Diviser ses vivaces à l’automne : la méthode pour multiplier ses plants

Un massif de vivaces peut rester beau pendant des années, puis commencer progressivement à perdre de sa vigueur. La touffe devient très dense, la floraison diminue, le centre se dégarnit ou la plante déborde largement sur ses voisines.

Dans de nombreux cas, il n’est pas nécessaire de remplacer la plante.

Il suffit de la diviser.

La division des vivaces consiste à sortir une touffe du sol puis à la séparer en plusieurs fragments possédant chacun suffisamment de racines et de bourgeons pour devenir une nouvelle plante indépendante.

Cette technique permet à la fois de rajeunir certaines touffes, de maîtriser leur expansion et de multiplier gratuitement les plantes déjà bien adaptées au jardin.

L’automne est une excellente période pour de nombreuses vivaces, notamment celles qui ont terminé leur floraison. Le sol reste encore suffisamment chaud pour permettre une reprise racinaire, tandis que les températures plus fraîches limitent le stress hydrique.

Mais toutes les espèces ne doivent pas être divisées à ce moment-là. Certaines préfèrent le printemps, tandis que les iris rhizomateux se divisent plutôt juste après la floraison.

La réussite repose donc sur trois principes : choisir la bonne plante, intervenir assez tôt avant les grands froids et replanter immédiatement les divisions dans un sol correctement préparé.

Sommaire

  1. Qu’est-ce que la division des vivaces ?
  2. Pourquoi diviser une touffe ?
  3. Pourquoi l’automne est-il favorable ?
  4. Quelles vivaces se divisent bien en automne ?
  5. Quelles plantes vaut-il mieux laisser tranquilles ?
  6. Comment savoir qu’une vivace doit être divisée ?
  7. Guide pas à pas pour diviser une vivace
  8. Comment replanter les nouvelles divisions ?
  9. Quels soins apporter après plantation ?
  10. Les erreurs les plus fréquentes
  11. FAQ
  12. Conclusion

Qu’est-ce que la division des vivaces ?

La division est une méthode de multiplication végétative.

Contrairement au semis, elle ne produit pas une nouvelle combinaison génétique.

On sépare simplement une plante existante en plusieurs parties capables de poursuivre leur croissance de manière autonome.

La Royal Horticultural Society recommande cette technique pour de nombreuses vivaces formant des touffes et souligne qu’elle permet simultanément de maintenir leur vigueur et d’obtenir de nouvelles plantes.

En pratique, une grande touffe peut être séparée en deux, trois, quatre parties ou davantage selon son volume et son système racinaire.

Chaque nouvelle division doit conserver une portion saine du collet ou des bourgeons ainsi qu’un système racinaire suffisant.

Pourquoi diviser les vivaces ?

La multiplication gratuite est souvent la première motivation.

Mais la division possède plusieurs autres avantages.

Rajeunir une touffe vieillissante

Certaines vivaces deviennent progressivement moins productives lorsqu’elles forment une masse extrêmement dense.

Le centre peut se dégarnir tandis que les parties périphériques restent plus vigoureuses.

La RHS conseille précisément la division des touffes devenues trop encombrées ou moins florifères afin de restaurer leur vigueur.

Limiter l’expansion

Des plantes comme certains géraniums vivaces, hémérocalles ou hostas peuvent occuper de plus en plus de place.

La division permet de redonner de l’espace aux autres plantes du massif.

Déplacer une plante

Si une vivace reçoit trop peu de soleil ou se retrouve coincée derrière un arbuste devenu grand, la division constitue aussi l’occasion de la déplacer.

Créer plusieurs massifs

Une seule plante bien établie peut fournir plusieurs éclats qui seront replantés ailleurs dans le jardin.

C’est l’une des méthodes les plus économiques pour reproduire une palette végétale déjà éprouvée.

Pourquoi diviser les vivaces en automne ?

La saison possède plusieurs avantages.

Après la floraison, de nombreuses plantes consacrent moins d’énergie à leurs parties aériennes.

Les températures diminuent et l’évaporation devient moins importante qu’en plein été.

