Cultiver le topinambour sans qu’il envahisse tout le jardin

Le topinambour, Helianthus tuberosus, est l’un des légumes les plus faciles à réussir… et justement l’un des plus faciles à laisser déborder de sa parcelle. Cette grande Astéracée vivace produit sous terre de nombreux tubercules capables de redonner de nouvelles tiges l’année suivante. La RHS le classe explicitement parmi les plantes comestibles potentiellement envahissantes au jardin si elles ne sont pas correctement maîtrisées.

Cette vigueur n’est pourtant pas un défaut si elle est anticipée. En choisissant soigneusement son emplacement, en récoltant méthodiquement les tubercules et en limitant physiquement la zone de culture, on peut profiter de récoltes abondantes sans transformer tout le potager en colonie de topinambours. La Chambre d’agriculture, dans ses essais sur cette culture, souligne d’ailleurs que la date de plantation et la période de récolte doivent être pensées dès l’installation.

Le topinambour possède aussi un intérêt culinaire réel. Ses tubercules ont une saveur douce, légèrement noisettée, et peuvent être cuisinés de nombreuses façons, un peu comme des pommes de terre. La RHS recommande toutefois de commencer par de petites quantités, car les glucides qu’ils contiennent peuvent provoquer des fermentations digestives chez certaines personnes.

Sommaire

  1. Qu’est-ce que le topinambour ?
  2. Pourquoi devient-il facilement envahissant ?
  3. Où l’installer au jardin ?
  4. Quel sol et quelle exposition lui conviennent ?
  5. Quand planter les tubercules ?
  6. Guide pas à pas de plantation
  7. Comment contenir efficacement la culture ?
  8. Faut-il le cultiver en pot ou en bac ?
  9. Comment l’entretenir pendant l’été ?
  10. Faut-il tuteurer les tiges ?
  11. Quand récolter les topinambours ?
  12. Comment éviter les repousses après récolte ?
  13. Peut-on laisser les tubercules en terre ?
  14. Comment les conserver après arrachage ?
  15. Comment cuisiner les topinambours ?
  16. Erreurs courantes
  17. FAQ
  18. Conclusion

Qu’est-ce que le topinambour ?

Le topinambour est une plante vivace de la famille des Astéracées.

Son nom botanique est Helianthus tuberosus.

Il appartient donc au même genre que les tournesols.

La ressemblance devient évidente lorsque la plante atteint sa pleine taille : longues tiges verticales, feuilles nombreuses et, selon les conditions et variétés, fleurs jaunes rappelant de petits tournesols.

La RHS décrit Helianthus tuberosus comme une grande vivace produisant sous terre des tubercules charnus et recommandée pour les sols modérément fertiles, humides mais bien drainés, en plein soleil.

La partie consommée est le tubercule.

Il ne s’agit donc pas d’un « artichaut » au sens botanique.

Le topinambour n’a pas de lien proche avec l’artichaut cultivé, Cynara cardunculus. La comparaison vient surtout de sa saveur, parfois rapprochée de celle du fond d’artichaut.

Pourquoi le topinambour devient-il envahissant ?

La réponse est sous vos pieds.

Chaque pied peut produire de nombreux tubercules.

À la récolte, même un petit morceau oublié dans le sol peut redémarrer au printemps suivant.

Le problème n’est donc pas une dissémination spectaculaire par graines dans tout le voisinage.

Dans un potager, l’expansion vient surtout du réseau de tubercules souterrains.

La RHS classe d’ailleurs le topinambour parmi les plantes comestibles pouvant devenir gênantes par leur vigueur.

Cette capacité de multiplication explique pourquoi une culture installée sans limite claire peut progressivement :

déborder dans une allée,

envahir une parcelle voisine,

repousser après une récolte supposée complète,

réapparaître pendant plusieurs saisons.

Les tubercules peuvent-ils aller loin ?

Oui.

La RHS précise que dans une terre légère, les tubercules peuvent s’enfoncer assez profondément et s’étaler largement autour du pied.

C’est un point important pour le confinement.

Une simple bordure décorative de quelques centimètres ne suffit donc pas à contrôler sérieusement la culture.

Il faut penser comme pour une vivace rhizomateuse vigoureuse : définir une zone, la surveiller et retirer régulièrement ce qui dépasse.

Où planter le topinambour ?

