Semer les choux d’hiver : le bon calendrier pour éviter la montée en graine

Semer un chou d’hiver en septembre parce qu’il sera récolté en hiver semble logique. Pourtant, pour de nombreuses variétés, c’est déjà trop tard.

Les choux destinés aux récoltes d’automne et d’hiver ont souvent besoin de plusieurs mois pour former une pomme suffisamment développée. La Royal Horticultural Society recommande ainsi de semer les choux d’hiver rustiques de la fin du printemps au début de l’été, puis de les laisser poursuivre leur croissance pendant l’automne et l’hiver.

Le calendrier dépend cependant du type de chou. Un chou pommé d’hiver, un chou de Milan, un chou de printemps ou un chou frisé ne se sèment pas exactement au même moment. La région compte également : dans les zones froides, il faut donner davantage d’avance aux plants, tandis que les climats doux permettent parfois des semis plus tardifs.

Le mauvais timing peut produire deux échecs opposés : un chou semé trop tard reste trop petit avant l’hiver ; un chou destiné au printemps et semé trop tôt peut subir suffisamment de froid pour être vernalisé puis monter rapidement en graine lorsque les températures remontent. Ce phénomène est bien documenté chez plusieurs Brassicacées.

La réussite commence donc par une question simple : quel chou voulez-vous récolter, et à quelle saison ?

Sommaire

  1. Ce que l’on appelle réellement « chou d’hiver »
  2. Pourquoi le calendrier est essentiel
  3. Comment fonctionne la montée en graine
  4. Quel calendrier selon le type de chou
  5. Comment adapter les dates aux régions françaises
  6. Semis en pépinière ou directement en place
  7. Comment repiquer les jeunes choux
  8. Quel sol préparer
  9. Comment arroser pendant l’été
  10. Quels espacements respecter
  11. Comment protéger les jeunes plants
  12. Les principaux ravageurs à surveiller
  13. Comment entretenir les choux pendant l’automne
  14. Que faire pendant l’hiver
  15. Quand récolter
  16. Les erreurs de calendrier les plus fréquentes
  17. FAQ
  18. Conclusion

Qu’appelle-t-on un chou d’hiver ?

Le terme est assez large.

Il peut désigner plusieurs choux du genre Brassica oleracea cultivés pour rester au potager pendant une partie de l’hiver ou être récoltés pendant les mois froids.

On retrouve notamment :

  • des choux pommés blancs ou rouges adaptés à l’automne-hiver ;
  • des choux de Milan ;
  • certains choux frisés ou kale ;
  • des variétés dites de printemps semées plus tard en été et hivernant sous forme de jeunes plants.

La RHS classe justement chou d’hiver, chou frisé et chou de Bruxelles parmi les légumes rustiques qu’il faut généralement semer dès la fin du printemps ou au début de l’été pour une consommation hivernale.

Cette distinction est essentielle parce qu’un chou destiné à être récolté en décembre n’est pas nécessairement semé en automne.

Il doit souvent avoir atteint une grande partie de son développement avant l’arrivée des jours courts.

Pourquoi les choux d’hiver demandent-ils autant d’anticipation ?

Le chou préfère globalement les conditions fraîches.

Une fiche technique des Chambres d’agriculture consacrée au chou pommé souligne d’ailleurs son meilleur développement en période fraîche.

Mais « aimer le frais » ne signifie pas « pousser vite en plein hiver ».

Lorsque les jours deviennent courts et que les températures chutent, la croissance ralentit fortement.

Un petit plant installé trop tard peut donc survivre sans réellement produire une belle pomme avant le printemps.

La stratégie consiste à profiter :

du printemps pour les premiers semis,

de l’été pour la croissance végétative,

de l’automne pour la formation finale,

puis de la résistance au froid pour maintenir la culture en place.

Pourquoi les choux montent-ils en graine ?

La montée en graine, ou montaison, correspond au passage de la phase végétative à la reproduction.

Au lieu de continuer à former des feuilles ou une pomme, la plante allonge une tige florale.

Elle produit ensuite :

fleurs,

puis graines.

Chez plusieurs Brassicacées bisannuelles, le froid joue un rôle dans ce changement.

La plante peut recevoir suffisamment de froid pour être « vernalisée ». Lorsque les températures redeviennent favorables, elle interprète le changement comme l’arrivée de sa deuxième saison et déclenche sa floraison. L’Université du Minnesota rappelle que l’accumulation de froid est l’un des déclencheurs de montaison chez différentes cultures de saison fraîche.

