Le baobab, l’arbre qui a marqué Le Petit Prince

Le baobab possède une silhouette immédiatement reconnaissable : un tronc énorme, souvent renflé, surmonté de branches qui peuvent donner l’impression de racines dressées vers le ciel. Dans les savanes africaines, Adansonia digitata est devenu l’un des arbres les plus emblématiques du continent. Son tronc fonctionne comme un vaste réservoir d’eau, son bois contient une proportion exceptionnelle de tissus gorgés d’humidité, et certains individus atteignent des âges dépassant largement le millénaire. (powo.science.kew.org)

Pour des millions de lecteurs, pourtant, le mot « baobab » évoque d’abord une petite planète et un enfant aux cheveux d’or. Dans Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry transforme cet arbre immense en menace potentielle : sur l’astéroïde B 612, les jeunes pousses doivent être reconnues et arrachées avant qu’elles ne deviennent assez grandes pour envahir la planète.

Le livre est publié pour la première fois à New York le 6 avril 1943, simultanément en français et en anglais par Reynal & Hitchcock. La première édition publiée en France par Gallimard ne paraît qu’en 1946, après la mort de Saint-Exupéry. (blog.lepetitprince.com)

Le baobab du Petit Prince est donc à la fois un véritable prodige botanique et une image littéraire devenue universelle. Et, à une échelle beaucoup plus modeste, il est même possible de cultiver cet arbre africain en pot sous climat tempéré, à condition de respecter son besoin de chaleur, de lumière et surtout de repos hivernal au sec.

Sommaire

  1. Qu’est-ce qu’un baobab ?
  2. Où pousse Adansonia digitata ?
  3. Pourquoi son tronc devient-il si gros ?
  4. Le baobab stocke-t-il réellement de l’eau ?
  5. Combien de temps peut vivre un baobab ?
  6. Pourquoi son âge est-il difficile à mesurer ?
  7. Comment le baobab apparaît-il dans Le Petit Prince ?
  8. Que représentent les baobabs dans le récit ?
  9. Saint-Exupéry parlait-il vraiment de botanique ?
  10. Guide pratique : cultiver un baobab en pot
  11. Comment gérer l’arrosage et l’hiver ?
  12. Peut-on obtenir un grand baobab en appartement ?
  13. FAQ
  14. Conclusion

Qu’est-ce qu’un baobab ?

Le mot « baobab » ne désigne pas une seule espèce.

Il correspond au genre Adansonia, appartenant à la famille des Malvacées.

Plusieurs espèces existent à Madagascar, une en Australie et différentes formes sont présentes en Afrique. Pour parler du baobab africain le plus connu, l’espèce de référence est Adansonia digitata.

Kew situe son aire naturelle dans une grande partie de l’Afrique tropicale et australe, ainsi que dans le sud de la péninsule Arabique. L’espèce pousse principalement dans des biomes tropicaux à saison sèche marquée. (powo.science.kew.org)

Un baobab adulte peut dépasser 20 mètres de hauteur, même si sa hauteur est souvent moins impressionnante que son diamètre.

C’est surtout son tronc qui attire l’attention.

Il peut devenir extraordinairement large, parfois composé de plusieurs tiges fusionnées au cours du temps.

Pourquoi le tronc du baobab devient-il si gros ?

Le baobab est adapté aux environnements où l’eau est abondante pendant une partie de l’année puis très rare pendant plusieurs mois.

Plutôt que de conserver un tronc dur et dense comme celui d’un chêne, il possède des tissus beaucoup plus riches en eau.

Kew le compare à une sorte de succulente géante. Certaines estimations indiquent qu’une très grande proportion du volume du tronc peut être constituée d’eau, avec des valeurs pouvant approcher 80 % dans certains tissus ou conditions. (kew.org)

Il serait toutefois trompeur de considérer le tronc comme une simple citerne creuse remplie d’eau liquide.

L’eau est stockée dans les tissus vivants.