Choisissez son emplacement avant tout en fonction de sa taille et de sa vigueur.

Évitez de l’installer :

au milieu d’une planche de légumes annuels,

juste à côté de petites cultures,

dans une zone où vous changez régulièrement la rotation,

contre une limite de propriété difficile à surveiller.

Un emplacement périphérique du potager est généralement plus logique.

Par exemple :

le fond d’une parcelle,

le long d’une clôture,

une zone dédiée aux vivaces comestibles.

Ses hautes tiges peuvent également jouer un rôle de brise-vue saisonnier.

Attention à l’ombre portée

Le topinambour peut devenir très haut.

University of Minnesota Extension décrit des plantes pouvant dépasser environ 1,8 m.

La RHS décrit plus largement les grands Helianthus vivaces comme capables de former de hautes touffes.

Ne les placez donc pas au sud de cultures basses qui ont besoin de beaucoup de lumière.

Une rangée de topinambours peut faire de l’ombre à :

tomates,

courgettes,

haricots,

salades,

fraisiers.

Dans l’hémisphère nord, une implantation plutôt au nord du potager limite généralement cet effet.

Quel sol lui convient ?

Le topinambour est tolérant.

La RHS recommande un sol :

modérément fertile,

capable de conserver de l’humidité,

mais bien drainé.

Le drainage reste important.

Une terre humide ne signifie pas une terre saturée d’eau pendant des semaines.

Dans une parcelle très sèche et pauvre, la culture peut survivre mais produire de petits tubercules.

Dans un sol fertile et suffisamment frais, la croissance devient beaucoup plus vigoureuse.

Quelle exposition ?

Le plein soleil convient très bien.

La RHS recommande explicitement une situation ensoleillée.

Certaines variétés peuvent tolérer un peu d’ombre.

La RHS note même pour le cultivar ‘Fuseau’ que la floraison est meilleure au soleil, tandis qu’une légère ombre peut parfois limiter la floraison et orienter davantage les ressources vers les tubercules.

Pour un jardin familial, le plein soleil reste néanmoins la solution la plus simple.

Quand planter les topinambours ?

La plantation se fait au printemps.

Les calendriers RHS indiquent explicitement février, mars et avril parmi les périodes de plantation du topinambour.

La Chambre d’agriculture, dans ses essais sur la culture, indique également qu’une plantation plus précoce peut favoriser le rendement.

En France, cela correspond généralement à une logique simple :

fin d’hiver dans les régions douces,

début du printemps dans la majorité du pays,

plus tard dans les secteurs où le sol reste longtemps détrempé ou gelé.

Le sol doit être praticable.

Guide pas à pas pour cultiver le topinambour

Étape 1 : choisir une parcelle permanente

C’est la décision la plus importante.

Considérez dès le départ que la culture peut rester plusieurs années au même endroit.

Étape 2 : préparer le sol

Ameublissez la zone.

Retirez les adventices vivaces difficiles à distinguer ensuite des jeunes repousses.

Un apport raisonnable de compost mûr suffit généralement dans un sol moyen.

Étape 3 : planter les tubercules

Installez des tubercules sains.

La RHS recommande de les mettre en terre au printemps.

Respectez l’espacement recommandé pour votre variété ou votre fournisseur.

Ne plantez pas trop serré : les touffes prennent beaucoup de volume.

Étape 4 : repérer précisément les limites

Installez dès maintenant :

une bordure,

des piquets,

un cadre,

ou une autre délimitation visible.

Cette étape paraît inutile en mars.

Elle devient très utile lorsqu’en été toute la zone est couverte de hautes tiges.

Étape 5 : arroser après plantation

Humidifiez suffisamment pour assurer un bon contact entre les tubercules et la terre.

Étape 6 : surveiller les nouvelles pousses

Les jeunes tiges apparaissent progressivement.

Retirez immédiatement celles qui émergent hors de la zone prévue.

Étape 7 : entretenir pendant l’été

Arrosez surtout pendant les longues périodes sèches.

Désherbez au début de la saison.

Lorsque les plantes sont grandes, elles font beaucoup d’ombre au sol et limitent naturellement une partie des adventices.

Comment empêcher le topinambour d’envahir ?

Il n’existe pas une seule technique magique.

Le contrôle le plus efficace combine plusieurs méthodes.

