais aussi à de nombreuses autres espèces.
Où l’oreillard roux passe-t-il l’été ?
Les gîtes estivaux peuvent être arboricoles ou situés dans des bâtiments.
Les cavités d’arbres offrent des refuges naturels importants.
L’oreillard roux peut également utiliser des nichoirs adaptés.
Dans le bâti, les charpentes, combles et différents interstices peuvent accueillir des individus ou des colonies de reproduction.
Le Parc national des Écrins mentionne notamment des gîtes de reproduction dans les bâtiments, y compris les églises, ainsi que dans les arbres à cavités.
La présence dans un bâtiment n’indique pas que celui-ci est insalubre.
Les chauves-souris recherchent simplement des espaces présentant les caractéristiques nécessaires à leur repos ou à leur reproduction.
Les colonies de maternité demandent une vigilance particulière
Pendant la période de reproduction, des femelles se regroupent dans des gîtes de mise bas.
Les jeunes dépendent alors étroitement du gîte.
Des travaux importants réalisés sans précaution peuvent condamner des accès, modifier les conditions thermiques ou obliger les animaux à quitter brutalement le site.
Le problème est particulièrement sérieux lorsque des jeunes ne sont pas encore autonomes.
Avant des travaux sur une toiture ou une charpente connue pour accueillir des chauves-souris, il est donc préférable de demander l’avis d’un spécialiste.
La période des travaux et la technique employée peuvent parfois être adaptées.
La conservation ne signifie pas nécessairement qu’aucune intervention n’est possible, mais qu’elle doit tenir compte des animaux protégés présents.
Les traitements de charpente ne sont pas anodins
Certains produits utilisés sur le bois peuvent être problématiques pour les chauves-souris lorsqu’ils sont appliqués dans un gîte.
La SFEPM cite les traitements de charpente parmi les facteurs susceptibles d’affecter les chiroptères.
Avant une intervention dans un bâtiment occupé, il est donc important de se renseigner sur des solutions compatibles avec leur conservation.
Le calendrier compte également.
Un traitement effectué pendant l’occupation du gîte peut exposer directement les animaux.
Ne bouchez jamais volontairement un accès simplement parce que quelques chauves-souris ont été observées.
Une colonie enfermée dans un bâtiment peut se retrouver piégée.
Oreillard roux oreilles chauve-souris : où passe-t-il l’hiver ?
Le cycle oreillard roux oreilles chauve-souris change profondément lorsque les températures baissent et que les insectes deviennent moins disponibles.
L’espèce entre alors dans une période d’hibernation.
Les gîtes hivernaux peuvent être très variés.
L’oreillard roux est notamment observé dans des grottes, carrières, caves, tunnels et autres cavités souterraines.
Des cavités d’arbres peuvent également être utilisées.
La diversité des refuges montre une nouvelle fois pourquoi la conservation de l’espèce doit prendre en compte à la fois le bâti, les arbres et les milieux souterrains.
Un gîte utilisé en hiver n’est d’ailleurs pas nécessairement celui qui accueillait l’animal pendant l’été.
Où passent ses oreilles pendant l’hibernation ?
L’apparence de l’oreillard devient étonnante pendant la léthargie.
Ses immenses oreilles peuvent être repliées vers l’arrière et dissimulées sous les ailes.
Le tragus, une structure située à l’intérieur du pavillon auriculaire, reste alors visible.
Un observateur inexpérimenté pourrait croire que l’animal possède soudain de toutes petites oreilles.
Cette posture protège probablement les pavillons très fins et limite leur exposition.
Mais elle ne justifie évidemment pas de s’approcher pour essayer de les déployer ou d’obtenir une meilleure photographie.
Une chauve-souris en hibernation doit être laissée totalement tranquille.
Pourquoi un réveil hivernal peut-il être dangereux ?
L’hibernation permet à une chauve-souris de traverser une période pendant laquelle les insectes sont rares.
Son métabolisme ralentit fortement et l’animal vit en grande partie sur les réserves énergétiques accumulées auparavant.
Un réveil nécessite de l’énergie.
Des dérangements répétés peuvent donc obliger l’animal à consommer inutilement une partie de ses réserves.
La SFEPM classe les dérangements pendant l’hibernation parmi les menaces qui affectent les chauves-souris.
Entrer régulièrement dans une cave occupée, éclairer longuement un animal ou tenter de le toucher n’est donc pas anodin.
Si vous découvrez une chauve-souris suspendue dans un gîte hivernal, éloignez-vous calmement.
Toutes les chauves-souris sont protégées en France
Ce point mérite d’être formulé clairement.
En France, toutes les espèces de chauves-souris bénéficient d’une protection réglementaire.
La Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères rappelle que la protection nationale concerne les espèces ainsi que leurs habitats de reproduction et d’hibernation.