Le froid n’est pourtant pas le seul responsable

Le stress joue également un rôle.

Une plante soumise à :

un manque d’eau,

une chaleur excessive,

une reprise difficile après transplantation,

un développement irrégulier,

peut être davantage susceptible de passer prématurément en reproduction selon l’espèce et le stade.

La chaleur estivale est elle aussi problématique pour de nombreuses Brassicacées : l’Université du Minnesota recommande justement de limiter le stress thermique chez les cultures de saison fraîche, car chaleur et montaison peuvent être liées.

Le bon calendrier vise donc à éviter les deux extrêmes.

Pas trop tôt.

Pas trop tard.

Calendrier général des choux pommés d’hiver

Pour les choux d’hiver classiques, la fenêtre la plus utile se situe généralement entre le milieu du printemps et le début de l’été.

La RHS recommande de semer les choux d’hiver du milieu du printemps au début de l’été afin qu’ils soient prêts avant ou pendant l’hiver.

Une autre publication RHS donne le mois de mai comme période classique pour semer les choux d’hiver et les choux de Milan.

Pour un jardin français, on peut donc utiliser cette logique générale :

Avril à mai

Semis de nombreuses variétés tardives ou d’hiver dans les régions où la saison estivale est relativement courte.

Mai à juin

Période centrale pour de nombreux choux pommés d’hiver et choux de Milan.

Juin à début juillet

Encore possible pour certaines variétés plus rapides et dans des régions où l’automne reste doux.

Les dates exactes doivent toujours être vérifiées sur le sachet de graines, car la précocité variétale peut changer considérablement la durée de culture.

Et les choux de printemps ?

C’est là que le risque de confusion devient important.

Un chou de printemps est semé plus tard que beaucoup de choux d’hiver.

La RHS recommande généralement un semis en fin d’été, suivi d’une transplantation en automne pour une récolte à partir du milieu du printemps suivant.

Elle donne même une recommandation très précise pour limiter la montaison : autour du 20 juillet dans ses conditions de référence, environ une semaine plus tôt dans les zones plus septentrionales et une semaine plus tard dans le sud.

L’objectif est subtil.

Semé trop tôt, le chou devient trop développé avant l’hiver et peut être davantage exposé à une vernalisation favorisant une montée rapide au printemps.

Semé trop tard, il entre dans l’hiver trop petit.

Le calendrier selon les régions françaises

Il n’existe pas un calendrier valable à Lille, Brest, Lyon et Marseille.

Les dates doivent être modulées selon :

la durée de l’été,

les premières gelées,

la douceur automnale,

l’altitude,

la sécheresse estivale.

Nord, Est et zones d’altitude

Privilégiez généralement le début de la fenêtre recommandée.

Les semis de choux d’hiver peuvent commencer dès avril-mai pour les variétés lentes.

L’objectif est d’obtenir des plants suffisamment développés avant le ralentissement automnal.

Ouest océanique

Le climat plus doux permet souvent une plage assez large.

Les semis de mai à juin conviennent à de nombreuses variétés hivernales.

Les choux de printemps peuvent être semés en été pour hiverner dehors.

Centre et régions continentales modérées

Mai-juin constitue une bonne base pour les choux d’hiver, avec adaptation selon la variété.

Surveillez cependant les périodes de canicule au moment du repiquage.

Sud et zones méditerranéennes

Le froid hivernal est généralement moins limitant, mais la chaleur estivale devient le principal défi.

Il peut être préférable de décaler certaines plantations afin d’éviter qu’un jeune chou repiqué en plein été ne subisse immédiatement sécheresse et températures extrêmes.

Les Chambres d’agriculture soulignent justement que la mise en place estivale du chou pommé devient risquée en cas de manque d’eau ou de coups de chaleur.

Calendrier de culture simplifié

Voici un calendrier volontairement indicatif, à adapter au cultivar et au climat.

Type de chouSemis indicatifPlantationRécolte
Chou pommé d’hiveravril à juindébut étéautomne à hiver
Chou de Milan d’hivermai à début étéétéautomne à hiver
Chou frisé/kale d’hiverprintemps à début étéprintemps-étéautomne à hiver
Chou de printempsjuillet à août selon régionautomneprintemps suivant

La RHS confirme cette logique générale : les légumes d’hiver rustiques comme le chou, le kale et les choux de Bruxelles sont semés au printemps ou au début de l’été, alors que le chou de printemps est semé en fin d’été.

Pourquoi regarder la variété avant le calendrier ?