1. Utiliser une parcelle dédiée

C’est la solution la plus simple.

Une zone de culture permanente limite les perturbations dans les rotations du potager.

Vous acceptez qu’une petite quantité de tubercules reste en terre tout en contrôlant seulement les bordures.

2. Installer une barrière physique

Une bordure profondément enterrée peut limiter la progression latérale.

La profondeur doit être suffisamment importante pour intercepter les tubercules, car la RHS précise qu’ils peuvent s’étendre largement et descendre profondément en sol léger.

Utilisez un matériau solide et durable.

Une petite bordure de pelouse superficielle ne suffira pas.

3. Cultiver dans un grand bac

Pour un petit jardin, le bac est une excellente solution.

Il permet :

de contrôler les tubercules,

de simplifier la récolte,

d’éviter la propagation latérale.

Le contenant doit cependant être grand.

Le topinambour produit une masse végétative importante et ne convient pas à un petit pot de balcon.

4. Récolter méthodiquement

À l’automne ou en hiver, travaillez toute la zone.

Soulevez le sol avec une fourche.

Cherchez les petits tubercules.

Plus vous en laissez, plus vous aurez de repousses.

5. Supprimer les repousses au printemps

Même après une récolte soigneuse, quelques tubercules peuvent rester.

Retirez rapidement les jeunes pousses indésirables.

Leur répétition finit par épuiser les réserves souterraines restantes.

Peut-on mettre une barrière anti-rhizome ?

Oui, à condition de l’installer correctement.

Une barrière rigide enterrée tout autour de la zone peut réduire fortement la migration des tubercules.

Laissez dépasser légèrement la bordure au-dessus du sol afin de visualiser immédiatement les éventuelles pousses extérieures.

Contrôlez tout de même le pourtour chaque printemps.

Une barrière n’exonère pas de surveillance.

La culture en bac est-elle vraiment efficace ?

Oui, surtout lorsque l’objectif principal est le confinement.

Choisissez un contenant :

très volumineux,

profond,

stable,

percé.

Les grandes tiges offrent une prise au vent importante.

Un petit pot risque de basculer.

La réserve d’eau doit également être suffisante pour supporter la végétation estivale.

Pour cette raison, les bacs de grande taille sont préférables aux pots classiques.

Peut-on utiliser un grand sac de culture ?

C’est possible.

Mais un sac souple peut être moins stable qu’un bac lorsque les tiges dépassent largement un mètre.

Préférez un emplacement abrité du vent et prévoyez un support si nécessaire.

Le principal avantage reste la récolte : vider le contenant permet de récupérer beaucoup plus facilement tous les tubercules.

Faut-il arroser beaucoup ?

Le topinambour est relativement robuste.

Mais pour obtenir une production correcte de tubercules, il ne faut pas le laisser subir continuellement un fort stress hydrique.

La RHS recommande un sol retenant l’humidité tout en étant bien drainé.

Arrosez surtout :

après plantation,

pendant l’installation,

lors des longues périodes estivales sèches.

Un paillage peut réduire les pertes d’eau.

Faut-il fertiliser ?

Un sol moyennement fertile suffit souvent.

La RHS décrit la plante comme adaptée à une fertilité modérée.

Évitez donc de transformer la parcelle en zone surchargée d’azote.

Vous pourriez surtout favoriser une végétation extrêmement haute et difficile à gérer.

Un apport de compost mûr en début de culture est généralement plus raisonnable qu’une fertilisation intensive.

Le topinambour a-t-il besoin d’un tuteur ?

Cela dépend du site.

La RHS recommande un support dans les situations exposées au vent.

Les tiges sont hautes.

Sous l’effet :

du vent,

de pluies fortes,

du poids de la végétation,

elles peuvent se coucher.

Vous pouvez :

attacher plusieurs tiges ensemble,

installer un fil horizontal,

placer des piquets sur les côtés de la rangée.

Un endroit naturellement abrité réduit beaucoup ce problème.

Faut-il couper les fleurs ?

Pas obligatoirement.

La plante peut fleurir en fin de saison.

Si votre objectif est uniquement la production de tubercules, la floraison n’est pas indispensable.

La RHS note même pour ‘Fuseau’ que réduire la floraison peut être associé à une meilleure orientation vers la récolte de tubercules.