Il est donc interdit de détruire volontairement ces animaux.
La réglementation protège également leurs gîtes dans les conditions prévues par les textes applicables.
Cette protection concerne l’oreillard roux comme les autres espèces françaises.
Elle doit être prise en compte lors de rénovations, de travaux forestiers ou d’interventions dans des cavités occupées.
Une chauve-souris dans une maison n’est pas un nuisible à éliminer
La découverte d’une chauve-souris dans un grenier provoque parfois une inquiétude disproportionnée.
Dans la majorité des situations, les animaux utilisent simplement un espace tranquille comme gîte.
Ils ne rongent pas le bois comme des rongeurs et ne construisent pas de nid à partir de matériaux du bâtiment.
Le principal objectif doit être d’identifier la situation avant d’agir.
S’agit-il d’un individu isolé, d’une colonie de reproduction ou d’un simple passage temporaire ?
Un réseau spécialisé peut aider à établir ce diagnostic.
La SFEPM coordonne notamment des structures et actions consacrées à la conservation des chauves-souris.
Que faire avant de rénover une toiture ?
Commencez par rechercher des indices de présence.
Des observations répétées au crépuscule, des petits amas de guano ou des animaux visibles dans certains espaces peuvent signaler un gîte.
Ne démontez pas immédiatement la zone pour vérifier.
Si la présence de chauves-souris est connue ou fortement suspectée, contactez une structure compétente avant les travaux.
Il peut être possible de conserver certains accès ou d’adapter le calendrier.
Des solutions techniques permettent parfois de concilier rénovation et maintien du gîte.
L’anticipation est beaucoup plus efficace qu’une intervention lorsque les animaux sont déjà confrontés au chantier.
Le jardin peut-il aider l’oreillard roux ?
Oui, surtout lorsqu’il est relié à un paysage arboré.
Conservez autant que possible les vieux arbres présentant des cavités lorsqu’ils ne constituent pas un risque pour la sécurité.
Maintenez des haies diversifiées et des liaisons entre les différents secteurs arborés.
Une végétation variée favorise également les insectes.
Les papillons nocturnes, coléoptères et autres arthropodes constituent la nourriture de l’oreillard.
Réduire l’utilisation de pesticides aide donc à maintenir ses ressources alimentaires.
Un jardin trop éclairé pendant toute la nuit peut également modifier l’environnement nocturne.
Limiter l’éclairage extérieur inutile est favorable à de nombreux organismes nocturnes.
Pourquoi l’obscurité compte-t-elle ?
La nuit n’est pas simplement une absence de lumière.
Elle constitue une composante écologique de l’habitat.
La pollution lumineuse peut modifier le comportement des insectes et des chauves-souris.
Certaines espèces tolèrent mieux l’éclairage que d’autres.
Pour un animal forestier évoluant souvent dans des secteurs sombres comme l’oreillard roux, préserver des corridors obscurs est particulièrement pertinent.
Éteignez les éclairages lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.
Orientez les luminaires vers le sol et évitez d’éclairer directement les sorties de gîtes, les haies et les lisières.
Une façade accueillant des chauves-souris ne devrait pas être transformée en projecteur nocturne.
Oreillard roux oreilles chauve-souris : ne pas déranger reste prioritaire
Pour protéger oreillard roux oreilles chauve-souris, la première règle consiste souvent à ne rien faire brutalement.
Un gîte occupé n’a pas besoin d’être ouvert quotidiennement pour vérifier que les animaux vont bien.
Évitez de toucher une chauve-souris au repos.
Ne la décrochez pas de son support.
Ne tentez pas de déployer ses ailes ou ses oreilles.
Ne photographiez pas un animal en hibernation avec des séances répétées d’éclairage intense.
Dans une colonie de reproduction, limitez également les passages dans le gîte.
La tranquillité constitue une véritable ressource pour ces animaux.
Que faire lorsqu’une chauve-souris est trouvée au sol ?
Une chauve-souris au sol en pleine journée peut être en difficulté.
Évitez de la manipuler à mains nues.
Les chauves-souris sont des animaux sauvages et peuvent mordre lorsqu’elles sont stressées ou blessées.
Éloignez les animaux domestiques et demandez conseil à un centre de soins pour la faune sauvage ou à un réseau spécialisé dans les chiroptères.
N’essayez pas de la nourrir avec des aliments improvisés.
Un spécialiste pourra déterminer si l’animal nécessite réellement une prise en charge et expliquer comment le sécuriser en attendant.
Des gîtes artificiels, mais pas à la place des vieux arbres
Des gîtes artificiels pour chauves-souris peuvent compléter un jardin favorable.
Ils ne remplacent toutefois pas toutes les fonctions d’un arbre ancien ou d’un bâtiment utilisé depuis longtemps.
Un vieil arbre offre cavités, fissures, écorce, insectes et microclimats variés.