Parce que « chou blanc » ne suffit pas à déterminer la date de semis.

Les cultivars ont été sélectionnés pour différentes saisons.

Certaines variétés :

grossissent rapidement,

tolèrent mieux le froid,

résistent davantage à l’éclatement,

supportent mieux le stockage.

D’autres sont spécifiquement conçues pour passer l’hiver sous forme de jeunes plants.

L’Université du Minnesota recommande justement de choisir les Brassicacées en fonction de leur saison d’utilisation : variétés de printemps au printemps, variétés automnales en automne et cultivars tolérants à la chaleur lorsque la culture traverse l’été.

Le sachet de semences est donc une information technique importante.

Semer en pépinière ou directement au potager ?

Les deux sont possibles.

Mais le semis en pépinière est très pratique pour les choux.

Une fiche technique des Chambres d’agriculture sur le chou pommé mentionne précisément la production en pépinière, notamment en petites mottes, avant installation définitive.

La RHS souligne également que les choux poussent lentement et occupent beaucoup d’espace ; les semer dans une pépinière avant transplantation permet donc d’utiliser plus efficacement le potager.

Pendant que vos choux grandissent ailleurs, une planche peut encore produire :

salades,

pois,

pommes de terre précoces,

radis.

Puis les choux prennent leur place après la récolte précédente.

Comment réaliser le semis ?

Préparez un sol fin.

Semez peu profondément.

Maintenez une humidité régulière jusqu’à la levée.

Lorsque les plants se développent, éclaircissez suffisamment pour éviter une concurrence excessive.

Les plants doivent devenir :

courts,

robustes,

bien feuillus,

sans être filiformes.

Si vous utilisez des modules, ne laissez pas les racines rester trop longtemps bloquées dans un petit volume.

Un plant trop âgé et fortement à l’étroit reprend plus difficilement après transplantation.

Quand repiquer ?

Le repiquage intervient généralement lorsque le jeune chou possède plusieurs vraies feuilles et un système racinaire suffisamment développé pour maintenir la motte.

La RHS utilise pour plusieurs Brassicacées un stade d’environ cinq à six petites feuilles comme repère pratique de transplantation.

Le stade réel compte davantage que l’âge exact.

Un plant cultivé en mai sous de bonnes conditions peut se développer beaucoup plus rapidement qu’un semis réalisé tôt dans un printemps froid.

Ne transplantez pas en pleine canicule

C’est l’une des erreurs les plus fréquentes avec les choux d’hiver.

Vous avez suivi parfaitement le calendrier.

Les plants sont prêts.

Puis vous les repiquez à 14 heures pendant une semaine de forte chaleur.

La reprise peut être catastrophique.

Les Chambres d’agriculture signalent que les plantations estivales de chou pommé sont particulièrement vulnérables au manque d’eau et aux coups de chaleur.

Si possible :

plantez en soirée,

choisissez une période plus fraîche,

arrosez soigneusement,

maintenez le sol humide pendant la reprise.

Quel sol pour les choux ?

Les choux apprécient une terre fertile.

La fiche des Chambres d’agriculture consacrée au chou pommé insiste sur ses besoins en matière organique et indique un meilleur développement dans un sol dont le pH se situe dans une zone proche de la neutralité.

Au jardin, préparez donc une terre :

profonde,

fertile,

capable de retenir l’eau,

mais sans stagnation prolongée.

Le chou produit beaucoup de biomasse.

Une grosse pomme nécessite :

des feuilles nombreuses,

une forte activité racinaire,

une alimentation régulière.

Une terre extrêmement pauvre donne rarement des résultats satisfaisants.

Pourquoi faut-il tasser le sol ?

Contrairement à beaucoup de légumes-racines, les choux apprécient un sol relativement ferme.

Une plante qui se balance continuellement dans le vent peut mal s’ancrer.

Après plantation :

ramenez la terre,

tassez correctement autour de la motte,

puis arrosez.

Ne confondez pas toutefois « terre ferme » avec « sol compacté et asphyxié ».

La structure doit rester capable de laisser circuler l’eau et l’air.

Quel espacement prévoir ?

L’espacement dépend énormément du cultivar.

Les petits choux peuvent être cultivés relativement proches.

Les grands choux d’hiver peuvent devenir imposants.

L’étiquette variétale reste donc le meilleur guide.

Un manque d’espace provoque :

concurrence pour la lumière,

moins de circulation d’air,

petites pommes,

entretien plus difficile.

Ne réduisez pas de moitié la distance recommandée simplement pour placer davantage de plants.