Le sol reste cependant suffisamment chaud pour permettre la croissance de nouvelles racines.

La RHS recommande généralement la division des vivaces à floraison estivale soit au printemps, de mars à mai, soit en automne, approximativement de septembre à novembre, à condition que le sol soit suffisamment sec pour être travaillé.

Le sol naturellement plus humide facilite la reprise

Les pluies automnales réduisent souvent la pression sur l’arrosage.

Cela ne dispense toutefois pas d’arroser après plantation.

Une division fraîchement installée possède un système racinaire réduit et peut se dessécher rapidement si l’automne reste chaud et sec.

Il faut intervenir suffisamment tôt

Dans les régions froides, les plantes doivent disposer d’un minimum de temps pour produire de nouvelles racines avant le gel.

L’Université du Minnesota conseille de réaliser les divisions automnales environ quatre à six semaines avant le gel durable du sol dans les climats froids.

En France, cette date varie énormément entre littoral atlantique, plaine méditerranéenne, nord-est et montagne.

Il vaut donc mieux raisonner selon le climat local que suivre une date nationale fixe.

Quelles vivaces se divisent bien en automne ?

De nombreuses vivaces ayant terminé leur floraison peuvent être concernées.

Les géraniums vivaces

Ils font partie des meilleurs candidats.

La RHS recommande notamment septembre pour diviser des touffes devenues trop grandes ou fatiguées.

Le système racinaire se sépare souvent assez facilement.

Conservez les parties extérieures vigoureuses et retirez le centre lorsque celui-ci est devenu très ligneux ou peu productif.

Les hostas

Les hostas peuvent être divisés à l’automne ou au début du printemps.

La RHS indique clairement que les grosses touffes peuvent être multipliées de cette manière.

Une fourche permet de soulever la motte tout en limitant les blessures aux racines.

Les touffes importantes peuvent ensuite être séparées avec deux fourches ou un outil tranchant.

Les hémérocalles

Les hémérocalles sont également faciles à diviser.

La période immédiatement après la floraison est particulièrement adaptée, et l’automne peut convenir selon le climat. L’Université du Minnesota recommande de conserver plusieurs pousses ou « éventails » avec leurs racines lors de la division.

Les heuchères

Les heuchères vieillissantes peuvent devenir moins compactes et développer une base allongée.

Une division permet de récupérer les parties vigoureuses et de les replanter proprement.

Le Missouri Botanical Garden cite les heuchères parmi les vivaces pouvant être divisées à la fin de l’été ou au début de l’automne.

Les pivoines

La pivoine possède une réputation de plante qui n’aime pas être déplacée.

C’est partiellement vrai : elle peut mettre du temps à refleurir après une intervention.

Lorsqu’une division devient nécessaire, l’automne fait cependant partie des périodes adaptées.

L’Université du Minnesota classe les pivoines parmi les vivaces à racines charnues pour lesquelles l’automne est particulièrement approprié.

La plantation doit être réalisée avec précision, car les bourgeons placés trop profondément peuvent réduire la floraison.

Les iris à touffe

Il faut distinguer les types d’iris.

Les iris formant des touffes, comme certains iris sibériens, peuvent être divisés au début de l’automne ou au printemps.

Les iris rhizomateux classiques, en revanche, se divisent plutôt juste après la floraison. La RHS fait explicitement cette distinction.

C’est un bon exemple montrant pourquoi il faut connaître l’espèce avant d’intervenir.

Certaines fougères

De nombreuses fougères formant des touffes peuvent être divisées lorsque le sol est frais et humide.

La division doit conserver des bourgeons ou couronnes fonctionnelles et suffisamment de racines.

Les besoins diffèrent cependant selon les espèces : mieux vaut vérifier celles qui supportent réellement cette multiplication.

Quelles vivaces vaut-il mieux diviser au printemps ?

L’automne n’est pas automatiquement la meilleure saison pour toutes les plantes.

Les vivaces en pleine floraison automnale sont généralement laissées jusqu’au printemps.