Une forêt comprenant des arbres de différents âges est donc beaucoup plus riche qu’un peuplement uniforme accompagné de quelques boîtes artificielles.
La priorité consiste à conserver les gîtes naturels existants lorsqu’ils peuvent être maintenus sans danger.
Les gîtes artificiels deviennent ensuite un outil complémentaire.
La SFEPM propose d’ailleurs une démarche nationale « Refuge pour les chauves-souris » destinée aux propriétaires souhaitant mieux accueillir et protéger ces mammifères dans les bâtiments et les jardins.
Une espèce qui révèle la valeur des vieux paysages arborés
L’oreillard roux dépend d’une combinaison de structures.
Il chasse dans les boisements, lisières, vergers et jardins arborés.
Il peut utiliser des cavités d’arbres ou des bâtiments pendant la belle saison et rechercher des refuges différents en hiver.
Ses grandes oreilles et son vol maniable lui permettent d’exploiter des milieux complexes.
Il peut entendre les faibles sons produits par ses proies et les prélever directement sur la végétation.
Cette spécialisation montre pourquoi une forêt riche en sous-bois et en vieux arbres possède une valeur différente d’une plantation uniforme.
La conservation du paysage nocturne compte également.
Haies, arbres, cavités et obscurité forment ensemble son environnement.
Sur Jardin Ruse, cette approche rejoint les pratiques consacrées aux vieux arbres, au jardin nocturne, à la réduction de l’éclairage et à l’accueil des auxiliaires sauvages.
Oreillard roux oreilles chauve-souris : l’essentiel à retenir
Le thème oreillard roux oreilles chauve-souris commence évidemment par une caractéristique spectaculaire : les pavillons auriculaires exceptionnellement développés de Plecotus auritus.
Mais ces oreilles ne sont pas seulement impressionnantes visuellement.
Elles permettent à l’animal d’exploiter des sons très faibles et de détecter des proies présentes sur le feuillage.
L’oreillard utilise également l’écholocation.
Ses émissions peuvent cependant être discrètes, tandis que l’écoute passive joue un rôle particulièrement intéressant pendant le glanage.
Papillons nocturnes et autres arthropodes constituent l’essentiel de ses ressources alimentaires.
Pour les capturer, l’oreillard évolue volontiers dans des forêts structurées, des lisières, des vergers et des jardins arborés.
Ses besoins en gîtes évoluent avec les saisons.
En été, arbres creux et bâtiments peuvent accueillir les animaux, notamment les colonies de reproduction.
En hiver, l’espèce utilise notamment des cavités souterraines, mais aussi d’autres refuges suffisamment protégés.
Pendant l’hibernation, ses longues oreilles peuvent être repliées sous les ailes.
C’est précisément à cette période que la tranquillité devient essentielle.
Un réveil provoqué consomme des réserves énergétiques dont l’animal dépend pour traverser l’hiver.
La même prudence s’applique aux colonies de reproduction, qui ne doivent pas être dérangées ou condamnées dans leur gîte.
En France, toutes les chauves-souris sont protégées.
Avant des travaux sur un bâtiment occupé, une cavité ou un arbre susceptible d’abriter une colonie, il convient donc de demander conseil à une structure spécialisée.
Au jardin, conserver les vieux arbres lorsque cela est compatible avec la sécurité, maintenir des haies, limiter les pesticides et réduire l’éclairage nocturne sont des mesures cohérentes.
L’oreillard roux rappelle finalement qu’un jardin favorable à la biodiversité ne se pense pas seulement pendant la journée.
Lorsque la lumière disparaît, les arbres, haies et vieux bâtiments deviennent le territoire d’un remarquable chasseur aux immenses oreilles, dont la meilleure protection consiste souvent simplement à préserver ses gîtes et à lui laisser la tranquillité nécessaire.
2 suggestions de liens internes
- Grand rhinolophe : hibernation, gîtes et protection des chauves-souris
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- Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères — Présentation des chauves-souris
Référence sur la protection légale des chiroptères en France, leurs gîtes et les principales menaces, dont les dérangements pendant la reproduction et l’hibernation.
URL : https://www.sfepm.org/presentation-des-chauves-souris.html - Plan National d’Actions en faveur des Chiroptères — Oreillard roux
Fiche consacrée à Plecotus auritus, à ses grandes oreilles, ses terrains de chasse, ses gîtes de mise bas et ses sites d’hibernation.
URL : https://plan-actions-chiropteres.fr/les-chauves-souris/les-especes/oreillard-roux/ - Groupe Mammalogique Breton — Oreillard roux, Plecotus auritus
Référence naturaliste sur les milieux forestiers, le glanage des insectes, les capacités sensorielles et l’utilisation des arbres et bâtiments comme gîtes.
URL : https://atlas.gmb.bzh/espece/60518