Dix gros choux correctement espacés peuvent être beaucoup plus intéressants que vingt petits végétaux concurrencés.

L’arrosage est crucial après transplantation

Le chou n’aime pas les fortes variations d’humidité pendant sa croissance.

Les documents techniques des Chambres d’agriculture classent le chou parmi les cultures exigeantes en eau, notamment au moment de la plantation.

C’est particulièrement important lorsque les choux d’hiver sont installés en été.

Arrosez profondément.

Puis contrôlez régulièrement le sol.

Un paillage peut contribuer à réduire :

évaporation,

échauffement,

croûte superficielle.

Évitez cependant d’enfermer le collet dans une couche humide et compacte.

Pourquoi un stress hydrique peut-il ruiner le calendrier ?

Une plante qui manque d’eau pendant plusieurs semaines ne rattrape pas toujours complètement son retard.

Un chou semé « à la bonne date » mais bloqué en juillet par la sécheresse peut finalement se comporter comme s’il avait été semé beaucoup plus tard.

La date inscrite sur votre carnet ne suffit donc pas.

Le véritable calendrier est celui de la croissance effective.

Un chou doit entrer dans l’automne avec suffisamment de feuilles et de vigueur.

Les principaux ravageurs des jeunes choux

Les Brassicacées attirent plusieurs ravageurs.

Parmi les plus fréquents figurent :

altises,

chenilles de piérides,

pucerons,

mouches du chou,

limaces selon les conditions.

Les Bulletins de santé du végétal des Chambres d’agriculture suivent notamment régulièrement la mouche du chou, y compris sur les choux pommés et les jeunes plants.

Au jardin, inspectez surtout :

dessous des feuilles,

cœur du plant,

base de la tige.

Une intervention précoce est plus simple qu’une lutte après destruction du cœur.

Le filet anti-insectes est particulièrement utile

Une barrière physique correctement installée peut empêcher plusieurs ravageurs d’atteindre les choux.

Le filet doit :

être adapté au ravageur ciblé,

ne pas présenter de trous,

être correctement fixé au sol.

Il est particulièrement utile lorsque vous cultivez régulièrement des Brassicacées dans un secteur où les piérides ou altises sont nombreuses.

Retirez-le ou soulevez-le seulement pour l’entretien lorsque nécessaire.

Que faire à l’automne ?

À l’automne, l’objectif change.

Les températures diminuent.

La croissance devient plus lente.

Maintenez les plantes :

désherbées,

correctement ancrées,

sans stress hydrique important lors des périodes sèches.

Ne cherchez plus à provoquer une croissance très tendre avec une fertilisation azotée excessive tard dans la saison.

Des tissus particulièrement tendres résistent souvent moins bien aux contraintes climatiques.

Un bon chou d’hiver doit entrer dans la saison froide correctement formé.

Le gel améliore-t-il les choux ?

Plusieurs choux rustiques supportent très bien le froid.

La RHS considère chou d’hiver et kale parmi les légumes capables de rester au jardin pendant les périodes de gel.

La tolérance varie toutefois énormément selon :

l’espèce,

le cultivar,

l’intensité du gel,

sa durée,

l’humidité du sol.

Une variété simplement décrite comme « chou » ne doit pas être supposée résistante à n’importe quelle température.

Choisissez des cultivars clairement recommandés pour l’hivernage dans votre région.

Faut-il protéger les choux en hiver ?

Dans de nombreuses régions, les variétés rustiques n’ont besoin d’aucune protection particulière.

Dans des conditions plus sévères, un voile peut réduire l’impact :

du vent,

des gels ponctuels,

des changements rapides de température.

Les Chambres d’agriculture recommandent plus généralement d’adapter dates de semis et de plantation au risque de gel et de surveiller tout particulièrement les jeunes plants et jeunes semis.

Un chou adulte bien enraciné est généralement beaucoup plus résistant qu’une petite plantation récente.

Quand récolter ?

La récolte dépend du type de chou.

Un chou pommé est généralement prêt lorsque :

la tête a atteint une taille correcte,

elle devient dense,

elle reste ferme lorsqu’on la presse légèrement.

N’attendez pas nécessairement une taille gigantesque.

Certaines variétés restent naturellement compactes.

Coupez la pomme avec un couteau propre.

Sur certains choux, laisser la tige et quelques feuilles peut favoriser la production de petites pousses secondaires, mais ce comportement varie selon le type.

Pourquoi certaines pommes éclatent-elles ?