Le tronc peut se contracter ou gonfler selon la saison et la disponibilité hydrique.

Cette architecture participe à la survie de l’arbre pendant les longues périodes sèches.

Le baobab stocke-t-il réellement de l’eau ?

Oui.

C’est l’une de ses adaptations les mieux établies.

Ses tissus parenchymateux permettent d’accumuler de grandes quantités d’eau pendant la saison humide puis de les mobiliser lorsque le sol s’assèche.

Kew rapporte même que les éléphants peuvent endommager les troncs en cherchant à atteindre les tissus humides pendant les périodes sèches. (powo.science.kew.org)

Cette capacité explique également un comportement important pour sa culture en pot : un baobab supporte beaucoup mieux un manque temporaire d’eau qu’un substrat froid et constamment détrempé.

Les racines et le tronc sont adaptés à l’alternance entre périodes humides et périodes sèches, pas à une saturation permanente.

Un arbre qui perd ses feuilles pendant la sécheresse

Le baobab africain est caduc.

Dans son environnement naturel, il perd généralement ses feuilles pendant la saison sèche.

Cette chute réduit considérablement les pertes d’eau par transpiration.

Lorsque les conditions redeviennent favorables, de nouvelles feuilles apparaissent.

Cette particularité est essentielle pour les jardiniers qui cultivent un jeune baobab en intérieur : une chute automnale ou hivernale des feuilles n’indique pas nécessairement que la plante meurt.

Elle peut simplement entrer en dormance.

Combien de temps peut vivre un baobab ?

La longévité du baobab est exceptionnelle.

Kew rapporte qu’une datation au carbone 14 réalisée sur un baobab namibien avait donné un âge d’environ 1 275 ans, faisant de cet individu l’un des arbres à fleurs les plus anciens directement datés. (powo.science.kew.org)

Des travaux plus récents utilisant également la datation radiocarbone ont montré que plusieurs très grands baobabs africains sont millénaires.

Une étude publiée dans Nature Plants en 2018 décrit le baobab africain comme l’un des plus grands et des plus longévifs arbres à fleurs et documente plusieurs individus extrêmement anciens. (nature.com)

Il faut cependant éviter les chiffres spectaculaires non vérifiés qui attribuent automatiquement 3 000, 5 000 ou même 6 000 ans à certains arbres.

Les datations fiables donnent des âges impressionnants, mais chaque individu doit être étudié séparément.

Pourquoi l’âge d’un baobab est-il difficile à mesurer ?

Chez un arbre classique, on peut parfois compter les cernes du bois.

Le baobab pose plusieurs problèmes.

Son bois est relativement mou et riche en eau.

Les très vieux individus possèdent souvent une architecture complexe formée de plusieurs tiges fusionnées autour d’un espace central.

Un grand tronc n’est donc pas nécessairement une seule tige ayant grossi régulièrement pendant des siècles.

Les travaux de radiocarbone ont montré que certains baobabs géants possèdent une sorte d’architecture circulaire constituée de plusieurs tiges d’âges différents. (nature.com)

Pour déterminer leur histoire, les chercheurs prélèvent donc de petits échantillons et datent différentes zones.

Le baobab dans Le Petit Prince

Dans le livre de Saint-Exupéry, les baobabs apparaissent très tôt comme un problème quotidien de l’astéroïde B 612.

Le Petit Prince explique que sa planète contient de bonnes et de mauvaises graines.

Lorsqu’une jeune pousse apparaît, il faut déterminer rapidement de quelle plante il s’agit.

Une rose peut être laissée tranquille.

Un baobab doit être éliminé.

Pourquoi ?

Parce qu’une fois adulte, l’arbre deviendrait beaucoup trop grand pour une si petite planète.

Le site officiel du Petit Prince confirme que la planète du héros comporte précisément des baobabs et une rose, deux éléments essentiels de son univers. (lepetitprince.com)

Le livre a bien été publié en 1943

La chronologie mérite une précision car on trouve parfois 1943 et 1946 selon les bibliographies.