Mais il n’est pas nécessaire de supprimer obsessionnellement chaque bouton floral dans un jardin familial.

Quand récolter les topinambours ?

La récolte intervient lorsque les parties aériennes ont commencé à dépérir.

La RHS recommande généralement de récolter à partir de la fin de l’automne et pendant l’hiver.

Le froid améliore souvent la saveur et la texture perçue des tubercules.

La plante étant vivace, vous pouvez surtout récolter progressivement.

Comment récolter sans en laisser partout ?

Utilisez une fourche-bêche plutôt qu’une bêche lorsque c’est possible.

Commencez suffisamment loin des tiges.

Soulevez doucement la terre.

Cherchez ensuite les tubercules manuellement.

La forme très irrégulière des topinambours permet à de petits tubercules de rester cachés dans la terre.

Travaillez donc méthodiquement la parcelle.

Peut-on laisser les topinambours en terre ?

Oui.

C’est même l’une des méthodes de conservation les plus simples.

Vous pouvez récolter au fur et à mesure de vos besoins pendant l’hiver.

Le principal avantage est la fraîcheur.

Les tubercules ne se conservent pas toujours aussi facilement hors sol que les pommes de terre.

L’inconvénient est évident :

tout tubercule oublié devient potentiellement un nouveau plant au printemps.

Dans une parcelle dédiée, ce n’est pas très grave.

Dans un petit potager très structuré, cela peut devenir gênant.

Comment contrôler les repousses après récolte ?

Au printemps suivant, inspectez régulièrement la parcelle.

Une jeune tige qui pousse exactement dans la zone dédiée peut être conservée.

Une pousse située dans :

l’allée,

le massif voisin,

la parcelle de carottes,

doit être retirée.

Déterrez si possible le petit tubercule qui l’alimente.

Ne vous contentez pas toujours de couper la tige une seule fois.

Un tubercule encore vigoureux peut produire une nouvelle pousse.

Peut-on éradiquer complètement un ancien massif ?

Oui, mais cela peut demander plusieurs passages.

Procédez ainsi :

  1. déterrez tous les tubercules visibles ;
  2. revenez au printemps ;
  3. arrachez les nouvelles pousses avec leur tubercule ;
  4. répétez pendant la saison si nécessaire.

La RHS classe précisément le topinambour parmi les plantes qui peuvent devenir difficiles à contrôler lorsqu’elles ont été laissées se développer librement.

La persévérance est plus efficace qu’un labour brutal qui risque surtout de disperser les morceaux.

Comment conserver les tubercules après récolte ?

Les topinambours perdent rapidement de l’eau hors du sol.

Pour une petite quantité, placez-les dans le bac à légumes du réfrigérateur afin de ralentir leur dessèchement.

Ne lavez pas nécessairement toute la récolte très longtemps à l’avance.

Une terre légèrement adhérente peut protéger les tubercules pendant quelques jours.

Pour une grosse récolte, il est souvent plus pratique de laisser une partie en terre et d’arracher selon les besoins.

Peut-on congeler les topinambours ?

Oui.

University of Minnesota Extension donne des recommandations de blanchiment avant congélation pour le Jerusalem artichoke : quelques minutes dans l’eau bouillante avant refroidissement et congélation.

La texture après décongélation sera différente de celle d’un tubercule frais.

La congélation convient donc surtout pour :

soupes,

purées,

gratins,

préparations cuites.

Comment cuisiner le topinambour ?

Sa saveur est douce et légèrement noisettée.

La RHS indique qu’il peut être utilisé de manière comparable à la pomme de terre.

Mais sa texture et son goût sont suffisamment différents pour mériter quelques préparations spécifiques.

Topinambours rôtis

Lavez les tubercules.

Pelez-les si vous le souhaitez, mais ce n’est pas toujours nécessaire lorsque la peau est fine et propre.

Coupez-les en morceaux.

Ajoutez :

huile,

poivre,

thym,

romarin.

Faites rôtir jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres et légèrement dorés.

En purée

Associez-les à la pomme de terre.

Cette combinaison donne une texture plus classique tout en conservant la saveur caractéristique du topinambour.

Une purée 100 % topinambour est possible, mais elle possède un goût plus intense.

En soupe

Il fonctionne très bien avec :

poireau,

oignon,

pomme de terre,

céleri.

Mixé, il donne une texture naturellement crémeuse.