L’Université du Minnesota recommande par exemple d’attendre le printemps pour certaines plantes encore en fleurs à l’automne.

Les graminées ornementales constituent un autre bon exemple.

La RHS recommande de diviser les graminées de climat frais lorsqu’elles recommencent à pousser en fin d’hiver ou au début du printemps, et les graminées de climat chaud encore plus tard au printemps.

Ne suivez donc pas une liste aveuglément

Avant de diviser une plante peu connue, vérifiez :

  • sa période de floraison ;
  • la nature de ses racines ;
  • son mode de croissance ;
  • sa tolérance au déplacement.

Une vivace à racine pivotante profonde se prête souvent beaucoup moins bien à la division qu’une plante formant une touffe de couronnes.

Comment savoir qu’une vivace a besoin d’être divisée ?

Il n’existe pas une règle du type « toutes les vivaces tous les trois ans ».

Certaines plantes peuvent rester longtemps au même endroit.

D’autres deviennent rapidement trop serrées.

Observez plutôt les symptômes.

Le centre se dégarnit

Une couronne périphérique reste vigoureuse tandis que le milieu produit peu de nouvelles pousses.

C’est un signe classique de vieillissement chez certaines vivaces.

La floraison diminue

Une grosse plante produisant chaque année moins de fleurs malgré de bonnes conditions peut bénéficier d’une division.

La RHS recommande notamment la division des touffes devenues moins florifères ou trop congestionnées.

La touffe devient trop grande

Lorsqu’une vivace commence à étouffer ses voisines ou dépasse largement l’espace prévu, la division est une méthode simple de contrôle.

Le système racinaire devient extrêmement dense

Lors du déplacement ou de l’entretien, vous pouvez découvrir une masse très compacte de racines.

Séparer cette plante en plusieurs morceaux permet aux nouvelles divisions de repartir avec davantage d’espace.

Guide pas à pas : comment diviser une vivace en automne

Étape 1 : choisir une journée favorable

Évitez une journée très chaude et sèche.

Une période douce, avec un sol frais mais non détrempé, est préférable.

La RHS précise que le sol doit être suffisamment sec pour être travaillé correctement.

Si la terre colle massivement aux outils et se compacte sous les pas, attendez quelques jours.

Étape 2 : préparer les nouveaux emplacements avant de déterrer

C’est une précaution importante.

Les racines fraîchement exposées ne doivent pas rester plusieurs heures au soleil ou au vent.

Préparez les trous ou la nouvelle planche avant de sortir la plante mère.

Retirez les adventices et ameublissez suffisamment le sol.

Étape 3 : rabattre légèrement si nécessaire

Lorsque le feuillage est très développé, une réduction modérée facilite la manipulation et limite temporairement la transpiration.

Ne rasez cependant pas systématiquement toutes les vivaces.

La RHS conseille même de conserver de nombreuses tiges sèches pendant l’hiver parce qu’elles fournissent des habitats à la faune.

Ne coupez donc que ce qui gêne réellement l’opération ou ce qui est déjà affaissé et dégradé.

Étape 4 : dégager la touffe

Avec une fourche-bêche, commencez suffisamment loin du centre.

Enfoncez l’outil autour de la plante afin de conserver un maximum de racines.

Soulevez progressivement la motte.

Pour une grande touffe, il peut être nécessaire de travailler tout autour avant qu’elle ne se décolle.

Étape 5 : observer les racines

Profitez de cette étape pour inspecter la plante.

Retirez :

  • racines mortes ;
  • parties pourries ;
  • tissus manifestement malades ;
  • vieux centre épuisé lorsque l’espèce le permet.

Conservez les sections les plus vigoureuses.

Étape 6 : séparer la touffe

La méthode dépend de sa densité.

Pour une plante souple

Utilisez simplement vos mains.

Écartez doucement les couronnes en conservant des racines attachées à chacune.

Pour une touffe moyenne

Deux fourches-bêches peuvent être très efficaces.

Insérez-les dos à dos dans le centre, puis écartez les manches dans des directions opposées.