Une pomme mature peut se fendre après une forte reprise de croissance, notamment lorsque de fortes pluies suivent une période sèche.

Les feuilles internes grossissent rapidement et exercent une pression sur les couches externes.

La meilleure prévention reste :

une humidité relativement régulière,

une récolte lorsque la pomme est prête.

Ne laissez pas pendant des semaines un chou arrivé à maturité simplement pour qu’il paraisse plus gros.

Les erreurs de timing les plus fréquentes

Semer un chou d’hiver en septembre

Pour de nombreuses variétés, c’est trop tard.

La RHS recommande plutôt la fin du printemps et le début de l’été pour les récoltes hivernales.

Semer un chou de printemps beaucoup trop tôt

Le plant devient trop développé avant l’hiver et peut monter plus rapidement au printemps.

La RHS recommande une fenêtre estivale relativement précise pour ce groupe.

Utiliser le même calendrier dans toute la France

Le climat change trop fortement entre régions.

Solution : décaler la fenêtre selon votre saison locale et la variété.

Transplanter en pleine chaleur

La date peut être correcte, mais le stress arrête la croissance.

Les Chambres d’agriculture identifient justement chaleur et manque d’eau comme risques importants pour les plantations estivales de chou.

Choisir une variété de printemps pour une récolte hivernale

Même une bonne date ne compensera pas complètement un cultivar choisi pour une autre saison.

Semer trop tard puis suralimenter en azote

L’engrais ne remplace pas les semaines de croissance perdues.

Laisser les plants à l’étroit trop longtemps

Un plant âgé et chétif peut reprendre moins rapidement après installation.

Négliger l’arrosage en juillet

La culture prend du retard précisément au moment où elle devrait construire sa masse foliaire.

Calendrier pratique selon l’objectif

Récolte en automne

Semez généralement au printemps, selon la précocité du cultivar.

Repiquez au printemps ou au début de l’été.

Récolte au cœur de l’hiver

Semez principalement de mai à juin pour de nombreuses variétés adaptées.

Repiquez pendant l’été et maintenez une irrigation régulière.

Récolte en fin d’hiver

Choisissez une variété très rustique, avec une durée de culture adaptée.

Un semis de fin de printemps ou début d’été reste généralement la logique de base.

Récolte au printemps suivant

Utilisez un véritable chou de printemps.

Semez en été et transplantez à l’automne.

Comment réduire le risque de montaison ?

Le premier levier est le bon cultivar.

Le deuxième est le bon calendrier.

Ensuite :

évitez les transplantations trop précoces exposant de jeunes plants à une longue période froide ;

maintenez une croissance régulière ;

réduisez les stress hydriques ;

évitez les périodes de chaleur extrême lors de l’installation ;

ne conservez pas indéfiniment des plants bloqués dans leurs godets.

L’Université du Minnesota souligne que le froid accumulé peut favoriser la vernalisation, tandis que la chaleur excessive constitue également un stress susceptible de favoriser la montaison chez les cultures de saison fraîche.

Idées reçues

« Les choux d’hiver doivent être semés en hiver »

Faux.

Beaucoup sont semés plusieurs mois plus tôt, au printemps ou au début de l’été.

« Plus je sème tôt, plus mon chou sera gros »

Pas forcément.

Un semis trop précoce peut produire une plante mal synchronisée avec sa saison et augmenter le risque de montaison pour certains types.

« Le gel fait automatiquement monter tous les choux »

Non.

La réaction dépend de l’espèce, du cultivar, de l’âge du plant et de la durée d’exposition.

« Tous les choux ont le même calendrier »

Faux.

Choux de printemps, d’hiver, de Milan et kale possèdent des fenêtres différentes.

« Un chou en retard peut être rattrapé avec beaucoup d’engrais »

Non.

La durée du jour, la température et le temps disponible deviennent limitants.

« Une plantation de juillet n’a jamais besoin d’être arrosée parce que le chou aime le frais »

Faux.

Les choux installés pendant l’été sont particulièrement sensibles au manque d’eau et à la chaleur.

FAQ sur semer choux d’hiver calendrier

Quand semer les choux d’hiver ?

Pour de nombreux choux d’hiver, la période principale va du milieu du printemps au début de l’été. La RHS recommande les semis de printemps-début été pour les légumes rustiques destinés à l’hiver.

Mai est-il une bonne période ?

Oui pour de nombreux choux pommés d’hiver et choux de Milan. La RHS cite précisément mai comme période adaptée à ces catégories dans son calendrier général.