En gratin

Découpez de fines rondelles et alternez-les avec des pommes de terre.

Ajoutez une sauce légère, puis cuisez au four.

Poêlé

Les tubercules précuits peuvent être dorés à la poêle avec :

ail,

persil,

herbes aromatiques.

Cette préparation met bien en valeur leur goût légèrement noisetté.

Cru ?

Certains topinambours peuvent être consommés crus en fines lamelles lorsqu’ils sont très frais.

La texture devient croquante.

Commencez cependant par de petites portions.

Pourquoi le topinambour peut-il provoquer des ballonnements ?

Le topinambour contient notamment de l’inuline, un glucide qui n’est pas digéré comme l’amidon classique.

La RHS rappelle que les glucides du topinambour ne sont pas complètement décomposés pendant la digestion et peuvent provoquer des gaz, particulièrement lorsqu’on en mange une grande quantité. Elle conseille de commencer par de petites portions pour tester sa tolérance.

Cela ne signifie pas que le légume est « mauvais pour la digestion » chez tout le monde.

La tolérance individuelle varie beaucoup.

Peut-on réduire cet effet ?

Il n’existe pas de méthode culinaire garantissant la disparition complète du problème.

La meilleure approche est simple :

commencer avec une petite portion,

manger lentement,

éviter une énorme quantité lors de la première consommation.

Certaines personnes tolèrent très bien le topinambour.

D’autres sont beaucoup plus sensibles.

Les erreurs courantes

Le planter au milieu du potager

Deux ans plus tard, les tubercules apparaissent dans plusieurs planches.

Correction : choisir une zone dédiée dès le départ.

Croire qu’une bordure superficielle suffit

Les tubercules peuvent s’étendre dans le sol.

Correction : utiliser une vraie barrière ou un bac.

Mettre plusieurs plants dans un petit contenant

La masse végétative devient énorme.

Correction : choisir un grand volume de substrat.

Sous-estimer la hauteur

Les tiges peuvent dépasser largement la hauteur de nombreuses cultures potagères.

Correction : installer au nord ou en bordure.

Oublier le vent

Les tiges hautes peuvent se coucher.

Correction : choisir un emplacement abrité ou soutenir les plantes.

Retourner le sol brutalement après récolte

Vous risquez de disperser les tubercules.

Correction : soulever méthodiquement avec une fourche.

Penser avoir tout récolté

Quelques petits tubercules suffisent à redémarrer.

Correction : surveiller les repousses au printemps.

Stocker toute la récolte plusieurs mois dans une pièce chaude

Les tubercules se déshydratent.

Correction : récolter progressivement ou conserver au froid.

Manger une énorme portion dès la première fois

Certaines personnes réagissent fortement à l’inuline.

Correction : commencer par une petite quantité.

Calendrier de culture

Février

Plantation possible dans les sols praticables des régions douces. La RHS mentionne explicitement la plantation des tubercules à cette période.

Mars-avril

Pleine période de plantation dans de nombreuses régions.

Avril-mai

Départ des nouvelles tiges.

Désherbage et suppression des pousses situées hors zone.

Juin-juillet

Croissance très rapide.

Arrosage pendant les sécheresses.

Installation éventuelle des supports.

Août-septembre

Les plantes atteignent leur plein développement.

Floraison possible.

Octobre-novembre

Jaunissement progressif des parties aériennes.

Début possible de la récolte.

Décembre-février

Récolte au fur et à mesure des besoins.

Printemps suivant

Surveiller les repousses et éliminer immédiatement celles qui apparaissent hors de la zone prévue.

FAQ sur cultiver le topinambour

Le topinambour est-il vraiment envahissant ?

Il peut le devenir dans un jardin parce que les tubercules oubliés repoussent facilement et s’étendent autour de la plantation. La RHS le classe parmi les plantes comestibles potentiellement gênantes si elles ne sont pas maîtrisées.

Quand planter le topinambour ?

Au printemps, principalement entre la fin de l’hiver et avril selon le climat et l’état du sol.

Où faut-il le planter ?

Dans un emplacement ensoleillé, de préférence périphérique et dédié, avec un sol retenant l’humidité mais bien drainé.

Peut-on le cultiver dans un bac ?

Oui. C’est même l’une des meilleures méthodes pour limiter la propagation des tubercules dans un petit jardin.