La RHS recommande cette technique pour les touffes comportant un système racinaire fibreux important.

Pour une vieille touffe très compacte

Une bêche propre ou un couteau robuste peut être nécessaire.

Coupez franchement plutôt que d’arracher les racines de manière irrégulière.

Quelle taille doit avoir chaque division ?

Il vaut mieux produire quelques divisions solides qu’une multitude de minuscules fragments.

Chaque morceau doit posséder :

  • des racines saines ;
  • au moins un point de croissance fonctionnel ;
  • suffisamment de réserves pour reprendre.

Pour certaines plantes, plusieurs pousses par division sont recommandées.

Le Missouri Botanical Garden conseille par exemple de conserver plusieurs pousses avec leurs racines dans chaque éclat d’hémérocalle.

La taille optimale dépend donc de l’espèce.

Étape 7 : replanter immédiatement

Ne laissez pas sécher les racines.

Replacez les divisions à une profondeur comparable à celle de la plante d’origine, sauf lorsque l’espèce possède des exigences particulières.

L’Université du Minnesota recommande de replanter les divisions à la même profondeur que la plante initiale.

Étalez les racines naturellement dans le trou.

Remplissez avec la terre.

Tassez légèrement avec les mains.

Étape 8 : arroser abondamment

Même si le sol paraît humide, arrosez après plantation.

Cet apport permet de mettre la terre en contact avec les racines et de réduire les poches d’air.

Continuez ensuite à surveiller l’humidité jusqu’à la reprise.

L’automne peut être très sec dans certaines régions françaises.

La saison ne dispense donc pas d’arrosage.

Les soins après la division

Maintenir le sol frais

Pendant les premières semaines, les divisions disposent de moins de racines qu’avant l’opération.

Évitez donc un dessèchement complet.

L’objectif n’est pas de maintenir le terrain saturé.

Un sol constamment gorgé d’eau favorise les problèmes racinaires.

Pailler légèrement

Une couche raisonnable de matière organique peut limiter les variations de température et conserver l’humidité.

Utilisez par exemple :

  • feuilles broyées ;
  • compost mûr en surface ;
  • autre paillage adapté à la plante.

Ne recouvrez pas profondément le cœur de la vivace.

Éviter l’engrais très azoté

Une nouvelle division a surtout besoin de produire des racines.

Une forte dose d’azote peut favoriser une pousse tendre tardive, vulnérable aux froids précoces.

Un sol correctement préparé et éventuellement enrichi avec un peu de compost mûr suffit généralement.

Surveiller le déchaussement hivernal

Dans certaines terres soumises à des alternances répétées de gel et de dégel, les petites divisions peuvent être progressivement poussées hors du sol.

Inspectez-les en fin d’hiver.

Si nécessaire, rappuyez légèrement le sol autour des racines.

Les erreurs à éviter

Erreur 1 : diviser une plante en pleine floraison

La plante consacre encore beaucoup de ressources aux fleurs et subit davantage le stress du déplacement.

Solution : attendez généralement la fin de la floraison ou intervenez à la saison recommandée pour l’espèce.

Erreur 2 : intervenir trop tard

Une division réalisée juste avant un gel durable dispose de très peu de temps pour produire de nouvelles racines.

Solution : dans les climats froids, prévoyez plusieurs semaines avant le gel du sol.

Erreur 3 : travailler une terre détrempée

Vous détruisez la structure du sol et compactez fortement la zone.

Solution : attendez que le terrain soit praticable.

Erreur 4 : fabriquer des divisions minuscules

Une petite pousse presque dépourvue de racines aura beaucoup plus de difficulté à survivre.

Solution : conservez des fragments suffisamment vigoureux.

Erreur 5 : laisser sécher les racines

Quelques heures au soleil ou dans le vent peuvent fortement déshydrater les petites racines.

Solution : préparez le terrain d’avance et replantez rapidement.

Erreur 6 : replanter trop profondément

Enterrer fortement le collet peut provoquer des problèmes.

Solution : conservez généralement la profondeur originale.