Les deux dates correspondent à deux événements différents.

Saint-Exupéry écrit Le Petit Prince pendant son exil aux États-Unis.

À la fin de 1942, il remet son manuscrit à son éditeur.

Le 6 avril 1943, Reynal & Hitchcock publie à New York simultanément la version originale française et sa traduction anglaise. (blog.lepetitprince.com)

Saint-Exupéry quitte ensuite les États-Unis pour rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord.

Il disparaît en mission le 31 juillet 1944.

En France, où son œuvre n’avait pas encore été publiée dans cette édition pendant la guerre, Gallimard fait paraître Le Petit Prince en 1946. (lepetitprince.com)

La formulation historiquement exacte est donc :

première publication mondiale à New York en 1943 ; première publication en France en 1946.

Que représentent les baobabs dans le récit ?

Il est tentant de donner une seule interprétation définitive.

Ce serait aller trop loin.

Dans le texte, les baobabs fonctionnent clairement comme une image de quelque chose qu’il faut reconnaître et maîtriser avant que cela ne devienne trop grand.

Le Petit Prince insiste sur la discipline quotidienne nécessaire pour arracher les jeunes pousses.

Cela peut naturellement être lu comme une métaphore de mauvaises habitudes, de problèmes négligés ou de dangers qui deviennent incontrôlables lorsqu’on les laisse se développer.

Mais Saint-Exupéry ne fournit pas dans le récit une définition unique disant : « les baobabs représentent précisément telle chose ».

Il est donc plus rigoureux de parler d’une image morale ouverte, dont la force vient justement de sa simplicité.

Une image botanique volontairement impossible

Dans la réalité, un baobab ne détruirait évidemment pas une petite planète.

Saint-Exupéry utilise la taille réelle et impressionnante de l’arbre pour construire une exagération poétique.

Un baobab adulte peut posséder un tronc gigantesque.

Sur l’astéroïde minuscule du Petit Prince, quelques individus suffiraient donc, dans la logique du conte, à tout envahir.

La botanique réelle fournit l’image.

La littérature transforme cette image en leçon.

Saint-Exupéry connaissait-il personnellement les baobabs ?

Saint-Exupéry avait une longue expérience de l’Afrique du Nord et du Sahara comme aviateur, mais il faut rester prudent lorsqu’on cherche à reconstruire l’origine exacte de chaque dessin ou symbole.

Aucune source utilisée ici ne permet d’affirmer qu’un baobab précis observé lors d’un voyage aurait directement inspiré le passage.

Ce que l’on peut affirmer est que le baobab était déjà un symbole africain immédiatement reconnaissable et que Saint-Exupéry en fait l’un des éléments centraux de la planète du Petit Prince.

Guide pratique : cultiver un baobab en pot

Sous climat tempéré, la pleine terre est rarement possible.

Adansonia digitata vient de régions tropicales sèches et ne supporte pas le gel.

La culture en pot mobile est donc la solution la plus réaliste.

Commencer avec une graine ou un jeune plant

Kew indique que les graines de Adansonia digitata peuvent germer facilement lorsque leur dormance est correctement levée, même si l’installation initiale peut prendre du temps. (powo.science.kew.org)

Pour un jardinier, l’achat d’un jeune plant correctement identifié est souvent plus simple.

Si vous semez, utilisez des graines provenant d’un fournisseur fiable.

Le tégument étant dur, les protocoles horticoles utilisent souvent un trempage préalable, parfois associé à une légère scarification.

Donner énormément de lumière

Le baobab doit être installé dans l’un des endroits les plus lumineux disponibles.

Au printemps et en été, une terrasse ou un balcon très ensoleillé lui convient si la plante a été progressivement habituée au soleil direct.

Une transition trop brutale entre un intérieur sombre et le plein soleil peut brûler de jeunes feuilles.

En intérieur, placez-le près d’une fenêtre recevant beaucoup de lumière.