Pourquoi repousse-t-il après la récolte ?

Parce que de petits tubercules restent souvent dans le sol et donnent de nouvelles tiges au printemps.

Quand récolter ?

Principalement à partir de la fin de l’automne et pendant l’hiver, lorsque le feuillage a commencé à dépérir.

Peut-on le laisser en terre pendant l’hiver ?

Oui. La récolte progressive est même très pratique, à condition de pouvoir accéder au sol et d’accepter quelques repousses potentielles.

Faut-il peler les topinambours ?

Pas toujours. La RHS indique qu’ils peuvent être épluchés avant ou après cuisson ou, lorsqu’ils ont une peau suffisamment fine, être consommés sans épluchage après nettoyage.

Pourquoi donnent-ils parfois des gaz ?

Ils contiennent des glucides, notamment de l’inuline, qui peuvent fermenter dans le système digestif. La RHS conseille de commencer par de petites quantités.

Conclusion

Cultiver le topinambour est facile.

Le contrôler demande un peu plus de méthode.

C’est précisément cette distinction qu’il faut comprendre avant de planter.

Helianthus tuberosus est une vivace extrêmement vigoureuse. Ses tubercules assurent naturellement sa survie d’une année à l’autre et permettent une multiplication très efficace.

Dans un espace sauvage ou une parcelle dédiée, cette capacité constitue presque un avantage.

Dans un petit potager organisé en rotations, elle peut devenir une contrainte.

La RHS inclut d’ailleurs explicitement le topinambour parmi les plantes comestibles capables de devenir envahissantes au jardin.

La meilleure prévention commence donc avant même la plantation.

Choisissez un emplacement permanent.

Installez-le plutôt :

en périphérie,

au nord du potager,

ou dans un grand bac.

Vous éviterez ainsi que ses hautes tiges ombragent les autres cultures et que ses tubercules apparaissent au milieu d’une planche destinée l’année suivante aux carottes ou aux salades.

La deuxième stratégie est le confinement physique.

Une bordure profondément installée ou un grand contenant limite fortement la progression horizontale.

Cette précaution est particulièrement justifiée en sol léger, car la RHS indique que les tubercules peuvent s’y disperser assez largement et en profondeur.

La troisième stratégie est la récolte méthodique.

À partir de l’automne, soulevez le sol avec une fourche.

Ramassez les gros tubercules.

Puis cherchez les petits.

Un tubercule minuscule oublié aujourd’hui peut devenir une grande tige l’été suivant.

Cela ne signifie pas qu’il faut paniquer si quelques repousses apparaissent.

Au printemps, retirez-les simplement avec leur tubercule.

Une surveillance régulière permet de maintenir très facilement la culture à l’intérieur de sa zone.

Le topinambour demande par ailleurs peu de soins.

La RHS recommande une situation ensoleillée, un sol modérément fertile, capable de retenir de l’humidité mais bien drainé.

Arrosez pendant les sécheresses prolongées.

Soutenez les tiges dans les endroits exposés au vent.

Puis laissez la plante travailler.

La Chambre d’agriculture souligne que la date de plantation influence le potentiel de rendement et que la stratégie de récolte doit être envisagée dès la mise en place.

À l’automne, les tiges déclinent.

Les tubercules deviennent alors la véritable récolte.

Vous pouvez les arracher progressivement pendant l’hiver plutôt que de vider toute la parcelle le même jour.

C’est souvent la méthode la plus pratique, car les tubercules se conservent très bien naturellement lorsqu’ils restent dans le sol.

En cuisine, leur polyvalence est remarquable.

Rôtis, poêlés, en soupe, en purée ou en gratin, ils peuvent remplacer ou accompagner la pomme de terre. La RHS décrit leur saveur comme légèrement noisettée et confirme leur utilisation dans des préparations comparables aux pommes de terre.

Il reste simplement un détail à connaître : l’inuline et d’autres glucides présents dans le tubercule peuvent fermenter et provoquer des gaz chez certaines personnes. Commencer par une petite portion est donc plus raisonnable qu’un énorme gratin lors de la première dégustation.

Le topinambour est ainsi un excellent exemple de plante dont la principale qualité est aussi son principal défaut.

Il pousse avec une facilité exceptionnelle.

À vous simplement de décider où il a le droit de pousser.


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