Erreur 7 : croire que toutes les vivaces aiment l’automne

Les graminées et plusieurs autres groupes préfèrent une division printanière. Les iris rhizomateux ont quant à eux leur propre calendrier.

Erreur 8 : jeter toutes les tiges sèches

Une taille complète n’est pas nécessaire pour réussir la division et retire des abris utilisés par certains insectes pendant l’hiver.

Solution : ne coupez que ce qui gêne ou ce qui est réellement dégradé.

Que faire des divisions en trop ?

Ne les jetez pas si elles sont saines.

Vous pouvez :

  • les planter ailleurs ;
  • les installer en pot temporairement ;
  • les donner à des proches ;
  • les échanger avec d’autres jardiniers.

Si vous les placez en pot, utilisez un contenant suffisamment grand pour accueillir naturellement les racines et surveillez davantage l’arrosage.

Les pots se dessèchent plus rapidement que la pleine terre.

FAQ sur la division des vivaces en automne

Quelles vivaces peut-on facilement diviser en automne ?

Les géraniums vivaces, hostas, certaines heuchères, pivoines, hémérocalles et plusieurs vivaces à floraison printanière ou estivale peuvent convenir. La période précise dépend cependant de l’espèce et du climat.

Septembre est-il un bon mois ?

Oui pour de nombreuses vivaces. La RHS recommande notamment septembre pour diviser les géraniums rustiques et les Helenium devenus trop grands ou moins vigoureux.

Peut-on diviser en novembre ?

Dans les régions douces, cela peut rester possible lorsque le sol est encore suffisamment chaud et non détrempé. Dans les zones froides, une plantation trop tardive laisse peu de temps aux racines avant le gel.

Faut-il couper toutes les feuilles ?

Non. Réduisez seulement le feuillage s’il gêne la manipulation ou s’il est déjà fortement abîmé. Garder certaines tiges pendant l’hiver peut également profiter à la faune.

Peut-on diviser une pivoine ?

Oui, mais uniquement lorsqu’une intervention est réellement nécessaire. L’automne constitue une bonne période et les divisions doivent conserver plusieurs bourgeons et suffisamment de racines. La pivoine peut ensuite demander du temps avant de refleurir correctement.

Faut-il mettre de l’engrais après division ?

Une forte fertilisation n’est généralement pas nécessaire. Préparez correctement le sol, apportez éventuellement du compost mûr en quantité raisonnable et concentrez-vous surtout sur l’arrosage et l’enracinement.

Conclusion

La division des vivaces automne est l’une des méthodes les plus simples pour multiplier gratuitement les plantes déjà présentes dans un jardin.

Elle possède surtout un autre avantage : elle permet de restaurer la vigueur de nombreuses touffes devenues trop denses ou moins florifères.

L’automne convient particulièrement bien aux vivaces ayant terminé leur floraison.

Le sol reste relativement chaud, l’évaporation diminue et les nouvelles divisions disposent encore de temps pour produire des racines avant l’hiver. La RHS situe généralement cette période entre septembre et novembre pour de nombreuses vivaces à floraison estivale, lorsque les conditions du sol sont favorables.

La méthode elle-même est simple.

Préparez d’abord les nouveaux emplacements.

Soulevez ensuite la plante avec une fourche en conservant autant de racines que possible.

Séparez la touffe avec les mains, deux fourches ou un outil propre selon sa densité.

Chaque division doit conserver des racines saines et plusieurs points de croissance lorsqu’ils sont nécessaires à l’espèce.

Replantez immédiatement à une profondeur comparable à celle de la plante d’origine, puis arrosez abondamment.

Le principal piège consiste à généraliser.

Toutes les vivaces n’aiment pas être divisées en automne. Les graminées ornementales sont généralement mieux divisées au printemps, tandis que les iris rhizomateux se travaillent plutôt après leur floraison.

Une bonne division commence donc par l’identification de la plante.

Ensuite, le jardinier n’a plus qu’à accompagner un phénomène végétal très simple : une grosse touffe devient plusieurs plantes autonomes, prêtes à reprendre leur croissance au printemps suivant.

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