Une plante maintenue trop sombre produit des pousses faibles et allongées.

Utiliser un substrat très drainant

C’est probablement le point le plus important.

Le pot doit comporter de véritables trous d’évacuation.

Utilisez un substrat aéré et drainant, qui retient un peu d’humidité pendant la croissance mais ne reste jamais saturé pendant plusieurs jours.

Les principes généraux de la culture en contenant recommandent justement un mélange capable de conserver une partie de l’eau tout en laissant rapidement s’évacuer l’excès. (missouribotanicalgarden.org)

Évitez une terre de jardin lourde placée seule dans un pot.

Arroser pendant la croissance, pas toute l’année

Au printemps et en été, un baobab en croissance peut recevoir des arrosages réguliers.

Laissez toutefois le substrat sécher partiellement entre deux apports.

Le problème classique n’est pas de manquer un arrosage.

C’est d’appliquer le même calendrier en novembre qu’en juillet.

Lorsque la croissance ralentit et que les feuilles tombent, les besoins diminuent fortement.

L’hiver : presque sec

La dormance hivernale est la phase la plus délicate sous climat tempéré.

Les guides spécialisés en culture des baobabs recommandent de maintenir A. digitata hors gel, idéalement au-dessus d’environ 10 à 13 °C, avec des arrosages extrêmement réduits pendant sa période sans feuilles. (llifle.com)

Une plante sans feuilles, dans une pièce fraîche, consomme très peu d’eau.

Un substrat constamment humide favorise alors les pourritures.

Le principe est simple :

chaud et en croissance = davantage d’eau ; frais et dormant = presque sec.

Le baobab peut-il rester dehors en hiver ?

Pas dans la majeure partie de la France métropolitaine.

Il ne doit pas être exposé au gel.

À l’automne, rentrez le pot avant les premières températures réellement froides.

Une véranda chauffée, une serre tempérée ou une pièce très lumineuse constituent de meilleures solutions.

Dans les régions méditerranéennes les plus douces, une sortie très longue pendant l’année est envisageable, mais la protection hivernale reste nécessaire dès qu’un risque de gel existe.

Quel pot choisir ?

Un jeune baobab n’a pas besoin d’un énorme contenant immédiatement.

Un pot excessivement grand contient beaucoup de substrat inutilisé qui sèche lentement, augmentant le risque de maintenir les racines humides trop longtemps.

Rempotez progressivement à mesure que le système racinaire se développe.

Un pot lourd peut être utile lorsque le tronc et la couronne deviennent plus importants, car la plante peut finir par devenir instable.

Peut-on le tailler ?

Oui.

La culture en pot implique nécessairement de limiter son développement.

Kew cultive d’ailleurs des baobabs sous serre et indique que certaines espèces doivent être régulièrement taillées lorsqu’elles deviennent trop vigoureuses pour l’espace disponible. (kew.org)

Une taille légère au moment adapté permet de conserver une silhouette compacte.

Certains amateurs conduisent même le baobab en bonsaï, profitant de son tronc renflé et de sa capacité à supporter une taille contrôlée.

Fleurira-t-il dans un appartement ?

Il vaut mieux ne pas compter dessus.

Kew indique que Adansonia digitata peut demander 16 à 23 ans avant sa première floraison, même dans des conditions permettant un développement normal. (powo.science.kew.org)

En pot et sous climat tempéré, les contraintes supplémentaires peuvent encore retarder ou empêcher cette étape.

L’intérêt de la culture domestique est donc principalement architectural et botanique.

FAQ

Quel baobab est le plus souvent associé à l’Afrique ?

Le baobab africain Adansonia digitata. Kew situe son aire naturelle dans une grande partie de l’Afrique tropicale et australe ainsi que dans le sud de la péninsule Arabique. (powo.science.kew.org)

Le baobab contient-il vraiment de l’eau dans son tronc ?