Peut-on encore semer en juillet ?

Cela dépend du cultivar et du climat. Juillet est davantage adapté aux choux de printemps ou à certaines variétés rapides qu’aux choux d’hiver les plus longs à mûrir.

Pourquoi mon chou monte-t-il en graine au printemps ?

Une exposition prolongée au froid suivie d’un réchauffement peut déclencher la floraison chez différentes Brassicacées. Un mauvais calendrier de semis augmente ce risque.

Quand semer les choux de printemps ?

En fin d’été, puis les repiquer en automne pour une récolte au printemps suivant.

Faut-il semer directement en place ?

Ce n’est pas obligatoire. La pépinière ou les modules sont pratiques car les choux poussent lentement et occupent longtemps leur emplacement définitif.

Pourquoi mes choux restent-ils petits en hiver ?

Ils ont peut-être été semés ou repiqués trop tard. La croissance ralentit fortement avec la baisse des températures et de la durée du jour.

Comment limiter le stress après repiquage ?

Plantez si possible par temps relativement frais, arrosez immédiatement puis maintenez le sol humide pendant l’installation. Les Chambres d’agriculture soulignent la sensibilité des plantations estivales de chou au manque d’eau et aux fortes températures.

Conclusion

Pour bien semer les choux d’hiver, le calendrier doit être pensé à rebours depuis la récolte.

Si vous voulez un chou prêt en décembre, ne commencez pas à réfléchir au semis en septembre.

Il doit déjà avoir derrière lui plusieurs mois de croissance.

La RHS recommande ainsi de semer les légumes hivernaux lents comme les choux pommés, le kale et les choux de Bruxelles de la fin du printemps au début de l’été. Ils disposent alors de la belle saison pour produire suffisamment de végétation avant de ralentir avec l’hiver.

Pour beaucoup de choux pommés d’hiver et choux de Milan, mai constitue un excellent point de départ.

Mais aucune date ne doit être appliquée aveuglément.

Regardez d’abord la variété.

Puis votre climat.

Dans le Nord, l’Est ou en altitude, donnez davantage d’avance aux cultivars à cycle long.

Dans les régions chaudes, le problème inverse apparaît : la plantation estivale peut être fortement ralentie par les coups de chaleur et la sécheresse. Les Chambres d’agriculture soulignent précisément cette vulnérabilité du chou pommé installé en été.

Les choux de printemps nécessitent encore une autre stratégie.

Ils sont semés plus tard en été pour hiverner sans être trop développés. La RHS recommande une fenêtre autour de juillet dans ses conditions, avec un léger décalage selon le climat. Un semis trop précoce favorise une montée plus rapide au printemps, tandis qu’un semis très tardif peut donner un plant insuffisamment développé pour passer correctement l’hiver.

La montaison ne doit donc pas être considérée comme un accident totalement imprévisible.

Elle résulte en partie de la biologie du chou.

Chez plusieurs Brassicacées, l’exposition au froid peut préparer la plante à fleurir lorsque les températures remontent. Les stress de chaleur ou de croissance irrégulière peuvent eux aussi perturber la culture.

Pour réduire ce risque, combinez quatre éléments :

un cultivar correspondant réellement à la saison ;

une date de semis adaptée ;

un repiquage sans stress excessif ;

une croissance régulière grâce à une terre fertile et suffisamment humide.

Le semis en pépinière reste une excellente technique. Les Chambres d’agriculture l’utilisent dans leurs recommandations techniques pour le chou pommé, et la RHS souligne qu’il permet d’éviter d’immobiliser longtemps la planche définitive.

Lorsque les plants ont plusieurs vraies feuilles, installez-les dans un sol fertile et suffisamment ferme.

Arrosez immédiatement.

Puis surveillez surtout les premières semaines.

Une plantation réussie au mois de juin peut fabriquer une grande quantité de feuillage avant l’automne.

Une plantation qui passe juillet à manquer d’eau peut perdre plusieurs semaines essentielles.

Enfin, acceptez qu’un calendrier soit toujours local.

Les dates figurant sur un sachet ou dans un guide sont des fenêtres, pas des rendez-vous absolus.

La variété, la région, l’altitude et la météo de l’année doivent toujours avoir le dernier mot.

Le meilleur chou d’hiver n’est donc pas celui que l’on sème le plus tôt.

C’est celui que l’on sème suffisamment tôt pour atteindre une bonne taille avant le froid, mais suffisamment tard et avec la bonne variété pour rester en phase avec son cycle naturel.

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