Oui. Ses tissus sont adaptés au stockage d’importantes quantités d’eau, ce qui aide l’arbre à traverser les longues saisons sèches. Il ne s’agit cependant pas d’un tronc creux rempli comme une citerne.

Combien de temps vit un baobab ?

Certains individus dépassent largement mille ans. Une datation citée par Kew donne environ 1 275 ans pour un baobab de Namibie. (powo.science.kew.org)

Le Petit Prince a-t-il été publié en 1943 ou 1946 ?

Les deux dates apparaissent parce qu’elles correspondent à deux éditions différentes. L’édition originale paraît à New York le 6 avril 1943, en français et en anglais. La première édition publiée en France par Gallimard date de 1946. (blog.lepetitprince.com)

Pourquoi le Petit Prince arrache-t-il les baobabs ?

Dans le récit, sa planète est si petite qu’un baobab devenu adulte pourrait l’envahir. Les jeunes pousses doivent donc être éliminées avant de grandir.

Les baobabs représentent-ils le mal ?

Le texte permet différentes lectures, mais il ne donne pas une définition unique et explicite. Ils peuvent notamment être interprétés comme l’image de problèmes qu’il faut traiter avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.

Peut-on cultiver un baobab en France ?

Oui en pot. Il doit être protégé du gel et rentré en hiver dans la plupart des régions.

Perd-il ses feuilles en hiver ?

Il peut perdre ses feuilles pendant sa période de repos. C’est un comportement normal pour une espèce adaptée à une longue saison sèche.

Faut-il arroser un baobab en hiver ?

Très peu lorsqu’il est dormant, surtout si la température est fraîche et qu’il n’a plus de feuilles. Le substrat humide et froid est beaucoup plus dangereux qu’une période sèche.

Peut-on cultiver un baobab comme bonsaï ?

Oui. Sa croissance peut être contenue par la taille et la culture en pot, même si cela produit évidemment une forme très différente d’un arbre sauvage adulte.

Conclusion

Le baobab du Petit Prince est l’un de ces rares exemples où une plante réelle devient presque aussi célèbre pour sa vie littéraire que pour sa biologie.

Dans la nature, Adansonia digitata est déjà extraordinaire.

Son tronc épais stocke de grandes quantités d’eau dans ses tissus. Son feuillage disparaît pendant la saison sèche afin de réduire les pertes hydriques. Son architecture peut devenir composée de plusieurs tiges fusionnées. Et certains individus survivent pendant plus d’un millénaire. (nature.com)

Saint-Exupéry transforme ces dimensions réelles en une image adaptée à une planète minuscule.

Dans Le Petit Prince, le problème n’est pas qu’un baobab soit intrinsèquement mauvais. Le danger vient du moment où on le laisse grandir au mauvais endroit et sans contrôle.

Une petite pousse peut encore être arrachée.

Un arbre gigantesque ne le peut plus.

Cette logique simple explique probablement pourquoi le passage est resté si mémorable, même si le texte laisse volontairement ouverte l’interprétation exacte du symbole.

La chronologie littéraire mérite également d’être conservée avec précision : Le Petit Prince paraît pour la première fois le 6 avril 1943 à New York, simultanément en français et en anglais. L’édition française publiée en France n’arrive qu’en 1946, après la disparition de l’auteur. (blog.lepetitprince.com)

Et contrairement au Petit Prince, un jardinier n’est pas obligé d’arracher son baobab.

Il peut même en cultiver un.

Sous climat tempéré, Adansonia digitata devient une plante de collection en pot : beaucoup de lumière, un substrat très drainant, des arrosages raisonnables pendant la croissance, presque pas d’eau pendant la dormance et aucune exposition au gel.

Il ne deviendra probablement jamais le géant millénaire des savanes africaines.

Mais même dans un pot, son tronc renflé, sa dormance saisonnière et sa capacité à repartir après plusieurs mois de repos permettent d’observer certaines des adaptations qui ont fait du baobab à la fois un monument vivant de la botanique africaine et l’un des arbres les plus célèbres de la littérature française.

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